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I need ooh la la

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Julian S. McLewish

Elève de 6ème année - Gryffondor


MessageSujet: I need ooh la la Sam 10 Mar - 23:31

    Je mis la main sur ma bouche pour étouffer un cri de douleur. Shhhhhhhhhhhht! Pas de bruit, sinon je serai griller en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mais pu...naise! Ca faisait mal de dévaler la moitié des escaliers en chutant! Pourquoi ils s'étaient mis à bouger quand j'étais en plein équilibre instable aussi, hein? Pourquoi? Forcement que je suis tombé après! De toute façon, moi et ces escaliers, c'était la guerre depuis ma première année, il m'était toujours arrivé des choses dessus, ça a de quoi rendre parano. Enfin! Au moins, cette fois, je n'avais même pas de quoi avoir des bleus, mais il n'empêche que si j'avais crié, j'aurais été repéré. Enfin, le pire avait été évité, je pouvais continuer ma progression vers le cinquième étage, la salle de bains des préfets. Comment ça je n'étais pas préfet? Ouuuuuh, quel délinquant je suis! Mais attendez, une ex préfète, ça sert à quoi concrètement, à part pour ça? Non, quand même, j'aimais bien Sav, mais j'aimais également quand elle me donnait les mots de passe pour leurs salles de bain privé. Quoi? C'était bien de transgresser le règlement parfois. Ce n'était pas non plus comme si j'étais connu pour ma conduite exemplaire à Poudlard. Oh, vraiment, des broutilles, mais j'aimais bien parfois me la jouer un peu rebelle. Pour rigoler, l’adrénaline...oublier une jolie poufssoufle blonde dont le prénom commence par A... hem...
    La porte de la salle de bain me tira de mes pensées. Je n'allais pas m'en plaindre. Je haïssais penser à elle, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. En fait, rien avait changé depuis la discussion, tout était juste différent. J'étais toujours aussi obsédé par elle, à part que le bonheur que j'éprouvais quand je la voyais, l'entendais, lui parlais à l'époque s'était juste transformé en malaise. Une sensation amer dans la bouche, je dépliais les doigts de ma main pour apercevoir ma blessure qui avait commencé à cicatriser depuis le temps. Je revoyais toute la scène. Alice, toujours désolée pour quelque chose qu'elle n'avait pas demandé, moi pris d'une telle rage que j'avais explosé mes phalanges contre le mur... Ma main retomba faiblement, je fermai les yeux. Julian, tu vas pas te déprimer pour une fille bon sang! Reprend-toi un peu, secoue-toi, c'est pas sérieux! Le sourire me revint. Voilà, ça c'était la bonne attitude. Je regardais dans les couloirs pour vérifier que j'étais seul et dis le mot de passe.
    Franchement, pourquoi les préfets avaient leur salle de bain privé hein? C'était injuste pour nous, les manants, où voulaient un endroit pareil pour prendre un bain nous aussi! L'endroit était vraiment magnifique. Toutes ses décorations, le plafond, les murs, le sol...une personne?! J'ouvris grand les yeux. Mince, si un préfet était là, je ferai mieux de partir avant de me prendre une heure de colle. Mais ce n'était pas possible un préfet ne... quand même pas...

    ▬ « Charlie? »
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Charlie E. Goldenheimer

