Partagez|

Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 17 Mai - 23:03

C'était un vendredi soir comme les autres à la Tête de Sanglier, le bar était pratiquement vide, à l'exception de quelques clients habituels et peu fréquentable. Sauf que ce soir là n'était pas un soir comme une autre. Ce soir là, une magnifique blonde entra dans la Tête de Sanglier, elle semblait..déplacée dans ce pub peu fréquenté de Pré-au-Lard, surtout dans sa tenue ! Elle portait une robe noire, relativement courte, et avec un très beau décolleté, ses cheveux était bouclés et relevés et elle portait un panier en osier ! Les quelques clients du bar se tournèrent vers elle, certain murmurant même qu'il s'agissait d'un vampire, chose qui fit sourire la jeune femme, qui essayait tant bien que mal de contenir son envie de rire. Oleia était habituée à provoquer des réactions bizarre chez les clients de la Tête de Sanglier chaque fois qu'elle rendait visite à son...ami Jarvis, mais jamais encore on ne l'avait prise pour un vampire ! Elle trouvait cette idée absolument risible !

D'ailleurs, Oleia se dirigea vers le bar en laissant échapper un petit rire mélodieux qu'elle n'avait pu retenir tant elle était amusée par ce qu'elle avait entendu. Elle se tourna d'ailleurs vers l'homme qui l'avait qualifiée de vampire et lui adressa un sourire charmeur accompagné d'un sourire tout aussi charmeur. Elle un vampire ? Non vraiment, c'était l'idée la plus drôle qu'elle avait entendu ce mois si ! Et pourtant, elle recevait gratuitement le Chinaneur, c'était dire ! Elle arriva enfin au bar et y prit place après avoir lancé rapidement un sortilège de nettoya sur le tabouret qu'elle prit pour s'asseoir. Elle posa ensuite son panier sur le comptoir et croisa les jambes, consciente d'être le centre d'attention des clients du bar. Elle n'avait pas pour habitude de venir à la Tête de Sanglier, du moins pas avant que Jarvis n'y devienne barman, et l'une des premières choses qu'elle avait remarqué en débarquant un après-midi, c'était que l'endroit était vraiment, mais alors vraiment, sale et peu fréquentable. Elle chassa se souvenir pour interpellé Jarvis, qui travaillait ce soir là.


- Salut beau Barman ! Tu me sers une Bièraubeurre s'il-te-plaît mon chou ? Tu serais mignon !

Sa voix était malicieuse, elle le taquinait sans aucuns doutes, c'était tout elle, toujours à taquiner ses amis, ou ses connaissances ! Tout le monde s'y faisait à la longue, et Jarvis avait du s'y faire depuis le temps à présent, surtout qu'elle le taquinait à chaque fois qu'elle le voyait ! Au début, elle s'était adressée à lui comme une vraie professionnelle, lui demandant juste une interview après avoir pris poliment de ses nouvelles, après tout elle l'avait tout de même rencontré à Sainte-Mangouste ! Cependant, il avait refusé son interview et toutes ses autres tentatives s'étaient soldées par un échec, elle avait par abandonné quelque peu l'idée mais elle lui rendait toujours visite. Après tout, il avait passé dix ans de sa vie en prison, et dans la pire prison qui soit en plus, il n'avait donc de vie sociale et Oleia avait fini par réellement l'apprécier. C'était pourquoi elle continuait de venir le voir et de l'embêter tout en sachant pertinemment que ses chances d'obtenir une interview étaient très minces ! Elle sortit de ses pensées lorsqu'il arriva face à elle pour la servir et lui adressa un magnifique sourire tout en poussant le panier en osier qu'elle avait apporté vers lui, il contenait des brownies au chocolat et aux noisettes qu'elle avait fait avant de venir. Elle lui apportait toujours quelque chose à chaque fois qu'elle allait le voir, cookies, biscuits, gâteaux et autres, elle savait qu'Azkaban n'était pas vraiment le meilleur des restaurant donc elle se doutait qu'il appréciait ce qu'elle lui faisait, surtout qu'elle était bonne pâtissière !

- Merci beau brun, je t'ai apporté ça, je sais que tu adores mes pâtisseries alors j'ai voulu te faire plaisir !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Ven 18 Mai - 18:15

Vendredi soir.

La soirée venait à peine de commencer et Jarvis en avait déjà marre. Il ne bossait en soirée que les vendredi et samedi mais celui lui suffisait amplement. En fait, tout ce dont il avait envie là maintenant était d’être tranquillement chez lui avec un bon verre de vin ou une bière et un livre ou son violoncelle. Mais non, il devait se taper les vieux habitués probablement alcooliques, mais certainement pilier de bars, de la Tête de Sanglier.

Il en revenait toujours pas de bosser dans ce bar miteux mais le patron avait été le seul suffisamment peu regardant pour accepter d’embaucher d’un ex-taulard, même finalement reconnu innocent. Et au moins ça lui permettait d’avoir un salaire suffisant pour avoir son chez lui et donner un peu d’argent à sa mère pour l’aider après qu’elle aille dépensée toutes ses économies pour tenter de faire sortir son fils d’Azkaban.

L’ennui était que du coup, il se retrouvait 2 soirs par semaines dans ce foutu trou. Autant la journée, cela ne le dérangeait pas, il n’y avait pour ainsi dire jamais personne, autant le soir, cela s’apparentait à de la torture.

Derrière le bar, Jarvis passait un chiffon sur le vieux bois pour la 3ème fois de la soirée histoire de s’occuper tout en tâchant d’ignorer les chuchotements de 3 vieux sorciers installés à une table non loin qui ne cessaient de le dévisager. Cela faisait presque 2 mois que tout les week end, ces 3 types venaient s’asseoir ici et après avoir commérer comme des bonnes femmes sur les habitants du village, ils en venaient sans cesse à parler, croyait-il discrètement, de Jarvis. A croire que le sujet était une source sans fin de ragôts et cela commençait à sérieusement lui porter sur les nerfs. On ne pouvait donc pas lui foutre la paix une bonne fois pour toute non ?

La réponse lui arriva à point nommé avec l’arrivée d’Oleia. Visiblement non, on ne le pouvait pas.

Oleia, dans sa tenue provocante, ne manqua pas de faire se retourner les rares têtes, toutes masculines, qui se trouvaient dans la salle. Jarvis, lui, se contenta de pousser un long soupire. Elle semblait avoir confondu la Tête de Sanglier avec un Restaurant étoilé.

Oh tu te fiches de moi… ?, fut tout ce qu’il dit sur un ton dépité en observant sa tenue avant de l’écouter lui donner pleins de petits noms.

Je ne suis pas un beau barman et je suis encore moins mignon ou chou, grommela-t-il tout en lui servant sa bière. Sérieusement ? Est-ce que j’ai la tête d’un barman de club branché ravit de plaire à toutes les filles qui passent avec son sourire parfait ?

Jarvis n’aimait que modérément ce genre de surnom qu’il trouvait stupide. En fait, il avait du mal avec la familiarité tout court depuis son retour à l’air libre. D’autant plus que dans le cas présent, il savait très bien pourquoi Oleia se montrait aussi mielleuse avec lui. Il savait aussi pourquoi elle lui apportait des gâteaux à chaque fois.

Jarvis jeta un coup d’œil au panier avant de lever les yeux au plafond en soupirant quand il l’entendit l’appeler beau brun et attrapa une bouteille au hasard, du whisky, s’en servit un bon verre et le vida cul-sec. Il lui fallait au moins ça pour supporter sa soirée.

Après avoir reposer son verre vide sur le bar, il prit le panier, en sortit un bromnie et mordit dedans. Il devait avouer que les brownies d’Oleia étaient vraiment succulent.

