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Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas)

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Andrew Buckett

Gentil Auror

Humeur : Souriante


MessageSujet: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Lun 1 Aoû - 17:20

Thomas et Andrew
« La relève commence ... »


Journée merdique. Définitivement merdique. Enfin, c'était peut être faux, je ne sais pas, mais depuis mon passage a Poudlard, tout me paraissait ... merdique. Absolument, complètement pourri. Même l'affaire d'Avada Kadavra dans la banlieue de Boston qui m'avait arraché a ma déclaration n'avait pas réussi a me calmer. Je m'étais d'ailleurs tellement emporté que le type qui avait lançé le sort de mort que celui ci avait jeté sa baguette après s'être fait roué de coups. Heureusement qu'il avait tenté de se défendre, sinon j'aurais été bon pour une mise a pied. En plus, ce crétin avait lançé le sortilège interdit sur ... Un rat. Un putain de rat ! Il avait juste voulu tenté l'expérience disait il ! Mais a mon avis, c'était quelque chose de bien plus grave, il m'avait quand même lancé un stupefix alors que je venais de montrer mon insigne ! Pour un mec qui a buté un rat, c'est pas vraiment c'qu'on appelle une réaction standard! Je l'avais ensuite ammené au QG et la semaine était passée. Lentement. Comme pour me rappeler a quel point j'avais loupé ma chance. Je rédigeais des rapports, répondait a des lettres, encore et encore... Les journeaux s'entassaient, je ne quittais plus le bureau, je n'étais pas rentré chez moi depuis une semaine ... Si ma baguette magique m'avait permis de me laver, elle ne me permettait pas de me raser, j'avais donc une barbe plus dense que d'ordinaire ... Le stéréotype du déprimé. Je fit disparaître les cendres qui s'accumulaient dans mon cendrier pour la troisième fois depuis deux jours puis m'allumai une nouvelle cigarette. Je carburai au café et aux repas de la cantine et j'avais déjà rattrapé le retard de deux mois de rapports non rendus. Le chef m'avait d'ailleurs félicité pour cette ... Comment avait il dit déjà ? ... "détermination a travailler". Mouais, c'était surtout que bosser d'arrache pied m'empêchait de penser a Alexiel, ses grands yeux, son visage fin ...

J'allumai la radio pour me changer les idées. Après tout, la musique adoucit les moeurs non ? D'un coup de baguette, je réglai l'antique machine sur une radio rock du siècle dernier, musique que j'adorais. Tout a coup, la mélodie d'un groupe moldu, les Beatles arriva a mes oreilles.

Tout ce dont j'ai besoin c'est d'amour hein ? Mais c'est pas croyable ! Le monde se ligue contre moi !! Je pris ma cigarette et la jetai avec rage dans le cendrier puis coupai la musique. Merde, si même le rock me lâchait ... Je me mit a faire tournoyer ma plume entre mes doigts. J'avais vraiment envie de parler. A quelqu'un de confiance, quelqu'un de bon conseil. Je me voyais mal aller chez un copain pour raconter mes histoires de coeur. Et puis, il valait mieux que je me débrouille tout seul. J'entendis alors un pas dans le couloir. Un pas que j'aurais reconnu entre milles, et pour cause, je l'avais emboité pendant des mois ce pas. Je souris puis me levai doucement de mon siège que je n'avais pas quitté depuis des heures. Je lançai un sortilège d'aération rapide, histoire de ne pas intoxiquer la moitié de l'étage. J'ouvris alors la porte. Oh ! De l'oxygène ! Mon dieu j'avais oublié c'que c'était ! Je dit d'une voix forte une fois que l'homme qui avait guidé ma carrière passa devant ma porte.

Thomas William Croft !

Je souris et pris mon ami et mentor dans mes bras puis en relâchant mon étreinte je lui dis d'une voix joyeuse , et non plus la voix rauque et monotone que j'avais eu toute la semaine.

Ca fait plaisir de te revoir ! Alors, quel bon vent te fait venir au QG ?