Elève de 7ème année - Serdaigle

Humeur : Toute excitée


MessageSujet: Re: I need ooh la la Sam 17 Mar - 15:41

    J’attendais dans cette salle depuis quoi… Une bonne vingtaine de minutes ? Je n’avais pas eu la bonne idée d’emporter une montre avec moi pour me faire une idée du temps qui passait. Mais en réfléchissant, ça aurait été bête d’emporter une montre si j’allais m’en débarrasser tout de suite après avec le reste de mes fringues.
    Enfin, quand je disais salle… Salle de bain était plus correcte. J’avais toujours trouvé ça assez injuste que les préfets aient une salle de bain pour eux tous seuls alors que nous pauvres mortels devions nous contenter des douches standards des dortoirs. Surtout qu’une demoiselle avait pris toute la place dans celle que j’occupais avec toutes ses bouteilles de shampoing ! Avant-Shampoing, après shampoing, shampoing pour le jeudi, shampoing démêlant « après-cours-de-Soins-au-créatures-magiques »… Toute une ribambelle de bouteilles de toutes les couleurs qui s’alignaient joyeusement sur le rebord des douches. Et qui plus est, la demoiselle n’était pas spécialement partageuse. Alors non seulement ça prenait de la place, mais ça prenait de la place inutilement pour les autres. Mais qu’est-ce que je raconte, ce n’était même pas pour ça que j’étais ici de toute façon !

    Si j’étais ici, assise au bord de ce qui s’apparentait à une véritable piscine municipale, ce n’était pas pour un bain. Ni pour m’entrainer à la natation synchronisée, bien que j’aurais pu vu la grandeur de la pièce ! (Mais je n’avais jamais été pourvue d’une quelconque grâce de toute façon). Si j’étais là, c’était parce que j’avais rendez-vous. Enfin, dis comme ça, ça faisait très chandelles, pétales de roses et coupe de champagne mais… En réalité, c’était bien plus primaire que ça. Et puis les rendez-vous comme ça… A par admirer les bubulles remonter le long de ma coupe, je n’aurais pas vraiment su quoi y faire. Plus tôt ce matin, un hibou tout chiffonné était venue s’écraser en catastrophe contre la fenêtre de mon dortoir. Malheureusement pour lui, le gros « PLOC ! » contre ma vitre n’avait pas été suffisant pour me réveiller et ce n’est qu’après dix bonnes minutes à subsister dans le froid que la pauvre bête fut été autorisée à entrer. Elle et… des cartes de vœux ! J’avais totalement oublié que c’était mon anniversaire, même si je passais les mois le précédant à m’enthousiasmer. J’étais comme les écureuils qui passent le plus clair de l’automne à faire des réserves pour l’hiver mais qui oublient où ils ont caché toutes leurs noix dès la première giboulée. Bref, entre quelques cartes provenant de mon père, de quelques tantes au nom approximatif et autres membres de la famille que je ne voyais jamais, j’avais reçu ça :

    « En ce merveilleux jour de Janvier,
    Chuck, très chère, je te supplie d’accepter,
    Pour célébrer ton anniversaire,
    Une bonne partie de jambe en l’air.
    J’ai la rime pauvre et peu développée,
    Et tous mes vers ne font même pas dix pieds,
    Mais, franchement, tu sais très bien que chez moi,
    Ce sont les seules choses qui ne le sont pas.
    Afin de fêter cela en beauté,
    Ce soir, laisse-moi donc t’inviter,
    Dans cet antre sacré
    Qu’est la salle de bain des préfets.

    Bien entendu, j’avais éclaté de rire. C’était… une attention très… touchante ! Enfin j’imagine. En dessous du mini poème, un truc écrit à la va vite disait « Ah, et le mot de passe c’est Menthe Poivrée ». Merci de l’information, je me serais vraiment retrouvée comme une idiote devant la porte de la salle de bain des préfets si je n’avais pas eu le mot de passe. Je n’avais pas vraiment de gros doutes sur l’identité du poète qui m’avait envoyé un truc pareil. Un type de mon année, un préfet de Serdaigle avec qui ce genre de petites invitations étaient devenu plus une blague qu’autre chose.