Tu espérais trouver l’homme de ta vie ici pour porter une tenue pareil ?, lui demanda-t-il en jetant un coup d’œil aux quelques sorciers présents qui ne quittaient pas des yeux la vue du fessier d’Oleia moulé dans sa robe posé sur son tabouret de bar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Dim 20 Mai - 1:32

Après une entrée dans le bar plutôt remarquée, Oleia se dirigea vers le comptoir où se trouvait la personne qu'elle était venue voir, elle s'installa en prenant place sur un tabouret de bar, et posa le panier qu'elle avait apporté sur le comptoir. Elle voulait finir sa soirée dans le calme, après ce cocktail catastrophique qu'elle avait lâchement fuit, alors que ce n'était d'ordinaire pas son genre, mais elle avait eu sa dose. Elle n'avait pas eu envie d'aller oublier cette soirée dans les bras de Fry, ou plutôt dans son lit dans le cas présent, or elle n'avait pas envie d'une partie de jambes en l'air ce soir ! Elle avait donc réfléchis à une personne calme qu'elle pourrait aller voir, et le nom de Jarvis avait résonner dans sa tête. Elle avait donc récupérer le panier de brownie qu'elle avait fait pour ce cocktail et avait pris la fuit pour transplaner à Pré-au-Lard, juste devant la Tête de Sanglier. Alors qu'elle s'installait, elle l'écouta parler, surprise par ses remarques, elle lui avait juste demandé une bière, puis elle se souvint qu'il n'aiment pas vraiment la familiarité.

- Comment ça je me fiche de toi ? Mais pas du tout ! Par contre, je proteste ! Tu es très chou dans ton genre ! Elle roula des yeux en réfléchissant à sa question et finit par admettre. Oui bon d'accord, tu as raison...désolée.

Elle prit ensuite sa bière qu'elle commença à siroter tranquillement en poussant le panier vers son destinataire. Elle observa sa réaction, et en le voyant lever les yeux au ciel, elle poussa un long soupir et posa sa bière. Elle lui assura d'une voix lasse qu'elle ne lui demanderait ce soir rien d'autre que de l'alcool et une oreille attentive, elle n'avait pas envie de batailler pour obtenir une interview alors qu'elle avait plus de chance de coucher avec le directeur du département de la coopération magique internationale que de l'obtenir ! Elle le vit ensuite sortir une bouteille de sous le bar et se servir un verre de whisky qu'il vida d'un trait, sous le regard amusé de la jeune journaliste qui s'amusait beaucoup à le voir ainsi. Un sourire satisfait étira ses lèvres lorsqu'elle vit le barman engloutir l'un de ses brownie au chocolat et aux noisettes, mais sa satisfaction retomba bien vite lorsqu'il l'interrogea sur sa tenue. Elle poussa un profond soupir, roula des yeux et appuya ses coudes sur le bar, pour venir poser sa tête entre ses mains avant de lui répondre.

- Par pitié, ne me parle pas d'hommes ! Je sors d'un cocktail organisé par Sorcière Hebdo qui réunissait le personnel et les actionnaires et des donateurs, ils nous ont demandé de faire un effort vestimentaire et j'ai donc ressorti ma robe puisque tous mes vêtements de soirée sont dans le même style. Le problème c'est que personne ne m'a dit que les actionnaires et donateurs sont tous des vieux obsédés ! Ils ont passés la soirée à me faire des propositions déplacées, à poser leurs sales pattes sur moi, j'en ai eu marre, je suis partie puisque vider coupe de champagne sur coupe de champagne ne semblait plus fonctionner, du coup j'ai atterrit là...

Oleia reprit sa bière et la vida cul-sec puis posa sa bouteille vide face à elle, elle leva les yeux vers Jarvis et lui demanda un whisky, c'était tout de même plus fort qu'une bière ! Tandis qu'elle attendait son whisky, la jeune femme prêta attention à ce qui se disait dans le bar, visiblement les hommes avaient cessé de parler d'elle, bien qu'elle sentait leurs regards posés sur elle, mais bon, elle avait l'habitude à présent. En faisant attention, elle remarqua que quelques uns d'entre-eux parlaient de Jarvis, ce qu'elle n'appréciait pas du tout ! Certes elle aussi s'intéressait à la vie de ce barman si particulier, mais ce n'était en aucun cas pour colporter des ragots comme ces imbéciles ! Elle, elle voulait juste rétablir la vérité à son sujet, car elle pensait que toute vérité devait se faire connaître ! Surtout que depuis sa sortie de prison, Oleia avait fini par apprendre à le connaître, et à l'apprécier pour ce qu'il était, elle ne voyait plus uniquement chez lui une chance d'intégrer la gazette du sorcier, ou du moins de faire un bon article ! Ce qu'elle entendait sur Jarvis commençait à l'embêter, non, à l'énerver grandement ! El.e tourna discrètement la tête pour voir qui étaient les abrutis qui parlaient comme ça du pauvre barman et elle s'approcha de ce dernier pour lui demander discrètement.

- Pourquoi est-ce que les trois idiots du fond n'arrête pas de parler de toi ? Ils n'ont donc rien d'autre à faire !?

Elle avait beau chuchoter pour que seul Jarvis l'entende, on sentait bien l'agacement dans sa voix, ce n'était pas la première fois qu'elle montrait ce genre d'agacement quand elle entendait ce que pouvait dire les gens sur lui ! Elle avait déjà giflé une femme qui avait, sous ses yeux, demandé à son enfant de s'éloigner de Jarvis parce qu'il était dangereux. Elle s'énervait parfois trop facilement, c'était vrai, mais elle ne supportait pas qu'on accorde une chance à ce pauvre homme qui avait été envoyé à tort à Azkaban ! Son innocence avait été prouvée mais ça, personne n'y prêtait attention ! Tous ne voyant que l'homme qui avait été condamné à la prison à vie pour avoir tué sa fiancée ! Ce sujet l'énervait et elle préféra couper court à ses pensées, surtout pour oublier cette irrésistible envie de se lever pour enfoncer ses talons aiguilles dans les pieds de ses imbéciles, ou dans leurs testicules, elle n'avait pas vraiment fait de choix encore... Elle décida que le meilleur moyen pour qu'ils cessent de parler du passer de Jarvis, surtout si c'était pour raconter de telles âneries, était de leur trouver une nouveau ragot à colporter, et elle avait justement une idée !

Oleia se pencha un peu plus par dessus le bar et attrapa rapidement Jarvis par sa chemise pour le rapprocher d'elle, elle se doutait que le pauvre Jarvis ne comprendrait rien, mais tant pis, elle devait le faire pour que des crétins cessent leurs bavardages ! Elle approcha son visage du sien et prit rapidement possession de ses lèvres, elle pria intérieurement pour qu'il ne la repousse pas violemment. On entendit des bruits de verres qui tombaient, certains se cassant sous l'impact de la chute et la jeune femme profita de cette diversion pour posait sa main sur la nuque de Jarvis, l'autre étant appuyée sur le bar pour éviter une chute, et accentua la baiser. Elle savait qu'elle embrassait bien, c'était un fait, elle avait parfaitement connaissance de ses qualités, ainsi que de ses défauts, elle espérait juste qu'il n'allait pas lui faire une scène dans ce bar, devant ces clients qui passaient leur temps à parler du barman sans aucune discrétion alors qu'il entendait tout. En le libérant de ce baiser qu'il n'avait surement pas du voir venir, Oleia lui murmura qu'elle lui expliquerait tout, mais pas maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Dim 20 Mai - 11:56

Aux protestations d’Oleia, Jarvis se contenta de froncer vaguement des sourcils avant d’avoir un semblant de petit sourire.

J’ai toujours raison, expliqua-t-il tranquillement tout en lui tournant le dos pour rincer un verre traînant par là avant de l’essuyer. L’ennui, c’est que généralement les gens mettent un temps fou à s’en apercevoir… le record, continua-t-il tout en se tournant à nouveau vers elle, verre et linge en main, a quand même été de 10 ans. Et c’est très long tu peux me croire… termina-t-il en levant le verre à la lumière pour en inspecter la propreté. Certes, un coup de baguette aurait été plus rapide mais Jarvis aimait bien faire les choses manuellement. Au moins ça avait le mérite de l’occuper un minimum dans ce fichu bar sinistre.

Quand Oleia lui assura qu’elle n’était pas venue pour lui demander une interview pour la 150ème fois depuis leur rencontre, Jarvis ne fut pas vraiment convaincu mais il lui laissa tout de même le bénéfice du doute.

Après avoir descendu un whisky et goûté un des brownies, Jarvis jeta un coup d’œil à la salle voir si personne n’avaient besoin de rien et vu l’insistance avec laquelle les rares clients mataient la robe moulante d’Oleia, ils avaient tout ce dont ils avaient besoin. Ainsi, il reporta son attention sur elle, remarquant son air presque désespérée.