Cet homme était comme un second père pour moi, il m'avait appris les ficelles du métier, m'avait protégé, m'avait aidé par tous les moyens possibles ... Le fait qu'il soit devenu professeur de potions a Poudlard m'avait brisé le coeur. On ne pouvait quasiment plus se voir ! Du coup,quand il débarque au QG,comme aujourd'hui, j'avoues que je saute de joie ! J'attendais alors qu'il parle, simplement, qu'il me raconte ce qui se passait a Poudlard, dans sa vie ... Et puis c'était mon tour de parler, et je lui racontais, le boulot, la vie privée ... Je n'avais aucun secret pour lui ! Cependant, mon sourire s'effaçai rapidement. Thomas avait les yeux sombres, tristes même. Je le connaissais cet air, je le portais sur moi depuis une semaine. Une jolie sorcière aurait elle brisé le coeur du professeur ? J'espérais que non, mais en même temps ... J'espérais que ce soit quelque chose de pas trop grave, pitié, pas un meurtre ou je ne sais quoi ! J'avais envie de me changer les idées, bien sur, mais l'air de Thomas me fit tellement de mal que je décidai de ne pas l'embêter avec mes problèmes personnels. Je lui souris alors, attendant une réponse.
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Thomas W. Croft

Professeur de Potion - Directeur Serdaigle
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MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Jeu 1 Sep - 8:07


Journée merdique. Définitivement merdique. J'avais l'impression d'être un fantôme errant qui n'avait plus vraiment d’existence et qui se promenait seul dans les couloirs parce qu'il était juste damné. Sauf que j'étais bien trop fier pour laisser transparaitre aussi facilement cette émotion et je faisais tout ce qui était possible pour ne pas sombrer à chaque pas que je faisais. Les soirs, dans mon lit, je me posai la question sur la réelle nécessité de la vie... travailler, bouffer, se reproduire et mourir. Puis je me disais que penser ainsi était totalement absurde car seul l'être humain se plaignait, au fond. C'était ainsi, voilà tout.
Même les affaires qui m'attendaient au ministère, je ne les contrôlais plus. Bien sur, je faisais semblant que je maitrisais toutes les situation alors qu'en fait, tout m'échappait. Le plus bizarre sans doute était le fait que je m'en fichait bien!

Je rentrai dans mon bureau d'Auror et un collègue me tendis un dossier en disant que c'était important et qu'il fallait que je songe sérieusement à y jeter un œil. Je le remerciai en prenant le doucment qu'il me tendait puis, une fois rentré dans mon bureau, je le balançait en arrière en faisant éparpiller toutes les feuilles qui étaient soigneusement rangée à l'intérieur en murmurant un "basta!" avant de m'installer sur mon siège, les pieds posés sur le bureau, comme à mon habitude. Je joignis mes mains entre elles et je regardais l'horloge au dessus de l'entrée du bureau dont une feuille du dossier étaient encore accrochée juste dessus. Combien de temps allais je encore rester ici jusqu'à ce que mon cerveau se décide de partir? Il n'empêchait que, avoir fui pour cette soirée de week-end l'école, transformée en épave de mauvais souvenirs, m'avait fait un bien fou. Plus d'Alice par ci par là, plus d'élèves pour venir m'emmerder sur un cours qu'ils auraient pas compris, plus de prof pour me sermonner sur la façon de faire mes cours... j'étais peinard. Et tout ce qui pouvait me rendre nerveux ou me fâcher ici même, je les envoyer balader, preuve avec l'important dossier qui m'avait été confié juste avant que je mette un pas dans mon bureau.

Le silence (hormis le brouhaha habituel) était la chose que j'étais venu chercher ici. Je restai donc immobile comme une statue pendant que la grande aiguille tournait.
Puis, après quelques longues minutes, mon cerveau décida enfin de faire mouvoir mes jambes pour sortir. J'ouvris doucement la porte, passait ma tête à travers l’entrebâillement, puis, voyant que la voie était libre, glissais le reste de mon corps toujours à travers l'ouverture, comme si elle ne pouvait pas s'ouvrir davantage. Une fois complètement sortis, je m'appuyais d'un coup sur le porte, ce qui la fit fermer par un grand claquement et longeais le mur de dos comme un agent secret. Je m'arrêtai à la première porte d'ouverte rencontrée, me penchait vers le côté pour voir s'il y avait quelqu'un et n'y voyant personne, je courrus jusqu'à l'autre pan de mur où je reproduisis la même opération...