    Alors voilà. C’était toute l’histoire. Et depuis les vingt minutes que j’attendais patiemment son arrivé, mon cadeau d’anniversaire n’était toujours pas. Ça aurait pu sembler triste comme ça, la pauvre petite abandonnée de tous pour son anniversaire, occupée à attendre les pieds dans l’eau que quelqu’un daigne venir lui tenir compagnie. Mais ça ne l’était pas. Etre triste ? Le jour de mon anniversaire, qui plus est ? Ça, jamais ! Non, j’étais plutôt bien, les pieds barbotant dans les bulles multicolores du bassin. Avec des petits « bop » qui résonnaient dans toute la salle dès qu’une seule éclatait. Ma cape de chaperon rouge trainait un peu dans l’eau par contre, peut-être qu’elle allait déteindre… Mmmh ? Pardon ? Chaperon Rouge oui, vous ne connaissez pas vos classiques ? C’était MON anniversaire ! Et je me déguisais toujours pour mon anniversaire, tradition oblige. Et il fallait croire que cette année, je m’offrais mon petit bal costumé privé. Mais pour m’allier aux circonstances, ma robe était un peu trop courte et mon décolleté un peu trop plongeant pour faire innocente allant apporter un petit pot de beurre à sa grand-mère. (Et puis c’était stupide, si le Chaperon Rouge aurait apporté une pizza au jambon, elle aurait pu éviter de finir dans le ventre du loup en la lui donnant !)

    Attrapant mon MP3 dans l’une des poches de ma robe, je vissais les écouteurs à mes oreilles pour mettre soudain plus d’ambiance. Et puis après tout, j’étais toute seule, pourquoi ne pas pousser la chansonnette ?

    Please, Please by McFly

    Je bougeai soudain de position pour me relever et sautiller dans toute la salle. Au passage, alors que je passai près d’une baignoire assez large pour être qualifiée de jacuzzi, j’ouvrais les robinets au maximum et sautais sur les larges rebords. J’avais toujours aimé faire ça chez moi, chanter à plein poumons des chansons dont je ne connaissais que la moitié des paroles dans la salle de bain. Mais généralement, les voisins n’aimaient pas tellement ça… Tendant les bras de chaque côté de mon corps pour garder mon équilibre, je me mis à marcher le long du bord de la baignoire en dansant à moitié, sautant d’un rebord à l’autre. En cinq minutes, j’étais passée de la Serdaigle seule à son anniversaire à une rockstar enflammant le Carnegie Hall.

    -I want to put my hands on your skiiiiin
    Underneath the clothes that you're iiiiiin


    Je fis un tour sur moi-même, complètement hors du fait que j’étais dans un château perdu au fin fond de l’Ecosse ou dieu sait ou, qu’il y avait sans doute des gens qui dormaient à cette heure et totalement ignorante que j’avais un public. …UN PUBLIC ?!

    -So kick off your shoes, let the fun beg…

    Je fus tellement surprise sur le coup que je tombais la tête la première dans la baignoire, répendant de l’eau parfois autour, trouvant toute fois le moyen de sauver le MP3 du raz-de-marée. Et de toute façon, chanter « Le lundi au soleil » les deux pieds dans l’eau et mourir électrocutée n’avait jamais été mon truc. Après quelques secondes à me débattre pour remontrer à la surface, ma cape de petit Chaperon rouge s’était rebellée contre moi, je réussi enfin à prendre une énorme bouffée d’air. Bonne nouvelle tout le monde ! J’étais encore en vie ! Heureuse de la nouvelle, je posais mes pieds sur le rebord opposé à moi, à l’air libre et les bras sur le rebord face à mon spectateur. J’eus un petit sourire en le reconnaissant.

    -Oh, Julian, belle soirée n’est-ce pas ?

    Clamai-je comme si la situation était la plus normale du monde. J’enlevais les quelques cheveux qu’il me restait au-devant de la figure après mon plongeon olympique. L’eau était plus chaude que ce que je m’étais imaginée. C’était… agréable ! Si agréable que je décidai de ne plus en sortir. Je posai la tête contre la faillance et fermai les yeux quelques instants, respirant les vapeurs autour de moi. J’aurais dû commencer par là au lieu d’attendre 20 longues minutes comme une idiote. Julian n’était certes pas celui que j’attendais, mais le voir là ne me dérangeait pas.