Ouais c’est vrai que ici il n’y a aucun vieil obsédé bourré qui risque de vouloir te tripoter…

La logique féminine… Cela faisait longtemps qu’il avait arrêté d’essayer d’y comprendre quelque chose. Il avait à peu près autant de chance de comprendre un jour les femmes que de devenir le nouveau sex symbol à la mode.

Jarvis servit le whisky d’Oleia puis se servit une bière. Contrairement à elle, il préférait diminuer niveau dosage d’alcool. Après tout il avait le bar à tenir et puis même, il n’avait jamais été un grand adepte des saouleries.

Il n’avait plus vraiment porté attention aux dires des 3 habitués jusqu’à ce que Oleia en parle. Tournant la tête vers eux, il fronça légèrement des sourcils puis haussa des épaules en buvant une gorgée de sa bière.

Faut croire que je suis le dernier ragôt intéressant en date. Ça finira bien par leur passer.

A vrai dire, il n’avait pas envie de s’en soucier. Réagir ne ferait qu’ajouter un sujet supplémentaire à leur qu’en dira-t-on alors il préférait laisser couler. C’était exactement pour la même raison qu’il s’obstinait à refuser de donner cette fameuse interview aux deux journalistes qui le harcelaient.

Il s’apprêtait a reprendre son verre pour en reprendre une gorgée quand il senti Oleia l’attraper par le col de la chemise pour le tirer à elle au dessus du bar. Il lui fallu plusieurs secondes pour enregistrer l’information selon laquelle elle entrain de l’embrasser. Complètement stupéfait, Jarvis se rattrapa au bar pour ne pas se casser la figure en gardant les yeux grands ouverts. Pour peu, on aurait pu voir un énorme point d’interrogation tourner au dessus de sa tête. A aucun moment il ne répondit à son baiser, se contentant d’attendre qu’elle finisse par comprendre qu’elle ferait peut-être mieux de pas insister.

Certes, cela aurait pu être agréable, surtout après autant d’année sans avoir eu l’occasion d’embrasser qui que ce soit car à Azkaban, n avait plutôt tendance à fuir tout ce qui était baiser par instinct de survie, mais là non vraiment pas. Il n’avait aucun sentiment pour Oleia, et la situation n’avait absolument rien de propice à ça. Certes, Jarvis n’était pas un grand romantique invétéré mais quand même.

Quand elle le relâcha enfin, Jarvis l’observa un instant puis soupira longuement en buvant une nouvelle gorgée de bière tout en faisant un geste vague de sa main libre.

Je suppose que je devrais m’énerver… Mais je m’en sens même pas l’envie, expliqua-t-il avec un air lasse plus qu’évident tout en jetant un coup d’œil aux 3 clients qui y allaient de bons trains dans les murmures. Génial maintenant je suis l’enfoiré d'assassin qui se tape une gamine qu’on retrouvera probablement morte d’ici peu de temps. Merci, ajouta-t-il avec un sourire forcé. C’est exactement ce dont j’avais besoin pour me sentir plus à l’aise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 24 Mai - 21:47

Oleia avait commencé à protester, croyant tout d'abord à ce qu'elle disait, puis elle réalisa qu'elle était ridicule et que Jarvis avait parfaitement raison. Elle était ridicule de protester puisque de toute évidence Jarvis n'avait rien d'un barman de club branché et essayer de le convaincre du contraire était une pure perte de temps ! Oleia préféra laisser tomber et capitula rapidement, écoutant ainsi la remarque de Jarvis. Elle explosa de rire lorsqu'il évoqua le "record" que détenait la justice sorcière, en temps normal elle n'aurait sans doutes pas rit de cet entêtement mais l'alcool y était sans aucuns doutes pour quelque chose !

- Oh tu sais Jarvis, tu peux dire que les responsables de la justice magique sont des abrutis fini incapable de voir au bout de leur nez, je t'en voudrais pas ! Oh et je te crois, dix ans c'est très très très long !

Elle avait beau lui avoir assuré qu'elle ne lui demanderait pas une interview ce soir là, qu'elle était juste venue chercher de l'alcool et une oreille attentive, mais il ne semblait pas convaincu. Elle n'était pas surprise en réalité, elle s'y était même attendue, mais elle avait espéré que pour une fois, il lui ferait confiance ! Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle venait le voir sans lui demander une seule fois la fameuse interview qu'elle voulait depuis sa sortie d'Azkaban ! Elle oublia ses protestation lorsqu'il fit remarquer, à juste titre d'ailleurs, qu'elle risquer la même chose ici qu'à cette soirée horrible qu'elle avait fuit ! Sauf qu'il se trompait, il existait une différente non négligeable entre la Tête de Sanglier et la soirée cocktail donnée par Sorcière Hebdo, et elle s'efforça de le lui expliquer.

- Tu te trompes mon cher Jarvis, il y a une différence importante entre ici et là-bas ! Ici je peux envoyer un sort dans la tête du premier salaud qui osera poser ses sales pattes sur moi alors que je ne suis pas d'accord ! Là-bas c'est la politique de "soit belle et tais-toi !" ce n'est pas du tout machiste !

Elle entendit ensuite les trois idiots du fond que cancaner sur le barman de la Tête de Sanglier, ce qui l'énerva. Elle n'aimait pas ce genre de choses, surtout quand les personnes qui ragotaient racontaient n'importe quoi ! Elle décida donc de l'embrasser, histoire qu'ils aient quelque chose d'autre à raconter ! Cependant, Jarvis ne répondit pas à son baiser et....elle s'était attendue à tout, sauf à ça ! Elle avait plutôt pensé qu'il la repousserait, parce qu'elle s'était douté qu'il ne répondrait pas à son baiser, mais il était resté stoïque tout le nom, s'en était presque vexant ! Elle ne pouvait pas le lâcher au moment même où elle s'était rendue compte qu'il ne répondrait pas à son baiser, ça n'aurait pas été crédible si elle l'avait lâché au bout de cinq secondes ! Elle était en train de s'asseoir sur son tabouret de bar lorsqu'elle l'entendit répondre. Elle fut totalement déstabilisée par sa réponse, si bien qu'elle trébucha à cause de ses hauts talons et qu'elle s'attrapa à la première chose qui passa sous sa main.

Malheureusement pour ce pauvre Jarvis, la première chose qui passe sous sa main fut sa chemise, qui n'était pas suffisamment résistante pour empêcher la chute de la jeune journaliste. Cette dernière se retrouva au sol avec une partie de la chemise dans la main, elle était complètement déboussolée et son regard passait de Jarvis, avec une moitié de chemise sur le dos, et l'autre bout de chemise qu'elle avait dans la main. Tout à coup, sans aucuns signes pour prévenir sa réaction, Oleia fondit en larmes, de vraies grosses larmes qui roulaient le long de ses joues pour atterrir sur sa robe. Elle se redressa maladroitement en s'appuyant sur son tabouret et manqua de tomber une fois de plus. Un homme s'avança vers elle pour l'aider à se relever et l'attrapa par la taille pour la poser sur le comptoir du bar. Pour tout remerciement, Oleia l'envoya balader en le traitant de pervers qui ne pensait qu'à combler le vide immense dans son lit qui devait être là depuis des siècles ! Elle se tourna ensuite vers Jarvis, sans descendre du comptoir, et lui dit d'une voix enrouée et qu'on avait du mal à comprendre étant donné qu'elle pleurait.


- Je suis désolée Jarvis, tellement désolée ! Je ne voulais pas te créer des ennuis, encore une fois ! Je fais tout de travers aujourd'hui ! J'ai toujours tout fait de travers, c'est pour ça qu'il m'a quittée, il me supportait plus. Et c'est aussi pour ça que mon père me déteste, tout comme lui, tout le monde me déteste parce que je fais rien comme il faut ! S'il-te-plaît Jarvis, ne me déteste pas !