"Thomas William Croft !"

Je parcourus d'un pas rapide le restant de couloir comme si j'avais rien entendu du tout mais je ne pus me résoudre à cet appel étant donné que Andrew Buckett ne se trouvait pas loin de moi et que j'étais dans son champs de vision. A ce moment là, j'aurais tout donné pour faire apparaitre un carton et m'y fourrer dedans comme si de rien n'était.
Pour mettre à part mon élan de nostalgie sur Metal Gear Solid, Buckett commença la conversation en me disant que cela lui faisait plaisir de me revoir et me demanda quel bon vent m'amenait. Bien entendu, dans ma tête, je corrigeais le "bon" en "mauvais vent" et si j'avais vraiment perdu la tête, je lui aurais répondu après que cela me soit échappé : "Alice Lucy Casablancas" mais j'avais encore trop de contrôle sur moi même pour me trahir.
Je me retournais doucement vers mon collègue et je me mis à sourire comme un idiot :


"Ho... eh bien, tu m'avais tellement manqué..."

Bon eh bien, je n'avais plus trop le choix :

"Alors, les nouvelles? Tout vas bien?"


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Ouyeah!:
 
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Andrew Buckett

Gentil Auror

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MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Mar 8 Nov - 20:52

Ce qu'il y'a de bien avec la déprime, c'est qu'on s'fout un petit peu de tout. Je veux dire, ma coupe m'importait peu, mon odeur aussi, j'avais une barbe laide comme je sais quoi et les collègues me prenaient sûrement pour un malade mental. Mais je m'en fichais. Mon bureau sentait le tabac froid, il y'avait des taches de bouffe un peu partout dans la pièce, c'était limite inquiétant... Moi qui avais toujours été si maniaque, jamais une feuille de travers, la tout était en tas désordonné sur mon bureau mais je savais que j'avais fini tous les rapports, j'attendais juste la date limite pour les envoyer, ça leur ferait les pieds au service administratif ! J'avais pesé, ça faisait a peut prés sept kilos de papiers , tous ces rapports ! Ha ! Ca fait du bien de savoir que d'autres vont galérer a cause de vous. Je vous jure que si jamais je croisais les aurors de surveillance de Poudlard, je leur mettrais une trempe dont ils se souviendraient toute leur vie. J'imaginais déjà quelques tortures amusantes pour qu'ils s'excusent de m'avoir dérangé dans un des moments les plus importants de ma vie amoureuse. Sûrement la déclaration qui m'aurait valu la plus grande claque dans le visage depuis Missy Bucktinson en troisième année quand je lui avais demandé de sortir avec moi pour le bal de Noel... Mais quand même, j'aurais aimé savoir sa réponse. Mais non, maintenant, elle était loin de moi, et j'étais trop embarrassé pour lui envoyer de lettres. Aprés tout, je ne savais pas si elle savait ce que j'avais voulu dire, c'aurait été bien comme truc, je vois d'ici le tableau :

"Salut Lexie alors ta réponse ?
-Ma réponse a quoi ?
-Bah a ma question !
- ... 42 ?
"

Enfin bref, l'air con assuré, pour ça j'étais plutôt doué. A vrai dire, les filles et moi ... C'était rarement concluant, j'avais bien quelques filles avec qui je couchais occasionnellement, mais sinon... Aucune romance en vue !Enfin bref, c'était pas important, si elle voulait me revoir, elle m'enverrait une lettre ! Ou bien je lui en enverrai une ! Ou alors on ne se reverrait plus jamais, je finirais ma vie seul dévoré par les 18 chats que j'aurais adopté ... J'en frissonne rien qu'a imaginer le tableau. Je ne veux surtout pas finir seul !

