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Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas)

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Andrew Buckett

Gentil Auror

Humeur : Souriante


MessageSujet: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Lun 1 Aoû - 17:20

Thomas et Andrew
« La relève commence ... »


Journée merdique. Définitivement merdique. Enfin, c'était peut être faux, je ne sais pas, mais depuis mon passage a Poudlard, tout me paraissait ... merdique. Absolument, complètement pourri. Même l'affaire d'Avada Kadavra dans la banlieue de Boston qui m'avait arraché a ma déclaration n'avait pas réussi a me calmer. Je m'étais d'ailleurs tellement emporté que le type qui avait lançé le sort de mort que celui ci avait jeté sa baguette après s'être fait roué de coups. Heureusement qu'il avait tenté de se défendre, sinon j'aurais été bon pour une mise a pied. En plus, ce crétin avait lançé le sortilège interdit sur ... Un rat. Un putain de rat ! Il avait juste voulu tenté l'expérience disait il ! Mais a mon avis, c'était quelque chose de bien plus grave, il m'avait quand même lancé un stupefix alors que je venais de montrer mon insigne ! Pour un mec qui a buté un rat, c'est pas vraiment c'qu'on appelle une réaction standard! Je l'avais ensuite ammené au QG et la semaine était passée. Lentement. Comme pour me rappeler a quel point j'avais loupé ma chance. Je rédigeais des rapports, répondait a des lettres, encore et encore... Les journeaux s'entassaient, je ne quittais plus le bureau, je n'étais pas rentré chez moi depuis une semaine ... Si ma baguette magique m'avait permis de me laver, elle ne me permettait pas de me raser, j'avais donc une barbe plus dense que d'ordinaire ... Le stéréotype du déprimé. Je fit disparaître les cendres qui s'accumulaient dans mon cendrier pour la troisième fois depuis deux jours puis m'allumai une nouvelle cigarette. Je carburai au café et aux repas de la cantine et j'avais déjà rattrapé le retard de deux mois de rapports non rendus. Le chef m'avait d'ailleurs félicité pour cette ... Comment avait il dit déjà ? ... "détermination a travailler". Mouais, c'était surtout que bosser d'arrache pied m'empêchait de penser a Alexiel, ses grands yeux, son visage fin ...

J'allumai la radio pour me changer les idées. Après tout, la musique adoucit les moeurs non ? D'un coup de baguette, je réglai l'antique machine sur une radio rock du siècle dernier, musique que j'adorais. Tout a coup, la mélodie d'un groupe moldu, les Beatles arriva a mes oreilles.

Tout ce dont j'ai besoin c'est d'amour hein ? Mais c'est pas croyable ! Le monde se ligue contre moi !! Je pris ma cigarette et la jetai avec rage dans le cendrier puis coupai la musique. Merde, si même le rock me lâchait ... Je me mit a faire tournoyer ma plume entre mes doigts. J'avais vraiment envie de parler. A quelqu'un de confiance, quelqu'un de bon conseil. Je me voyais mal aller chez un copain pour raconter mes histoires de coeur. Et puis, il valait mieux que je me débrouille tout seul. J'entendis alors un pas dans le couloir. Un pas que j'aurais reconnu entre milles, et pour cause, je l'avais emboité pendant des mois ce pas. Je souris puis me levai doucement de mon siège que je n'avais pas quitté depuis des heures. Je lançai un sortilège d'aération rapide, histoire de ne pas intoxiquer la moitié de l'étage. J'ouvris alors la porte. Oh ! De l'oxygène ! Mon dieu j'avais oublié c'que c'était ! Je dit d'une voix forte une fois que l'homme qui avait guidé ma carrière passa devant ma porte.

Thomas William Croft !

Je souris et pris mon ami et mentor dans mes bras puis en relâchant mon étreinte je lui dis d'une voix joyeuse , et non plus la voix rauque et monotone que j'avais eu toute la semaine.

Ca fait plaisir de te revoir ! Alors, quel bon vent te fait venir au QG ?

Cet homme était comme un second père pour moi, il m'avait appris les ficelles du métier, m'avait protégé, m'avait aidé par tous les moyens possibles ... Le fait qu'il soit devenu professeur de potions a Poudlard m'avait brisé le coeur. On ne pouvait quasiment plus se voir ! Du coup,quand il débarque au QG,comme aujourd'hui, j'avoues que je saute de joie ! J'attendais alors qu'il parle, simplement, qu'il me raconte ce qui se passait a Poudlard, dans sa vie ... Et puis c'était mon tour de parler, et je lui racontais, le boulot, la vie privée ... Je n'avais aucun secret pour lui ! Cependant, mon sourire s'effaçai rapidement. Thomas avait les yeux sombres, tristes même. Je le connaissais cet air, je le portais sur moi depuis une semaine. Une jolie sorcière aurait elle brisé le coeur du professeur ? J'espérais que non, mais en même temps ... J'espérais que ce soit quelque chose de pas trop grave, pitié, pas un meurtre ou je ne sais quoi ! J'avais envie de me changer les idées, bien sur, mais l'air de Thomas me fit tellement de mal que je décidai de ne pas l'embêter avec mes problèmes personnels. Je lui souris alors, attendant une réponse.
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Thomas W. Croft