Si il y avait une chose dont on ne pouvait pas douter, c'était de la sincérité d'Oleia, elle s'en voulait réellement d'avoir attiré, une fois de plus, des ennuis à Jarvis. Au fur et à mesure qu'elle parlait, ses pleurs devenaient de pire en pire, et comme elle avait la tête baissée, on comprenait difficilement ce qu'elle racontait. Visiblement, trop boire ne lui réussissait pas tant que ça, l'alcool, ou plutôt une trop grande consommation d'alcool, semblait la rendre triste, voir déprimée. Après lui avoir déballé des excuses peu...communes, Oleia se servit du morceau de la chemise de Jarvis pour essuyer ses larmes. Dans le bar, tous les clients regardaient la blonde assise sur le comptoir en train de pleurer, comme si elle n'était qu'une bête de foire mise là pour distraire ces ivrognes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Ven 25 Mai - 19:00

Ecoutant ce que lui disait Oleia au sujet de la Justice Magique, Jarvis tourna son regard vers elle et plongea son regard vert dans le sien.

Ce sont des abrutis fini incapable de voir au bout de leur nez, dit-il sur un ton complètement neutre avant de hausser des épaules. Et voila, en quoi ça a changé quelque chose que je le dise ? En rien. Alors à quoi bon le faire ? M’obstiner à les blâmer me rendra pas ma vie…, acheva-t-il en se concentrant à nouveau sur le verre qu’il nettoyait.

Bien sûr qu’il en voulait au aux membres de la Justice Magique de ne pas l’avoir crû mais il savait que la rancœur rendait n’importe qui aigri et il ne voulais pas finir comme ça, à passer le reste de sa vie d’homme libre a ressasser sa rage. Cet enfoiré d’Alan était désormais à sa place à Azkaban et lui était enfin un homme libre. Même si le verre n’était même pas à moitié plein, il continuait de préférer de voir le bon côté autant que possible.

En entendant Oleia parler de « sois belle et tais-toi » Jarvis lui lança un petit regard du genre signifiant clairement qu’elle lui avait lancée une sacré perche mais qu’il aurait la galanterie de ne pas la saisir. Et le baiser l’empêcha pour de bon de dire quoi que ce soit.

Si on lui avait demandé comment il aurait imaginé son premier baiser d’homme libre, Jarvis aurait pensé à probablement tout sauf à ça. Il n’avait jamais couru après les aventures. Être intime avec une personne juste pour une nuit, voir deux, puis disparaître de sa vie ne l’avait jamais tenté. Pareil pour les baisers ne voulant rien signifier. Ainsi, il ne voulait aucunement vexer ou blesser Oleia mais ce genre de chose n’étaient tout simplement pas dans ses habitudes.

Toutefois, il devait admettre qu’il aurait peut-être pu éviter de dire tout haut ce qu’il pensait. Non seulement Oleia semblait complètement retournée mais cela aurait aussi évité la mort de sa chemise. En effet, perdant l’équilibre, son taux d’alcoolémie devant y être pour quelque chose, ce fut à sa chemise qu’elle s’accrocha. Sauf que la chemise n’était pas assez solide pour la retenir et Jarvis dû assister impuissant au déchirement du tissus. Heureusement qu’il était frileux et qu’il portait un t-shirt gris sous sa chemise ce qui lui permit d’éviter de se retrouver à moitié déshabillé derrière son bar.

Sous le coup de la surprise, et Oleia ayant disparue, Jarvis fit passer tour à tour son regard de sa chemise déchirée à l’endroit où aurait dû se trouver la jeune femme. Ce ne fut qu’après quelques secondes qu’il se pencha largement sur le bar, se retrouvant à moitié allongé dessus, pour regarder si la Blondinette était toujours entière. Et a priori elle l’était mais voila qu’elel éclata soudain en sanglots. Jarvis n’eu pas le temps de réagir qu’un des clients vola à son secours. Sauf qu’elle ne semblait nullement avoir envie d’être secourue vu sa réaction lorsque le type l’asseya sur le bar devant Jarvis qui, reprenant enfin ses esprits, retirait ce qu’il lui restait de chemise sur le dos.

Et alors survînt ce que Jarvis avait vraiment craint. Entre l’alcool, probablement la fatigue, et à cause des évènements, les nerfs d’Oleia semblèrent lâcher pour de bon… Et elle commença à se confier à lui !

Non non non non non non…., Lui répéta-t-il dans un murmure à peine audible alors qu’elle vidait son sac. Jouer les oreilles compatissantes, ça n’avait jamais vraiment été son truc. Il savait jamais quoi dire, ni quoi faire. Et encore moins maintenant.

Je ne te déteste pas…, lui répondit-il avant de soupirer puis d’observer les trois autres qui semblaient s’éclater devant le spectacle que donnait Oleia. N’appréciant pas du tout ce genre de comportement, Jarvis contourna le bar et se dirigea vers la seule table occupée avec un plateau sur lequel il posa les verres, vides, des clients.

On ferme, dit-il tout en nettoyant la table dans un geste signifiant clairement qu’ils n’avaient pas à s’attarder. Mais les clients ne l’entendaient pas de la même oreille et commencèrent à protester. Jarvis, torchon en main pour essuyer la table, se figea alors en plein geste. La tête baissée sur sa besogne, il ne releva que les yeux sur les clients, leur adressant un regard dur et effrayant. Ce regard même qu’il avait dû apprendre à avoir pour sauver régulièrement sa peau suivant quels co-détenus ou géôlier il croisait dans les couloirs d’Azkaban. Il n’eu pas besoin de dire un seul mot, cela suffit amplement à ce que les 3 sorciers paient leurs notes et se lèvent.

Jarvis revînt alors au bar avec les verres vides tout en jetant un coup d’œil à Oleia pour voir si elle pleurait encore, ne sachant absolument pas quoi lui dire. Après un silence gêné au cours duquel il entreprit de nettoyer manuellement le premier des verres, il se râcla la gorgée d’un air gêné.

Et euh… Je dois en conclure… que tu es en pleine rupture ?

Cela pourrait expliquer pleins de chose sur sa manière d’agir ce soir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Mar 29 Mai - 13:31

Une fois de plus, Oleia se retrouvait complètement dépassée par la situation. Elle voulait aider Jarvis, mais visiblement ce dernier ne voulait pas de son aide. Elle se doutait qu'il devait avoir une dent contre la justice magique, c'était pourquoi elle lui avait conseillé de dire ce qu'il avait sur le coeur, et elle pensait qu'il devait les qualifier d'idiots intérieurement, mais visiblement ça n'eut aucun effet. Il les avait qualifier d'abrutis sur un ton neutre, comme si ça lui était complètement égal, puis il l'avait gentiment remise à sa place, du moins c'était ainsi qu'elle l'avait ressenti. Elle le regarda nettoyait les verres en se disant une fois de plus qu'elle devrait arrêter de vouloir aider les gens de la sorte puisque, visiblement, elle n'était pas douée pour ça. Cependant, soyons réaliste, Oleia n'était pas dans son état normal, elle avait trop bu, n'avait rien mangé et dormait mal en ce moment, elle ne se souviendrait pas de sa résolution au réveil et recommencerait à essayer d'aider son entourage de façon maladroite.

- Ça ne te rendra pas ta vie, tu as raison, mais chez certaines personnes, c'est un soulagement de se plaindre à voix haute, ça leur enlève un poids sur le coeur...mais je suppose que ça ne marche pas pour tout le monde...

Alors qu'elle venait de lui expliquer la politique qu'adopter le patron de Sorcière Hebdo pour les soirées cocktails du magazine, Oleia perçut très bien le regard du barman de la Tête de Sanglier, et elle lui répondit en roulant des yeux et en lançant un regard qui signifier très bien qu'elle n'était plus à ça près. Après la soirée qu'elle venait de passer, une remarque de plus ou de moins, elle ne ferait pas la différence, surtout si ça venait de Jarvis, avec tout ce qu'elle lui avait endurer, c'était la moindre des choses de ne pas s'offusquer pour une remarque. Elle l'embrassa ensuite pour faire taire les trois idiots du fond qui ne cessaient de parler de Jarvis, mais ce baiser fut la cause de sa chute. Elle se retrouva donc, tout à fait normalement bien entendu, tout le monde vivait ça tous les jours n'est-ce pas ?, par terre derrière le bar avec une partie de la chemise de Jarvis dans les mains.