J'étais extrêmement surpris lorsque Thomas passai devant moi, il ne semblait pas avoir entendu lorsque je l’appelai alors forcément, je lui courrais presque après ! Le serrant dans mes bras, je le sentis un peu froid, tout de même. Reculant et regardant son visage, il me paraissait bien triste. Son sourire me fendit le coeur tellement il était ... faux. Je le connaissais un peu quand même ! Je lui tapotai l'épaule lorsqu'il me demandait les nouvelles, sans répondre. Je l'entraînai dans mon bureau, jetant discrètement un sort désodorisant avant qu'il n'entre, ce qui ne changeait rien au bordel indescriptible qui régnait.

Tiens, assieds toi ... Ou c'est possible.


Il me demanda si les nouvelles étaient bonnes, j'étais pris entre deux feux... Après tout, il était auror et j'étais amoureux d'une mineure, ce qui était illégal. Après tout je l'aurais compris, ce n'est pas lui a qui ça pourrait arriver ! ( Ahahahahahahahha, putain j'me suis marré quand j'ai écrit ça xD ) Mais il était aussi la seule personne a qui nje pouvais parler sans avoir peur, donc j'hésitais ...Je préférais introduire ça assez cartes sur table, mais il me fallait une assurance aussi, le fait de pouvoir lui faire confiance.

Les nouvelles ? A vrai dire, j'ai bien peur qu'elles ne soient pas bonnes ...

Je me penchais vers lui et demandais d'une voix presque effrayée, j'avais l'impression d'être un criminel qui voulait se cacher a l'étranger... Ce que j'étais presque d'ailleurs.

Thomas, ce que je dois te dire, je ne l'ai dit a personne, mais si pour toi c'est trop gros, je comprendrais que tu ne veuilles pas en entendre plus. Cependant, je te demande de ne pas juger, et si tu ne veux pas être impliqué, je changerais complètement de sujet, nous n'en parlerons plus. Est ce que j'ai ta parole de ne pas réveler a quiconque ce que je vais te dire maintenant ?


Donc voila, j'étais lançé, j'espérais vraiment pouvoir me confier a Thomas, si lui ne voulait pas m'écouter, je n'aurais personne vers qui me tourner ... Il était en quelque sorte mon seul espoir d'avoir un conseil a ce point de vue. Je croisais les doigts sous mon bureau, attendant sa réponse aussi tendu qu'un lapereau a un banquet de renard.
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Thomas W. Croft

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MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Ven 11 Nov - 14:50

Spoiler:
 

Il pleuvait. Sans cesse, il pleuvait. Pas forcément à l'extérieur, mais dans ma tête. J'avais l'impression qu'il faisait orage sans arrêt depuis que j'avais quitté Alice. Pourtant, ce n'était pas la fin du monde : la Terre tournait toujours dans le même sens, elle n'avait pas explosée non plus, personne à ma connaissance était mort et mon coeur battait toujours. Pourtant, j'avais l'impression de ressentir ce que pouvait éprouver un mort vivant à longueur de journée puisque c'était ainsi que je me sentais. Un mort vivant. Un mort à l'intérieur qui vivait encore à l'extérieur. C'était à peu près ça. Comme si j'étais malade et qu'aucun médicament au monde ne saurait me guérir. En me séparant d'Alice, je m'étais séparée d'une grande partie de ma vie, qu'elle avait emportée avec elle et ses larmes. Entendre pleurer Alice avait été un supplice. Je n'osais même pas imaginer ce que ça aurait été si je l'avais vue. Elle n'avait fait aucun mal... elle, qui était entrée dans mon bureau comme une fleur, pensant sans doute passer un agréable moment. Je l'avais rendue triste, chose que je n'arrivais pas à me pardonner. Puis je repensais à la raison pour laquelle j'avais fait ça, ce qui me consolai un peu. Après tout, c'était un mal pour un bien et plus elle était loin de moi, mieux ce serait.