    -Laisse-moi deviner, tu voulais prendre un bain de minuit mais tu t’es brouillé avec le calamar géant ? Pas vraiment commode cette bestiole… Trop de tentacules…

    Aucune drogue n’a été utilisée lors de cette soirée, true story.
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Julian S. McLewish

Elève de 6ème année - Gryffondor


MessageSujet: Re: I need ooh la la Mer 16 Mai - 21:29

    ▬ « I want to put my hands on your skiiiiin
    Underneath the clothes that you're iiiiiin
    »

    Pas de doute, cette voix, c'était bien Charlie. puis qui d'autres chanterais à tue-tête dans la salle des préfets? Ah, elle avait la classe Charlie, c'était une des choses qui m'attiraient chez elle. Sexy, intelligente et folle, sacrée Charlie. Parfois, il m'arrivait de me dire que s'il n'y avait pas eu Alice, je serais sans doute tomber amoureux d'elle, mais de toute façon, je m'interdisais tous sentiment qui aurait pu ruiner ma relation avec Chuck. Elle avait été clair, les couples, c'était pas son truc, et ressentir quelque chose pour elle aurait signé la fin de notre amitié avec avantage, et ça, ça serait triste. C'est qu'elle savait s'y faire. Sav, Alice, que des histoires de sentiments qui se sont mal passé, et qui avait été toujours là après? Charlie. Non, vraiment, pour rien au monde, je n'aurais voulu abandonner ça.

    ▬ « So kick off your shoes, let the fun beg… »

    SPLASH! Une charlie à la mer! Je ne pus m'empêcher de rire en la voyant tomber à l'eau, mais les éclaboussures qui je me reçu juste après me refroidir aussitôt. AAAAAH! C'était froiiiiid! Je regardais de nouveau la Serdaigle dont seule une main triomphante dépassait de l'eau, brandissant l'iPod. Une léger rire m'échappa, pendant que je m'approchais d'elle et m'asseyait proche du bassin, tendant la main pour récupérer l'appareil. La tête de Charlie émergea de l'eau, reprenant une grande bouffée d'air.

    ▬ « Eeeelle eeeeest viiivaaaante! »

    Je fis signe à Charlie de me tendre l'iPod histoire de le garder en vie un peu plus longtemps et alla le déposer plus loin. Quand je retournais auprès de la fille, elle flottait tranquillement dans l'eau. Je m'assis tranquillement en tailleur sur le rebord, près d'elle, avant de remarquer sa tenue. ....Woooow... Not bad... Je me demandais bien qui avait mérité la visite du petit chaperon rouge aussi courtement vêtu. je me surpris à avoir un pincement au cours en ayant une certitude : ce n'était pas moi. Je savais bien que ce n'était pas moi l'heureux élu. Bien sur, je savais bien que Charlie ne couchait pas avec que moi, mais ça ne m'empêchait pas de ressentir une pointe de jalousie...Juste une toute petite pointe.

    ▬ « Oh, Julian, belle soirée n’est-ce pas ?
    Une soirée avec un chaperon rouge trempée est toujours une bonne soirée ma belle. »

    Je lui fis un grand sourire. Charlie posa sa tête contre la faillance et ferma les yeux quelques secondes. Ses habits trempée lui collait à la peau, mon regard glissa plusieurs fois de son visage à son corps, avant de vite me reprendre. OH CA VA HEIN? Je suis une homme, je suis faible par nature pour ce genre de choses...puis j'ai des besoins hein! En tout cas, son déguisement faisait son effet, sur moi du moins, une chose était sure. Je me forçais à ne regarder que ses yeux et ignorer le reste.

    ▬ « Laisse-moi deviner, tu voulais prendre un bain de minuit mais tu t’es brouillé avec le calamar géant ? Pas vraiment commode cette bestiole… Trop de tentacules… »

    Je sentis mon sourire s'agrandir.

    ▬ « Ah oui, c'est un joyeux compagnon à part mais, mais ses tentacules... Non, vraiment, j'ai du mal. puis ça m’énerve de toujours perdre à "celui qui arrivera en premier à couler l'autre" avec lui, je suis sur qu'il triche! »

    Je plongeais ma main dans l'eau et sentit avec plaisir la chaleur se répandre dans mon bras. Douceur agréaaaable. J'avais brusquement envie de m'enlever tous mes vêtements et de piquer un plongeon. Enfin, si Charlie attendait de la visite, j'allais peut-être éviter.