Le moins que l'on puisse dire était que la jeune journaliste était complètement désorienté par sa chute, qui semblait l'avoir réellement chamboulée. Alors qu'elle réalisait tout juste qu'elle était tombée, et qu'elle avait accessoirement démoli la chemise de Jarvis, elle vit ce dernier passer la tête par dessus le bar, et ce fut à ce moment précis qu'elle fondit en larmes. Un client, surement plein de bonnes intentions, vint l'aider à se relever en la posant sur le bar, mais voyant la façon dont la demoiselle le remercia, il préféra prendre la fuite après avoir déposé un galion sur le comptoir à l'intention du barman. Elle ne remarqua pas qu'il ne souhaitait pas entendre sa vie, ou ce qu'elle souhaitait lui confier. Elle était tellement absorbée par ce qu'elle lui disait qu'elle ne remarqua rien jusqu'à ce qu'elle eut fini de s'excuser. Ce fut à ce moment là qu'elle fit attention à ce qu'il disait et qu'elle entendit qu'il ne la détestait pas et sa réaction fut des plus surprenante. Ses yeux se mirent à briller comme si on venait d'annoncer à une enfant que Noël avait été avancé, mais elle n'avait pas cessé de pleurer pour autant, c'était un intriguant mélange de joie et de peine.


- Je...C'est vrai Jarvis ? Tu ne me déteste pas ?

Elle observa ensuite le barman s'éloignait vers la table qu'occupaient les trois clients qui, après avoir longuement parlé de Jarvis, se moquait d'elle, mais elle s'en fichait totalement, ce n'était que des imbéciles. Elle vit Jarvis leur annoncer que le bar fermait et constata qu'ils n'avaient pas l'air de vouloir partir, pourtant quelques instants plus tard, ils payaient leurs consommations et quittaient le bar. La jeune femme se demanda confusément ce qu'avait bien pu leur dire Jarvis pour les faire partir si vite, mais elle décida finalement qu'elle s'en moquait et que le plus important était qu'ils n'étaient plus là. Ce dernier revint finalement derrière le bar sur lequel Oleia était toujours assise en train de pleurer et entreprit de nettoyer verre, mais elle ne l'entendait pas de cette manière. Elle se pencha rapidement vers lui et l'embrassa sur la joue après l'avoir remercier d'avoir fait partir ces hommes.

Elle fut quelque peu surprise par la question qu'il lui posa puis se rendit compte qu'elle avait parlé de son ex sans même s'en rendre compte. Elle poussa un léger soupir et entreprit de sécher ses larmes afin de lui expliquer calmement ce qui s'était passé perce qu'elle savait que si elle ne se calmait pas, elle finirait une fois de plus inconsolable à cause d'un salaud. Elle mit quelques minutes à arrêter de pleurer, et elle espérait qu'elle ne recommencerait pas. Pourtant, tandis qu'elle lui racontait ce qui s'était passé, ses yeux se remirent à briller, sa voix trembla légèrement par moment, mais elle s'efforça de ne pas recraquer.


- Je...non je ne suis pas exactement en pleine rupture... Mon ex m'a plaqué il y a un an et demi, le jour de mes 20 ans... Il...il disait que j'étais trop prise par mon travail et que je ne faisais pas assez attention à lui... Il m'a dit que j'étais une idiote qui n'arriverait à rien dans la vie et que j'étais une très mauvaise journaliste parce que je n'avais même pas remarquer qu'il couchait avec mes amies depuis des mois... Je...cet idiot m'a anéantie et j'ai du mal à m'en remettre... Je sais que c'est stupide de souffrir à cause de ça plus d'un an après les faits, mais je n'arrive pas toujours à le chasser de ma tête... Et je me retrouve là à t'embêter avec ça alors que tu n'en as surement rien à faire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 31 Mai - 19:30

Les yeux rivés sur le verre qu’il nettoyait, Jarvis écoutait attentivement Oleia et, lorsqu’elle eu fini, il suspendit son geste et même si son regard restait sur le verre, il était clair qu’il était trop perdu dans ses pensées pour vraiment le regarder. Après un moment de silence, il reprit son geste machinalement tout en continuant sur un ton très calme mais où se ressentait une certaine émotion.

Crois-moi me plaindre à haute voix, je l’ai fais pendant des années et à gorge déployée mais… Enfin peu importe
, ajouta-t-il avant de relever les yeux sur elle en la agitant son chiffon sous son nez d’un air faussement menaçant. Et si je vois un seul mot de tout ça dans le journal, je porte plainte contre toi !

Parce que Jarvis venait de se rappeler à qui il venait de plus ou moins se confier. Miss vas-y que je te harcèle pour une interview exclusive depuis ta libération. Ce confier à elle n’était donc pas la plus intelligente des idées. C’est pourquoi il y avait vite coupé court en le réalisant.

La suite lui paru plutôt surréaliste et pourtant, il croyait avoir déjà tout vécu niveau surréalisme. Oleia l’embrassant, Oleia lui arrachant sa chemise en se cassant la gueule, Oleia éclatant en sanglots déchirant. Il avait beau avoir tout ça sous les yeux, il avait de la peine à y croire. Surtout quand il réalisa dans quel état venait de finir sa chemise. Elle ne faisait définitivement pas les choses à moitié la p’tite blonde. Son regard tout heureux quand il lui dit ne pas la détester le surprit. Il avait comme ça l’air de la détester pour que ça l’a surprenne à ce point ? Il fallait peut-être qu’il revoit un peu sa sociabilité quand même là parce que hormis sa manie à vouloir absolument l’interviewer, il n’avait rien contre la jeune journaliste.

Après avoir chassés les 3 clients et être revenu au bar, Jarvis s’attendit au pire en voyant Oleia se pencher à nouveau sur lui mais cette fois-ci, elle se contenta de l’embrasser sur la joue ce qui le mettait déjà moins mal à l’aise. Pour preuve, il eu même un petit sourire content, les yeux à nouveau rivés sur sa vaisselle.

Il fut une époque, qui lui semblait une autre vie des siècles plus tôt, où Jarvis regardait toujours les gens dans les yeux, confiant. Maintenant, ce n’était plus le cas. Il ne soutenait plus un regard plus de quelques secondes, sauf par défi ce qui était rarement positif. Il ne le faisait pas exprès, c’était à peine s’il en était conscient d’ailleurs. C’était juste ainsi et forcément, cela ne donnait pas particulièrement envie aux gens de le connaître. La vie sociale actuelle de Jarvis se limitait donc aux clients du bar qu’il ne connaissait pas, aux deux journalistes qu’il ne connaissait pas non plus spécialement, à sa mère et à son poisson rouge. Bizarrement, les premiers temps, cela lui avait convenu à merveille… Jusqu’à ce qu’il réalise qu’Aristote, le poisson, n’avait pas beaucoup de conversation. Mais pour être franc, il n’était même plus sûr de se souvenir des rudiments de la conversation basique entre deux individus faisant connaissance.

Quand Oleia lui parla de rupture, Jarvis eu un léger sourire sarcastique. Il fallait dire que le sujet des ruptures n’était pas vraiment son sujet de conversation préféré, sa dernière rupture lui ayant valu 10 ans à Azkaban. Mais ça, il le garda pour lui, ce concentrant sur le cas de la jeune femme. Cela dit, quand il apprit que l’ex d’Oleia l’avait aussi trompée, il ne pu s’empêcher de lever les yeux au plafond. Décidemment…

Ça a rien à voir avec le fait d’être bonne journaliste ou pas… Quand on aime on fait confiance et du coup, on a tendance à être aveugle et à refuser de voir que notre moitié s’envoi en l’air ailleurs jusqu’à l’avoir droit sous les yeux. Et si tu veux mon avis, ce mec est le pire des connards pour t’avoir sorti comme excuse que tu l’avais même pas vu parce que s’il avait voulu que tu le sache, il l’aurait pas fait en cachette. Il cherchait juste une raison de te culpabiliser pour vous faire croire à vous deux que c’était toi qui avait le mauvais rôle et pas lui.