J'étais alors venu au Ministère, profitant du week-end où il n'y avait pas cours afin de pouvoir voir où en était les affaires. Finalement, cela n'avait pas été une si bonne idée étant donné que j'avais jeté le gros dossier que l'on m'avait confié dans mon bureau, éparpillant toutes les feuilles un peu partout avant de pouvoir trouver le calme. Seule les aiguilles de la pendule au dessus de la porte osait se manifester. Mais je m'étais senti très bien, comme si j'étais revenu à la maison. D'ailleurs, je n'avais pas remis les pieds dans mon propre chez moi depuis mon départ pour Poudlard afin d'être professeur. J'étais parti seul, en compagnie de Blade qui s'amusait à chasser les vers de terre du parc puisque je n'avais jamais de lettre à lui faire envoyer. Il m'en voulait un peu d'ailleurs car le pauvre, il s'ennuyait à longueur de journée. Peut être allais je lui donner du travail tôt ou tard... on verra.

En sortant du bureau, et après avoir effectué une très mauvaise imitation de ce que pourrait être Mission Impossible, le jeune Andrew Buckett vint m'aborder. Quand j'y pensai, il était l'une des rares personnes qui avait eu le mérite que je retienne le nom. Normal, il m'avait assez marqué... en même temps, c'était sans doute l'Auror dont j'étais le plus proche, avec Maxwell.
Bref, j'eus la surprise de constater qu'en me rejoignant, il me serra dans ses bras. Aaah... pitié, pas ça! Pas le serrage dans les bras! Je n'aimais plus qu'on me serre dans ses bras... je ne voulais plus. Mais par politesse, je ne dis rien. Je n'avais pas le droit de laisser mes états d'âmes prendre le dessus, chose que j'ai appris depuis... bien longtemps.
Je finis par le suivre dans son bureau qui était aussi en désordre que le miens. Il m'invita ensuite à m'asseoir où cela était possible et je cherchais du regard un petit coin. N'y trouvant rien, je suggérais de rester debout.


"Thomas, ce que je dois te dire, je ne l'ai dit a personne, mais si pour toi c'est trop gros, je comprendrais que tu ne veuilles pas en entendre plus. " commença-t-il alors.
Surpris, je haussais un sourcil. Hein, de quoi? Ma mauvaise humeur se reflétait tellement pour qu'il me dise une chose pareille? Ou juste parce qu'il était empathe et que je ne le savais pas (où que j'avais oublié). A vrai dire, je n'avais pas la tête à réfléchir..

"Cependant, je te demande de ne pas juger, et si tu ne veux pas être impliqué, je changerais complètement de sujet, nous n'en parlerons plus. Est ce que j'ai ta parole de ne pas révéler a quiconque ce que je vais te dire maintenant ? "
poursuivit alors Andrew. Oh. Il semblait être... comment dire... inquiet, anxieux. La curiosité et la colère contre moi même l'emporta sur ma mauvaise humeur : je voulais savoir

"Oui... tu l'as... bien sur" répondis-je naturellement. "Qu'est ce qui te met dans un tel état? Je pourrais peut être t'aider... on sait jamais."

La première et dernière fois que j'avais vu Buckett dans un état lamentable, si ma mémoire ne me faisait pas défaut, c'était lorsqu'il avait eu un soucis avec son équipe. Pas étonnant qu'il vienne se confesser à moi. Dans un sens, j'étais plutôt flatté.
Même si, ces temps ci, aider les autres m'agaçait un peu, il en demeurait pas moins que ce n'était pas parce que j'étais triste que je devais en faire pâtir les autres. Même si j'avais été particulièrement pointu et assez sévère avec mes élèves ces derniers temps, je n'avais pas le droit de me montrer aussi désagréable que je ne pourrais l'être.
Je finis par m'asseoir sur un carton de pizza, sortis mes lunettes de mon tailleurs, les posèrent sur mon nez, puis joignit mes mains entre elles.