    ▬ « Et toi, tu t'es trompé de porte en allant apporter un petit pot de beurre à ta mère-grand? Quoique... C'est quand même léger comme tenue pour rendre visite à son aïeul.

    En même temps, j'allais pas me plaindre de la vue que ça m'offrait.
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Charlie E. Goldenheimer

Elève de 7ème année - Serdaigle

Humeur : Toute excitée


MessageSujet: Re: I need ooh la la Sam 9 Juin - 11:27

    Un « rendez-vous ». C’était en gros ce qui m’arrivait, non ? Enfin, quelqu’un m’avait fixé une heure et un lieu de rencontre, c’était plus ou moins la définition la plus appropriée d’un « rendez-vous » que je pouvais trouver. Mais la connotation qui allait avec me dérangeait un peu. Beaucoup trop de romantisme, de chandelles, de pétales de roses et de nuits étoilés se cachaient derrière à mon goût. Mais pourquoi je m’en faisais ? Ce n’était pas comme si il y allait avoir l’unes ou l’autres de ces choses. Maintenant qu’on m’avait fait miroiter la possibilité d’une bonne partie de jambes en l’air, la simple idée de m’y mettre me faisait sautiller partout ! Pas que ça arrivait aussi peu souvent, mais j’avais toujours adoré ce genre de moment. Et faire ça avec un « ami », à mon sens, avait toujours été plus drôle que le faire en compagnie de quelqu’un à qui on tient romantiquement. On pouvait rire, se faire des remarques désobligeantes, oser faire des trucs un peu space ! Comme la fois où j’avais réussi à convaincre mon partenaire du moment de jouer à qui crierait le plus fort. Oh, ou la fois où je tenais le rôle de la Ministre de la Magie et que mon assistant devait m’obéir au doigt et à l’œil ! Bien ça, très très bien, je devrais renvoyer un hibou au type en question un de ces jours !

    J’étais donc là à attendre. J’avais plus ou moins perdue la notion du temps à force de glander là. Combien de temps allais-je encore devoir attendre ? Pas qu’être toute seule me déplaisait, non, mais une promesse m’avait été faite et je voulais mais alors absolument qu’on la respecte ! D’autant que je m’étais habillée pour l’occasion ! La jolie petite robe de Petit Chaperon Rouge volait dans l’air alors que je me déplaçai dans la salle de bain immense. C’était fou comme les architectes qui avaient conçu Poudlard avait vu… ridiculeusement grand ! Ça me changeait certes de mon 5 pièces que je partageais avec mon père dans le monde « réel » mais… Pourquoi avaient-ils ressenti ce besoin de construire des pièces pouvant abriter une famille entière d’ogre des cavernes ? Mystère, sans doute avait-ce été la mode de l’époque. Pour tromper l’ennui, je m’étais donc mise à chanter. Les murs de pierre autour de moi me renvoyaient l’écho de ma chanson. Pas certaine si c’était une bonne chose, ça. Mais tant pis, j’étais toute seule après tout, je pouvais faire tout ce que je voulais. Après quelques acrobaties sur la baignoire, remplie au préalable pour plus de sureté… Je me rendis compte que je n’étais pas aussi seule que je l’aurais voulu ! Et sous le coup de la surprise, je tombais la tête la première dans l’eau ! Un manchot empereur n’aurait pas fait mieux ! Mais malgré un tel plongeon, je réussissais tout de même à sauver mon MP3 de la noyade. Quand j’y pensais, j’aurais détesté être électrocutée à cause d’une si petite chose. La façon dont j’avais envisagé ma mort était de toute façon beaucoup plus classe et incluait une tonne de mille-feuilles. Mon MP3 m’échappa des doigts et je compris que mon public avait fini par le prendre. AU VOLEUR ! Les enfants et les appareils électroniques d’abord ! Revenue à l’air libre, j’en profitais pour prendre la grande dose d’air frais qui m’avait manqué lors de ma courte exécution dans les profondeurs. Et par la même occasion, je reconnu Julian, debout tout prêt de moi. Qu’est-ce qu’il fichait là ? Il n’était ni préfet ni quoique ce soit dans mes souvenirs. Oh, mais attendez… Moi non plus !