Jarvis n’était pas sûr que son raisonnement, qui était à ses yeux parfaitement logique, le soit également pour Oleia mais à vrai dire, il ne s’en souciait pas vraiment. Il avait tendance à raisonner comme il pensait sans chercher à donner une formulation logique à tout ça et il fallait être honnête, ses pensées n’étaient pas toujours des plus clairs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Dim 3 Juin - 0:17

Il ne lui faisait pas confiance. Dans le fond, Oleia le savait et puis, pourquoi est-ce que Jarvis lui ferait confiance ? Après tout, depuis sa sortie d'Azkaban, tout ce qu'Oleia voulait de lui c'était une interview, et bon c'est vrai, elle lui attirait de temps à autre des ennuis, mais c'était jamais volontaire qu'on se le dise ! La plupart du temps, elle l'entraînait dans des aventures qui avaient tendances à toujours mal se finir, mais ce n'était pas de sa faute...si ? Enfin là n'était pas la question, bien qu'elle lui ait assuré qu'elle n'était pas venue ce soir pour quémander une interview, il la menaçait avec un torchon de porter plainte contre elle si elle publiait le moindre mot sur lui dans un journal. Elle poussa un long soupir exaspéré, ne remarquant pas qu'il faisait semblant de la menacer, puis elle lui arracha son torchon pour le poser sur le bar. Enfin, elle lui expliqua calmement, sur un ton légèrement blasé, qu'elle n'en avait rien à faire de l'interview.

- Ecoute Jarvis... Je t'ai dit que je n'étais pas là pour une quelconque interview et puis même si j'étais là pour ça, on ne pond rien à partir de ce que tu viens de dire. Aux dernières nouvelles, je ne suis pas idiote, aucuns commentaires s'il-te-plaît, je sais reconnaître et abandonner quand je n'ai aucune chance. Or, je sais que je n'ai aucunes chances d'obtenir cet interview donc je préfère laisser tomber.

Elle essayait de lui faire comprendre que dans le fond elle n'en avait rien à faire d'obtenir une interview de lui ou pas, elle doutait qu'il le prendrait au sérieux. De toutes manières, elle se doutait que cette soirée...chaotique, serait vite oubliée et que tout reviendrait dans l'ordre. Elle redeviendrait cette journaliste pleine d'entrain et de joie de vivre qui courrait après son rêve et lui redeviendrait un ex-taulard ayant passé dix ans à Azkaban pour un crime qu'il n'avait pas commis. La vie était parfois ainsi, elle accordait des petites parenthèses mais tout cela n'était qu'éphémère. Jarvis se serait-il douté une seule seconde qu'Oleia n'était pas aussi heureuse que ce qu'on pouvait imaginer en la voyant ? La jeune femme en doutait sérieusement. Cependant, elle se dit qu'après le baiser, et la catastrophe qui suivit, il penserait qu'elle n'était pas dans son état normal et tournerait surement la page. Bon c'est vrai, elle était arrivée passablement alcoolisée, mais ce n'était pas pour autant qu'elle n'était pas dans son état normal !

Le temps n'était cependant pas aux réflexions existentiels sur l’influence de l'alcool sur son comportement. Elle venait d'embrasser Jarvis sur la joue et observait sa réaction. Il abordait un petit sourire qui fit plaisir à la jeune journaliste, cela était, à ses yeux, la preuve qu'il ne la détestait pas. Car oui, elle avait longtemps pensé que Jarvis la détestait, pratiquement depuis qu'elle le connaissait en fait, et elle fut réellement surprise lorsqu'il lui affirma que non, il ne la détestait pas. Et ce petit sourire qu'elle avait aperçu sur son visage après qu'elle ait déposé un baiser sur sa joue acheva de la convaincre. Cependant, elle aurait aimé qu'il la regarde, dans les yeux de préférence, au lieu de se concentrer ainsi sur sa vaisselle comme il le faisait. Maintenant qu'elle y pensait, elle ne se souvenait pas avoir déjà remarqué Jarvis regardant une autre personne dans les yeux. Cela la troublait et elle aurait bien aimé savoir pourquoi, mais elle se doutait que si elle lui posait la question, il l'ignorerait en pensant, une fois de plus, qu'elle cherchait juste à obtenir des informations pour écrire un article. Elle préféra donc ne pas lui demander, surtout qu'elle avait une idée de la réponse, du moins elle avait deux hypothèses. Soit il était devenu comme ça à Azkaban, les conversations civilisées devaient être aussi fréquente que la visite de lapin rose à pois violet distribuant des chocolats dans cette prison, soit il était d'un naturel timide et s'était toujours comporté de la sorte.

Elle lui expliqua ensuite ce qui s'était passé avec son ex, il y avait maintenant un an et demi, étant donné que, sans s'en rendre compte, elle en avait parlé. Elle n'aimait pas particulièrement ressasser cette histoire, même si elle y pensait souvent lorsqu'elle était seule, ça la mettait toujours dans des états pas possible, entre crise de larmes, déception, culpabilité, colère et bien d'autres encore. Non, décidément son ex n'était pas vraiment un sujet de discussion qu'elle adorait, bien au contraire, mais elle prit sur elle pour tout expliquer à Jarvis. Cependant, en le voyant lever les yeux au ciel, elle regretta d'en avoir parler, interprétant mal son geste, pensant qu'il s'agissait là d'un signe d'ennui, ou alors d'un manque d'intérêt. C'est vrai, qui s'intéresserait à la vie sentimentale chaotique d'une gamine de 21 ans après avoir passé dix ans en prison à la place d'un autre ? Non mais sérieusement, vous en connaissez beaucoup vous ?


- Je suis désolée de t'ennuyer avec ça Jarvis....c'est idiot, tu dois te moquer de tout ça... Les échecs amoureux d'une gamine comme moi doivent être le cadet de tes soucis à l'heure actuelle... Tu dois juste chercher un moyen de te débarrasser de moi afin de rentrer chez toi et de retrouver un semblant de vie normale, je devrais te laisser...

Alors qu'elle allait se lever et descendre, enfin, de se bar pour le laisser tranquille, elle entendit Jarvis prendre la parole et l'écouta attentivement. Elle fit un énorme effort afin de se concentrer sur ce qu'il disait, son cerveau n'étant pas vraiment en parfait état de marche ce soir entre l'alcool, le cocktail désastreux et la chute, mais elle parvint à se concentrer suffisamment pour comprendre ce qu'il voulait dire. Étrangement, elle trouva ça très clair et compris tout de suite où il voulait en venir, pourtant elle était presque sûre que si il lui avait dit ça alors qu'elle se trouvait dans un état relativement normal, elle n'aurait rien compris, encore l'un des mystère de l'alcool. Elle prit quelques secondes pour réfléchir à ça et finit par admettre qu'il avait raison. Son ex était un connard, non sans blagues ?, mais ça elle le savait depuis un moment déjà, mais surtout, il avait cherché à mettre leur rupture sur le dos de la jeune femme alors que dans le fond, elle n'y était pas pour grand chose. Certes elle s'investissait beaucoup dans son travail, mais il avait fait de même ! A moins que toutes les heures passées au "travail" n'aient été qu'une excuse lorsqu'il la trompait ? Elle n'aurait sans doute jamais la réponse, mais une chose était sur, Jarvis lui avait ouvert les yeux sur cette histoire qui lui bouffait la vie depuis bien trop longtemps. Restait à espérer que l'alcool ne lui aurait pas tout fait oublié au réveil, ce serait vraiment dommage qu'elle continue de culpabiliser pour rien.

- Tu as, une fois de plus, raison Jarvis... Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle... J'avais reçu ces accusations en pleine figure, elles m'avaient fait énormément de mal, et pas une seconde je n'ai cherché à voir plus loin. Je me suis contenté de culpabiliser, de penser que cette rupture était entièrement ma faute et que je méritais ça.... Alors que non, je n'avais rien fait de mal et il a réussi à me convaincre du contraire.... Je te remercie de m'avoir ouvert les yeux... Ce n'est pas dans un bar que tu devrais travailler, tu es doué pour aider les gens visiblement.