"Je suis toute ouïe"


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Andrew Buckett

Gentil Auror

Humeur : Souriante


MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Dim 13 Nov - 9:53

Je repensai a la journée ou j'avais voulu me déclarer a Alexiel, il faisait beau, j'étais confiant et stressé a la fois ... J'allais vraiment faire quelque chose de fou, me déclarer a une mineure alors que je suis plus agé qu'elle. Je ne sais pas ce qui m'était arrivé, un espèce de déclic qui avait tout déclenché. Ses lettres me touchaient a chaques fois un peu plus, ancrant les sentiments que j'avais pour elle a mon coeur, si bien qu'il me semblait impossible de l'oublier sans arracher une partie de mon coeur. Elle faisait déjà partie de mon être alors que je n'avais encore jamais goûté a ses lèvres, senti le grain de sa peau sous mes doigts ... Et dieu sait que j'en rêvais ... Mais comme s'il y'avait une ironie cosmique dans ce monde, j'avais été interrompu le seul jour ou j'avais le courage de faire quelque chose de fou . J'avais toujours gardé mes distances avant de m'assurer si ce que j'envisageais été possible. A quoi je pensais moi ? Me précipiter a Poudlard, faire mon séducteur et pouvoir conquérir le coeur de la fille que j'aime ? Réveilles toi Andrew, on est pas dans une de ces comédies romantique ou le type fait fi de tous les obstacles et sort finalement avec la fille qu'il veut ! On est dans la vraie vie, il fallait réfléchir, penser, être intelligent pour être sûr d'avoir ses chances. Sauf que a ses côtés ou rien qu'en pensant a elle, Alexiel me faisait perdre mes moyens, je ne pouvais plus réellement penser, ça me semblait impossible et si difficile. Elle me changeait, ça c'était sûr. J'étais constamment heureux lorsque je lisais ses lettres, on m'avait déjà dit que je souriais comme un idiot pendant mes lectures, ce dont je ne me rendais pas réellement compte. Enfin, j'étais le typique de l'amoureux transi, fou d'elle complètement, ce qui constituait le noeud de mon problème, devais je essayer d'être avec Lexie malgré son âge ?

J'avais besoin d'un avis extérieur, et qui d'autre que Thomas pour ça ? Après tout, il m'avait appris a vivre ma vie d'Auror et je me sentais assez proche de lui pour lui confier mes rares problèmes de coeur, même si celui ci pouvait prendre une ampleur assez importante pour me conduire devant le magemmagot ou même devant un tribunal moldu. Cependant je pensais vraiment pouvoir faire confiance a mon mentor, il m'aiderait a mettre au clair tout ça et c'était bien, car c'était exactement ce dont j'avais besoin, une mise au clair. Cependant je ne sais pas si je serais prêt a renoncer même si lui me le disait, même si Alexiel elle même me demandait de renoncer. Je voulais être avec elle, et je sais qu'un refus consumerait ma vie entière pendant longtemps avant de m'en remettre, si je m'en remettais un jour. Enfin, chassons donc ces idées noires, après tout rien n'était fait, tout était encore a faire !

Lorsque Thomas entra dans mon bureau, il ne semblai pas réellement surpris du bazar qui régnait sur cette antre de la perdition. Je n'arrivais même pas a être gêné, mais lui aurait du l'être, cependant, la flamme d'amusement ou d’agacement que je m'attendais a voir flamboyer dans son regard ne fut même pas une étincelle, ce qui me perturbait assez. Je pris ma baguette et fit apparaître un siège derrière lui, après tout vu ce que j'allais lui raconter, je pense qu'il mériterait bien de s'asseoir, non ? Tiens, la preuve, l'air de profonde surprise qu'il afficha lorsque j'annonçai que ce que j'avais a lui dire était très important, il me semblait en train de combattre deux émotions distinctes. Sur ma lancée, je préférais ne pas relever, sinon je me dégonflerais, il confirma que j'avais sa parole de garder le secret.

J'espère que tu pourras m'aider, je te demande surtout un conseil a vrai dire, ou deux enfin, tu as sûrement compris le principe hein ?

Un petit rire faux, anxieux, on aurait plutôt dit le glapissement d'un chien sur lequel on pointe un fusil de chasse. Pourquoi on pointerait sur un chien un fusil ? Moi même je ne sais pas, c'est a peu près la seule comparaison qui me venait a l'esprit. Bref, je soupirais un grand coup, chassant mon anxieté, enfin , essayant de chasser cette boule qui se formait dans mon estomac . Je levais les yeux vers lui puis dit d'une voix préssée.