    -Une soirée avec un chaperon rouge trempée est toujours une bonne soirée ma belle.


    Me répondit-il alors que je lui faisais remarquer à quel point la soirée était belle. J’éclatais de rire et plongeais la tête sous l’eau, créant des bulles à la surface. La tonne de cheveux qui étaient restés coincés devant mes yeux partirent instantanément de là, laissant ma vue plus claire qu’auparavant. Assis en tailleur sur le rebord de la baignoire, Julian me regardait toujours. Je l’aimais bien lui. Pas seulement parce que je couchais avec lui de temps à autre, non. Enfin si, il y avait de ça. Mais en plus de ça, il était drôle et gentil et… et plein d’autres choses. La plupart de mes partenaires étaient mes partenaires parce qu’ils le voulaient bien et parce qu’ils étaient pour la plupart bons à ce qu’ils faisaient. Mais ça s’arrêtait là. Avec Julian il y avait un je ne sais quoi de plus… proche. Disons que je l’appréciais autant en tant qu’ami qu’en tant que compagnon de coucherie. J’imaginais qu’il était venu là pour piquer un plongeon ou autre, le lac étant bien trop glacé pour ça a cette période de l’année. Il plongea sa main dans l’eau et je m’étirais un peu. Une chute dans l’eau froisse les muscles, on ne le dira jamais assez.

    -Et toi, tu t'es trompé de porte en allant apporter un petit pot de beurre à ta mère-grand? Quoique... C'est quand même léger comme tenue pour rendre visite à son aïeul.

    Je m’arrêtai dans mes mouvements avec un grand sourire. Tiens, j’aurais dû acheter un pot de miel… Ça aurait non seulement complété ma tenue, mais le must du must, c’est qu’on pouvait faire un million de trucs avec du miel ! Doucement, je nageais presque à lui pour arriver à sa hauteur, les épaules toujours plongées dans l’eau chaude. Maintenant que j’étais immergée, l’air glacial me donnait des frissons, hors de question d’affronter l’extérieur !

    -J’avais rendez-vous avec le Grand Méchant Loup mais apparemment il s’est paumé en chemin. Les Trois Petits Cochons ont dû lui donner du fil à retordre. Mais bon, si ça peut te rassurer, il est aussi bon coup que moi bonne chanteuse, j’estime pas perdre grand-chose !

    Avez-vous déjà eu une idée lumineuse ? Non, je parle d’une VRAIE idée lumineuse, avec la petite ampoule qui s’allume et tout le bordel. Celle qui vous fait crier « EUREKA ! ». Si mon Grand Méchant Loup ne comptait pas venir… J’en avais un nouveau sous la main. Un loup valait bien un autre ! Quoique pour le coup, j’avais gagné au change ! Quoique Julian faisait là, qu’il attende quelqu’un ou quoi… Il devait bien avoir le temps pour ce genre de chose. On m’avait promis de conclure, j’allais conclure ! Posant mes mains mouillées sur les épaules de Julian, je me soulevais doucement, me hissait jusqu’à ce que mes lèvres arrivent au niveau de son oreille.

    -Tu ferrais un très bon Grand Méchant Loup, Julian, tu sais ?

    Murmurais-je doucement. M’appuyant un peu plus, je collais ma poitrine recouverte de tissu trempé et collant contre lui. Oh que oui j’allais conclure, alors là !