Elle descendit du bar, du côté où se trouvait Jarvis, et avançait vers ce dernier afin de lui faire un câlin, mais alors qu'elle était face à lui, les bras tendus, prête à l'enlacer, elle se ravisa. Elle avait cru comprendre que le barman de la Tête de Sanglier n'était pas très...tactile. Elle ne ferait que le mettre mal à l'aise en l'étreignant comme elle avait faillit le faire. Elle se contenta donc de lui sourire en le remerciant et remonta sur le bar afin de s'y asseoir, ce n'était certes pas prévu pour ça, mais elle doutait parvenir à passer par dessus pour gagner un tabouret en toute sécurité, déjà qu'elle avait lutté pour s'asseoir sur le bar et qu'elle s'était ridiculisée en s'étalant par terre. Les bêtises ça suffisait pour la soirée !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Dim 3 Juin - 12:36

Lorsqu’Oleia lui dit qu’elle n’était pas idiote en précisant tout de suite qu’il ne devait pas faire de commentaires, Jarvis eu un petit sourire rieur. Comme s’il se serait permit de dire quoi que ce soit à ce sujet. Oui enfin… ou pas effectivement. Il commençait à assez bien connaître la jeune journaliste pour se laisser à plaisanter de temps en temps avec elle ou sur ce qu’elle disait. Mais s’il n’avait jamais hésité à se lâcher 10 ans plus tôt, maintenant cela ne semblait plus faire parti de son caractère. Jarvis lui-même était conscient de la manière dont il avait changé pourtant mais redevenir celui qu’il avait été lui semblait impossible et, de toutes manières, il n’était pas sûr de lui vouloir. Son ancienne vie était obligatoirement liée à de mauvais souvenirs.

Espérons que tu te souviendras de cette bonne résolution dans une semaine.

Oleia en moins sur le dos, il n’aurait plus qu’à se débarrasser de Fry. Ce qui n'était pas encore gagné non plus d'ailleurs. Jarvis comprenait que son histoire pouvait intéresser les journalistes comme les lecteurs mais être le centre de cette attention ne lui plaisait que moyennement. Voir pas du tout.

Cela dit il préférait peut-être quand elle le harcelait que lorsqu’elle lui racontait ses déboires. Ce n’était pas qu’il en avait rien à faire, sinon il le lui aurait fait comprendre, c’était juste qu’il n’était pas à l’aise avec ce genre de confidence parce qu’il ne savait vraiment pas quoi lui dire pour la réconforter. Surtout que le sujet des ruptures n’était pas forcément le plus facile à aborder pour lui, au contraire même. C’était un sujet très difficile pour Jarvis et il aurait préféré que la conversation n’en vienne pas là mais il se voyait mal dire à Oleia de la fermer parce qu’elle le forçait à se remémorer des souvenirs auxquels il préférait ne pas penser.

Toutefois, à son grand étonnement, sa tentative de réconfort qu’il aurait pensé loupée ou incompréhensible semblait avoir réussi auprès d’Oleia et franchement, Jarvis en était le premier étonné.

J’ai pas fais grand-chose pourtant, répondit-il avec étonnement, j’ai juste donné mon avis. Et je suis bien ici, parait que les Barman sont le meilleur confident, ajouta-t-il avec un petit sourire.

Sauf que jouer les confident, c'était pas trop son truc à lui. C'était entre autre pour ça qu'il avait accepté de bosser à la Tête de Sanglier. Le pub était assez minable pour que ceux qui y viennent soient plus du genre à se terrer dans le silence qu'à se livrer dans des confidences sans fin.

Il eu un instant d’hésitation en voyant Oleia lui arriver dessus bras ouvert et fut soulager, il devait l’avouer, en la voyant changer d’avis. Le baiser langoureux lui avait largement suffit pour la soirée.

Cela dit, ajouta-t-il après un petit silence, tu es la seule de mes clientes à me prendre pour un psy et j’avoue que ça m’arrange. Le jour où ils viendront tous me raconter leur vie, je démissionne. Je laisse ça à mon collègue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Mar 5 Juin - 22:36

Un petit sourire rieur était apparu sur le visage de Jarvis alors qu'Oleia lui demandait de ne pas faire de commentaires, chose étonnante pour une journaliste, et cette dernière se surprit à sourire à son tour. La jeune journaliste commençait à se rendre compte que plus elle le voyait, plus Jarvis semblait se détendre en sa présence, il y a un mois, il n'aurait jamais sourit de la sorte, et encore moins à elle. Elle ne le montrait pas, mais la jeune femme commençait à réellement apprécier le barman de la Tête de Sanglier, mais elle préférait ne pas le montrait, et ne pas lui dire, de peur qu'il ne se renferme un peu plus. Et puis, il fallait l'avouer, elle préférait ne pas montrer aux hommes à qui elle tenait qu'elle les appréciait, ne voulant pas, une fois de plus, se faire avoir par un représentant de la gente masculine. Bien qu'elle se doutait qu'elle n'avait à craindre avec Jarvis, elle préférait ne pas tenter le diable, un bon nombre de ses amis lui avaient, ainsi, fait du mal. Elle préféra donc se concentrait sur ce qu'il lui disait et leva les yeux au ciel en entendant sa remarque, puis elle esquissa un sourire amusé, il ne se doutait pas qu'elle avait pris cette décision il y a un moment.

- Je te paris tout ce que tu veux que cette résolution sera toujours d'actualité dans une semaine, et même dans un mois, mais si tu changes d'avis un jour, fais moi signe. Parce que si c'était Fry que tu choisissais, il me narguerais pendant au moins un an, enfin tu le connais...ou peut être pas en fait, que sais-tu de lui ?

Il y avait une chose bizarre chez la demoiselle qui se trouvait actuellement seule dans un bar miteux de Pré-au-Lard avec le barman de ce bar en question, elle ne se confiait que très très très rarement en règle générale, et lorsqu'elle le faisait, elle se confiait à Elektra, sa meilleure amie. Pourtant ce soir là, elle se confiait à cet homme qu'elle connaissait depuis deux mois à peine et elle lui parlait de l'une des pire épreuves qu'elle avait endurée, après la mort de sa mère et le rejet total de son père. Peut-être était-ce l'alcool qui la poussait à se confier ? Elle savait pourtant qu'elle avait le vin triste et que, lorsqu'elle buvait trop, elle déprimait, mais elle avait voulu oublier cette soirée horrible que lui imposait son travail et avait donc bu. Finalement, elle ne regrettait pas tant que ça de s'être confiée au barman étant donné qu'il avait réussit à lui ouvrir les yeux. Elle s'était trop longtemps tenue responsable de cette échec amoureux et il était temps pour elle d'ouvrir les yeux et de réaliser, enfin, ce qui s'était vraiment passé dans ce couple !

Elle avait remercier Jarvis de lui avoir ouvert les yeux, mais ce dernier semblait surprit, elle le voyait à son visage et l'entendait à sa voix mais elle ne comprenait pas pourquoi. Ce fut en écoutant ce qu'il répondit à ses remerciements qu'elle comprit, pour lui il n'avait rien fait mais pour elle si. Il n'avait certes que donné son avis, mais c'était beaucoup plus que ce que les rares personnes au courant de cette rupture avaient fait. Fry lui avait...avait été Fry en fait et l'avait consolée d'une manière très physique, tandis qu'Elektra avait essayé de la consoler sans pour autant lui ouvrir les yeux. Elle esquissa un petit sourire amusé à ces paroles, qui se transforma en rire lorsqu'il lui dit que, selon la rumeur populaire, les barmans étaient les meilleurs confidents.


- Si Jarvis, tu m'as donné ton avis, et, une fois de plus, tu avais raison, tu m'as ouvert les yeux en me disant ce que jamais personne ne m'avait dit avant toi. C'est vrai qu'on dit souvent que les barmans sont les meilleurs confidents, mais je ne peux pas vraiment en juger puisque tu es le premier à qui je me confies. D'ailleurs, si tu répète ça à qui que ce soit mon cher Jarvis, je ferais de ta vie un enfer tel que tu regretteras Azkaban et ses chers détraqueurs.