Professeur de Potion - Directeur Serdaigle
Veni Vidi Vici

Humeur : Alicieuse ♥


MessageSujet: Re: Mentor et élèves, confidences et recrutement (Thomas) Jeu 1 Sep - 8:07


Journée merdique. Définitivement merdique. J'avais l'impression d'être un fantôme errant qui n'avait plus vraiment d’existence et qui se promenait seul dans les couloirs parce qu'il était juste damné. Sauf que j'étais bien trop fier pour laisser transparaitre aussi facilement cette émotion et je faisais tout ce qui était possible pour ne pas sombrer à chaque pas que je faisais. Les soirs, dans mon lit, je me posai la question sur la réelle nécessité de la vie... travailler, bouffer, se reproduire et mourir. Puis je me disais que penser ainsi était totalement absurde car seul l'être humain se plaignait, au fond. C'était ainsi, voilà tout.
Même les affaires qui m'attendaient au ministère, je ne les contrôlais plus. Bien sur, je faisais semblant que je maitrisais toutes les situation alors qu'en fait, tout m'échappait. Le plus bizarre sans doute était le fait que je m'en fichait bien!

Je rentrai dans mon bureau d'Auror et un collègue me tendis un dossier en disant que c'était important et qu'il fallait que je songe sérieusement à y jeter un œil. Je le remerciai en prenant le doucment qu'il me tendait puis, une fois rentré dans mon bureau, je le balançait en arrière en faisant éparpiller toutes les feuilles qui étaient soigneusement rangée à l'intérieur en murmurant un "basta!" avant de m'installer sur mon siège, les pieds posés sur le bureau, comme à mon habitude. Je joignis mes mains entre elles et je regardais l'horloge au dessus de l'entrée du bureau dont une feuille du dossier étaient encore accrochée juste dessus. Combien de temps allais je encore rester ici jusqu'à ce que mon cerveau se décide de partir? Il n'empêchait que, avoir fui pour cette soirée de week-end l'école, transformée en épave de mauvais souvenirs, m'avait fait un bien fou. Plus d'Alice par ci par là, plus d'élèves pour venir m'emmerder sur un cours qu'ils auraient pas compris, plus de prof pour me sermonner sur la façon de faire mes cours... j'étais peinard. Et tout ce qui pouvait me rendre nerveux ou me fâcher ici même, je les envoyer balader, preuve avec l'important dossier qui m'avait été confié juste avant que je mette un pas dans mon bureau.

Le silence (hormis le brouhaha habituel) était la chose que j'étais venu chercher ici. Je restai donc immobile comme une statue pendant que la grande aiguille tournait.
Puis, après quelques longues minutes, mon cerveau décida enfin de faire mouvoir mes jambes pour sortir. J'ouvris doucement la porte, passait ma tête à travers l’entrebâillement, puis, voyant que la voie était libre, glissais le reste de mon corps toujours à travers l'ouverture, comme si elle ne pouvait pas s'ouvrir davantage. Une fois complètement sortis, je m'appuyais d'un coup sur le porte, ce qui la fit fermer par un grand claquement et longeais le mur de dos comme un agent secret. Je m'arrêtai à la première porte d'ouverte rencontrée, me penchait vers le côté pour voir s'il y avait quelqu'un et n'y voyant personne, je courrus jusqu'à l'autre pan de mur où je reproduisis la même opération...


"Thomas William Croft !"

Je parcourus d'un pas rapide le restant de couloir comme si j'avais rien entendu du tout mais je ne pus me résoudre à cet appel étant donné que Andrew Buckett ne se trouvait pas loin de moi et que j'étais dans son champs de vision. A ce moment là, j'aurais tout donné pour faire apparaitre un carton et m'y fourrer dedans comme si de rien n'était.
Pour mettre à part mon élan de nostalgie sur Metal Gear Solid, Buckett commença la conversation en me disant que cela lui faisait plaisir de me revoir et me demanda quel bon vent m'amenait. Bien entendu, dans ma tête, je corrigeais le "bon" en "mauvais vent" et si j'avais vraiment perdu la tête, je lui aurais répondu après que cela me soit échappé : "Alice Lucy Casablancas" mais j'avais encore trop de contrôle sur moi même pour me trahir.
Je me retournais doucement vers mon collègue et je me mis à sourire comme un idiot :


"Ho... eh bien, tu m'avais tellement manqué..."

Bon eh bien, je n'avais plus trop le choix :

"Alors, les nouvelles? Tout vas bien?"


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