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Julian S. McLewish

Elève de 6ème année - Gryffondor


MessageSujet: Re: I need ooh la la Jeu 5 Juil - 18:38

    La vie est bien faite non? Quand même, qu'elles étaient concrètement mes chances d'être dans ce lieu, à cette heure, pile en même temps que Charlie? ...Bon, je vous direz pas des chiffres parce que je n'avais jamais été très bon en maths, mais j'étais sur que c'était 1 sur un..très grand nombre. Maintenant que j'y pensais, ça faisait presque film mielleux à l'eau de rose. "Oh, on se rencontre par hard, c'est le destin, allons nous embrasser au soleil couchant!" Bon, c'était pas trop mon truc ni celui de Chuck ces conneries. Les rencontres au hasards.. On ne s'était jamais vraiment beaucoup rencontré par hasard. Quand on se voyait, on déconnait comme des amis et quand on s'ennuyait, en avait vite fait d’appeler l'autre pour passer une bonne soirée. Des plans comme ce soir-là en particulier étaient...rares. mais plutôt plaisant, devais-je m'avouer en louchant sur le décolleté de Chuck.

    A mes paroles, elle éclata de rire et replongea dans l'eau, enlevant les cheveux devant ses yeux. A présent, le visage dégagée, toujours trempant dans la piscine dans sa tenue de petit chaperon gogo dancer rouge, en train de s'étirer, elle était vraiment sexy. Si seulement j'étais sur qu'elle n'attendait personne, je...

    Elle interrompit ses mouvements et sourit, puis nageait dans ma direction, jusqu'à arriver à ma hauteur.

    ▬ « J’avais rendez-vous avec le Grand Méchant Loup mais apparemment il s’est paumé en chemin. Les Trois Petits Cochons ont dû lui donner du fil à retordre. Mais bon, si ça peut te rassurer, il est aussi bon coup que moi bonne chanteuse, j’estime pas perdre grand-chose ! »

    Je rigolais.

    ▬ « Tu chantes pas si faux voyons! Bon, j'ai peut-être cru au début qu'un morse s'était cassé une nageoire en t'entendant mais... »

    Je ne terminais même pas ma phrase que j'éclatais de rire. J'essayais de contrôler mon début du fou rire à moitié nerveux qui me prenait. Ce que venait surtout de dire Charlie, c'était qu'on lui avait posé un lapin et que par conséquent... Elle était seule ce soir! C'était plutôt une bonne nouvelle pour moi. Je retrouvais mon sérieux à cette pensée.
    Charlie s'approcha de moi, posa ses mains encore trempés sur mon épaule. Aussitôt, à cet endroit, ma chemise me colla à la peau à cause de l'eau. Je frissonais. Non pas à cause de l'eau, mais de Charlie qui approcha ses lèvres près de mon oreille.

    ▬ « Tu ferrais un très bon Grand Méchant Loup, Julian, tu sais ? »

    Je grognais légèrement pour jouer le rôle du loup. Tout ça confirma ce que je pensais plus haut. Fini la rigolade. La vraie soirée allait commencer. Ce soir, j'allais pecho!

    Elle se colla à moi, torse contre torse, achevant de tremper totalement ma chemise.

    ▬ « Il paraît que j'en ai l'endurance. »

    Je me laissais glisser dans la piscine, malgré le fait que j'avais encore mes habits. De toute façon, au point ils en étaient, ce n'était pas bien grave. Et ce n'était pas comme si j'avais l'intention de les garder.
    Une fois dans l'eau, je plaçais mes mains dans le dos de Chuck, puis l'attirer contre moi pour l'embrasser avec autant de force que si j'avais fait dix ans d'abstinence juste avant de venir ici. J'avais envie de Charlie, d'oublier ma vie, mes problèmes, mes frustrations dans ses bras, de ne penser à rien d'autre qu'à elle, rien qu'une soirée, juste un répit. Je descendis mes mains jusqu'à ses fesses puis l'embrassais le plus belle. Brusquement, je rompis l'étreinte et lançais un regard malicieux à Chuck.

    ▬ « Si on a l'intention de faire trempette encore longtemps, on ferait mieux d'enlever nos vêtements non? »
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