Ecoute, ne juge pas s'il te plaît, je ne demande qu'a me confier et a obtenir des conseils d'une figure paternelle, car ça concerne bel et bien ma vie privée, je ne souhaite pas de délicatesse spéciale de ta part, mais je te demanderais de ne pas juger ce que je vais te révéler.

Je jetai un sortilège de verrouillage a mon bureau ainsi que d'insonorisation. Je ne voulais vraiment pas que quel'un entende cette confidence, c'était déjà assez difficile comme ça, si en plus le bureau était au courant, merci mais non.

Je suis amoureux d'une fille de Poudlard. Vraiment amoureux, cette fille comment te dire ... Je sais pas, on s'est beaucoup parlé en lettres, elle m'a avoué qu'elle aimait me parler et j'adore lui parler moi aussi, elle est si intelligente pour son âge, si mature ... Je pense vraiment être amoureux d'elle, bien que je sache que ce n'est en rien rationel. J'ai failli me déclarer a elle la dernière fois que je l'ai vue et on m'a interrompu. Alors j'aimerais savoir, aurais je eu raison d'essayer ?

Je me sentais appaisé, parler me libérait d'un poids, et savoir que j'avais quelqu'un a qui me confier qui tiendrait sa langue me rassurait. Il était vraiment comme un second père pour moi, et ses paroles auraient un poids important dans ma décision, je le savais. J'attendais donc la sentence de Thomas, inquiet tout de même mais pas autant que je l'étais avant de lui dire. Nous étions deux a partager mon secret, comme nous avions été deux a connaître mes sentiments vis a vis de la perte de mon équipe lors de cette fatidique mission. Il était le seul vers le quel je m'étais tourné et je ne le regretterais jamais. Il serait toujours celui vers le quel je me tournerais.
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Thomas W. Croft

Professeur de Potion - Directeur Serdaigle
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MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Jeu 5 Avr - 19:40

"J'espère que tu pourras m'aider, je te demande surtout un conseil a vrai dire, ou deux enfin, tu as sûrement compris le principe hein ? "

Curieux. Voilà comment j'étais lorsqu'il m'annonça cela. Ça devait être plutôt important vu à quel point il insistait et sur le coup, je me demandais en quoi je pourrais lui être utile. Je n'avais jamais été très fort pour les conseils, enfin ça dépendait à quel niveau. Peut être que si ça parlait du boulot, je saurais l'orienter... enfin, je verrais bien.
Dans son bureau là, comme ça, au milieux de plein de choses. Je ne savais pas vraiment où me poser mais peu importe, d'ailleurs, je pouvais très bien rester debout.

"Oui, oui, ne t'en fais pas."
lui dis-je alors pas vraiment rassuré mais essayant de garder le contrôle de moi même tout de même. Andrew Buckett se mit à rire légèrement et je retirai mes lunettes de ma veste pour les poser sur mon nez et haussai un sourcil. Il avait l'air stressé et je déduisais donc que ce qu'il comptait m'apprendre était vraiment important. Je me posai pas mal de question mais en même temps, je n'étais pas forcément impatient. Enfin, je ne voyais vraiment pas ce que quelqu'un comme Buckett avait à me dire à moi. A moins qu'il avait vu.. non, bref, je me faisais vraiment trop de films.


"Écoute, ne juge pas s'il te plaît, je ne demande qu'a me confier et a obtenir des conseils d'une figure paternelle, car ça concerne bel et bien ma vie privée, je ne souhaite pas de délicatesse spéciale de ta part, mais je te demanderais de ne pas juger ce que je vais te révéler."

Cette fois ci, ce fut les deux sourcils que je haussai. Une figure paternelle, carrément? Je ne savais pas comment le prendre mais en même temps, j'étais plutôt flatté qu'il me fasse autant confiance. De toute façon, à moins que son "secret" soit d'une importance capitale pour sauver l'humanité, je ne vois pas à qui je pourrais en parler.

"Euh je.. non, je n'en parlerais pas et je ne te jugerais pas... enfin.. je crois. Mais bref, accouche une bonne fois pour toute façon que là je me pose de plus en plus de questions et je sais pas si je dois m'en inquiéter ou non. Il y a un problème?"

Andrew Buckett verrouilla la porte de son bureau. Je me retournai pour regarder la serrure puis je reposai à nouveau mon regard sur mon collègue. Sur le coup, l'envie énorme de sortir une connerie du genre "écoute, je comprends tes sentiments pour moi mais ça ne pourra pas être possible" m'effleura l'esprit mais l'expression de l'Auror que j'avais en face de moi m'empêcha de parler. Surtout qu'il prit la parole en premier.

"Je suis amoureux d'une fille de Poudlard. Vraiment amoureux, cette fille comment te dire ... Je sais pas, on s'est beaucoup parlé en lettres, elle m'a avoué qu'elle aimait me parler et j'adore lui parler moi aussi, elle est si intelligente pour son âge, si mature ... Je pense vraiment être amoureux d'elle, bien que je sache que ce n'est en rien rationel. J'ai failli me déclarer a elle la dernière fois que je l'ai vue et on m'a interrompu. Alors j'aimerais savoir, aurais je eu raison d'essayer ?"

Un long, très long silence suivit ses paroles. J'ouvris la bouche, stupéfait par ce qu'il venait de m'apprendre mais en même temps, je cherchais quoi pouvoir lui répondre. Il était inévitable que je calque sa situation sur la mienne étant donné que je vivais la même chose, ou presque puisque à son contraire, j'étais déjà en couple.
Je pensais alors à Alice mais mon esprit se re-concentra aussitôt sur ses paroles. Je tentai de m'imaginer ce que je pourrais lui dire si je n'avais pas Alice dans mon cœur. Et honnêtement, je ne trouvais rien, je ne savais pas si je serais fâché ou non par la nouvelle, quel conseil je lui aurais donné, si je lui aurais dit que c'était pas bien, et tout ce genre de chose ou bien si je lui aurais dit que ce n'était pas grave et qu'il avait effectivement eu raison d'essayer parce que l'amour n'a pas d'âge et tout ce bazar. Sauf que j'étais dans sa situation et donc, j'étais plutôt bien placé pour le comprendre. Andrew l'ignorait bien entendu, et il ne fallait pas que je fasse transparaitre le moindre doute à ce sujet.


"Euh.." fut pour l'instant la seule chose que je réussi à dire.
Je me mis une nouvelle fois à réfléchir. L'envie de lui répondre tout simplement "j'en sais rien du tout" était vraiment très tentante mais je ne pouvais pas le laisser planter là, surtout qu'il semblait assez paniqué et que la sensation de vouloir se confier à quelqu'un et que cette personne vous dise qu'elle ne savait pas en vous laissant dans votre merde, je l’avais déjà vécue et c'était vraiment très désagréable. Dans ces moments là, on se sent désarmé, on perd le contrôle de tout et on a absolument besoin d'un guide surtout si ce dernier vous dit les mots que vous voulez entendre.


"Eh bien je pense que.. enfin.. à Poudlard? C'est une élève que j’ai alors?"

Des fois, j’oubliais que j'étais professeur.

"Enfin.. je.. tu es 'amoureux'.." fis-je en reconstituant ce qu'il m'avait dit dans la tête. "Si tu l'aimes vraiment je... je pense que tu as eu raison de te déclarer."

J'étais aussi un peu surpris par ce qu'il se passait parce qu'à vrai dire, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'Andrew Buckett viennent me parler de ses histoires de coeur, surtout à moi.

"Et elle.. enfin, tu dis qu'elle aime bien quand tu lui parles mais.. ça s'arrête là? Et pourquoi tu t'es interrompu? Et.. enfin.. tu crois que ça vaut le coup si jamais elle viendrait à dire oui et que tes sentiments sont partagés? Tu penses.. pouvoir la rendre heureuse?"
J'avais réussi à être plus confiant lors de ces dernières paroles vu que j'appliquai cette question également pour moi.


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Ouyeah!:
 
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O. Axel Deboissy

Medicomage à Ste Mangouste


MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Ven 13 Juil - 10:09

le rp est il toujours d'actualité?


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MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas)

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Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas)

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