Il était très amusant de voir la jeune femme passer du sérieux à la malice en un battement de cils, mais c'est ce qui, d'une certaine manière, la rendait intéressante, elle possédait de multiples facettes qu'on cherchait à découvrir. Le plus amusant cependant devait être le sourire sadique qu'elle adressait à Jarvis alors que ses yeux étaient pétillants de malice. Il était évident qu'elle n'était pas sérieuse, pourtant son expression pouvait laisser penser qu'elle serait capable de transformait sa vie en cauchemar. Même une petite blondinette pouvait se montrait impitoyable et sadique quand il le fallait, et Oleia l'avait très vite compris et était devenue très forte à ce sujet. Elle sauta ensuite du bar, dans le but de remercier Jarvis en l'étreignant, mais elle se souvint de sa réaction face au baiser et renonça. Sa décision fut d'ailleurs confortée lorsqu'elle vit le soulagement sur le visage du barman, elle esquissa un sourire furtif, mi-triste mi-joyeux, puis attrapa une bouteille de whisky sous le bar avant de s'installer de nouveau sur ce dernier. Elle enleva le bouchon de la bouteille et but directement au goulot pendant que Jarvis parlait. Ce n'était certes pas très beau de voir une femme faire ça, mais elle s'en moquait totalement, de plus, ils n'étaient que tous les deux, alors à quoi bon faire des manières ? Elle reposa ensuite la bouteille sur le bar pour répondre à son interlocuteur.

- Je suis peut-être la seule, mais je ne suis pas non plus n'importe quelle cliente, tu dois l'avouer ! Tu en vois beaucoup des clients comme moi dans ce bar honnêtement ? Tu aurais tort de démissionner parce que tes clients te racontent leur vie, c'est une chose passionnante, j'aime écouter la vie des gens, quel qu'ils soient, c'est très instructif et ça fait souvent du bien à ces personnes là. Quand je travaillais encore pour le Chicaneur, je passais tous mes dimanches après-midi dans une maison de retraite et je discutais avec les pensionnaires, la plupart me racontaient leurs souvenirs et, à leur visage, ça se voyait qu'ils étaient heureux de le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Mer 6 Juin - 14:30

Avec les 2 journalistes, Jarvis avait l’impression d’être coincé dans un feu croisé. Tout deux se battait pour obtenir la même chose et l’ennui était que la chose en question, c’était lui.

Sa mère lui avait dit, lorsqu’il le lui avait expliqué, qu’il devait se sentir honoré et qu’il devrait accepter histoire de nettoyer un peu plus sa réputation et montrer qu’il n’était pas devenu un espèce de sauvage renfermé sur lui-même. Sauf que c’était un peu l’impression qu’il avait d’être devenu et qu’il ne se sentait nullement honoré à l’idée que 2 journalistes puissent s’intéresser à son cas. Son nom avait été bien assez cité dans les journaux sans qu’il puisse contrôler quoi que ce soit, sa famille bien assez traînée dans la boue. Désormais, il évitait la presse autant que la Justice Magique et que son ancienne belle-famille. Mais allez faire comprendre ça à deux jeunes journalistes aux dents longues désireux de faire leur preuve dans une profession de requins où il fallait se démarquer avec des sujets choc pour gravir les échelons. C’était un univers encore plus impitoyable que celui dans lequel il avait travaillé avant toute cette histoire et pourtant Dieu sait qu’il y en avait des rapaces dans le milieu bancaire.

Mais dans le cas actuel, coincé entre ses deux pot-de-colle journalistique, Jarvis avait parfois l’impression de gérer un conflit dans une école maternelle.

Tu sais que Fry me demande aussi de lui accorder l’exclusivité de l’interview parce que si c’est toi, tu le lui rabâcheras pendant des années ?

Il ne le lui avait pas clairement dit dans ces termes mais c’était l’idée générale que Jarvis avait retiré de leur petite guerre à tout les deux.

Il fut surprit lorsqu’Oleia lui demanda ce qu’il savait sur Fry et fronça des sourcils en l’observant. Il ne s’était vraiment pas attendu à cette question.

Pas grand-chose. Je sais qu’il est journaliste à la Gazette… A part ça.

Il fallait dire que même s’il l’avait vu plusieurs fois, ils n’avaient jamais parlé en détail de leurs vies respectives. Du coup, Jarvis était bien incapable de dire quoi que ce soit à son sujet. S’en était presque triste d’une certaine façon parce que Jarvis réalisait par la même qu’en fait, il ne savait presque rien de personne en dehors des membres de sa famille et encore. Il fallait vraiment qu’il se refasse une vie sociale quand même. Mais ce n’était pas à la Tête de Sanglier qu’il risquait de rencontrer des personnes dignes d’intérêt.

La réaction d’Oleia lorsqu’il lui donna simplement son avis prit vraiment Jarvis de cours, une fois de plus. Il n’avait pourtant pas l’impression d’avoir dit quoi que ce soit d’extraordinaire. N’importe quel imbécile aurait pu dire pareil. L’Ex d’Oleia était un connard fini, c’était l’évidence même, point barre. Et puis Jarvis savait ce que l’on ressentait lorsqu’on était trompé par la personne aimée pour l’avoir lui-même vécu et pourtant, il ne s’était jamais dit que c’était sa faute s’il ne s’en était pas aperçu avant de les voir en pleine action. Il avait fait confiance à Daniela et c’était lourdement trompé, exactement comme Oleia et son ex. En fait Jarvis se demandait si le taux élevé d’alcoolémie d’Oleia n’y était pas un peu pour quelque chose dans sa réaction qu’il jugeait un tantinet excessive.

A qui tu veux que j’aille le répéter ? A mon poisson rouge ?, lui demanda-t-il en secouant doucement la tête avec un air dépité. De toutes manières se n’était pas son genre d’aller colporter ce qu’il apprenait pour la simple et bonne raison qu’il ne s’était jamais intéressé aux ragots et aux qu’en dira-t-on. La vie privé de chacun ne regardait personne d’autre que soi et ceux que l’on acceptait de mettre dans la confidence. Et ne me parle plus jamais de Détraqueurs s’il-te-plait, ajouta-t-il avec un frisson qui n’avait rien de simuler. La simple notion du nom de ces créatures qui devaient être tout droit sorti des enfers suffisait à le mettre mal à l’aise. Il en avait même la chaire de poule maintenant.

HEY !, s’exclama-t-il soudain en voyant Oleia attraper la bouteille et la siphonner au goulot. T’es dans un bar payant, pas dans ton salon ma P’tite ! Je vais me faire massacrer par le proprio s’il découvre ça.

Avec un air menaçant, Jarvis lui reprit la bouteille qu’elle venait de poser et lui servit un verre à la place qu’il posa à côté d’elle sur le comptoir. Ainsi, quand elle lui demanda s’il voyait beaucoup de clients comme elle dans le bar, il ne se retint pas de lui répondre avec un petit sourire sarcastique.

Non et encore heureux, on ferait faillite. Et j’ai jamais été du genre oreille compatissante vois-tu. Si tu veux me parler pendant des heures de ta collection de timbres ou des meilleures vacances de ta vie, soit, j'écouterais. Mais dès qu’il s’agit de parler de ta mère qui t’a sevrait trop tôt ou te ton père qui était jamais là… tu n’as pas frappée à la bonne porte.

Jarvis, se servit également un verre de whisky, en bu une gorgée puis continua.

De même que je veux bien te parler de mes études à Poudlard ou des gâteaux au chocolat de ma grand-mère Helga mais si tu espère m’entendre te parler des mes fiasco sentimentaux ou du moment le plus affreux de mon existence, tu peux toujours rêver. Certains détails de nos vies privées… devraient rester privés.

Après tout, pour les détails embarrassants, déprimants et sordides, il y avait les psys. Eux ils avaient étudiés des années pour ça et au final, ne coûtaient pas forcément beaucoup plus cher qu’un barman vous remplissant votre verre à chaque confidence. Bien que Jarvis n’aille pas al moindre confiance en eux. Il en avait vu un à son procès pour son « analyse psychologique » qui avait assuré qu’à défaut d’autre chose, il était sain d’esprit. Déclaration merveilleuse, surtout quand il s’agissait de savoir si vous avez commis un meurtre de sang-froid ou pas n’est-ce pas. Le second, il l’avait vu à sa sortie d’Azkaban et lui avait proposé de le voir une fois par semaine pour « un soutien psychologique aidant à sa réinsertion ». Jarvis n’était pas allé le vois une seule fois après être sorti de Sainte-Mangouste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 7 Juin - 1:28

Fry avait vraiment tendance à exagérer les choses pensa Oleia en entendant la remarque de Jarvis. Il était vrai que si elle obtenait une interview exclusive du barman de la Tête de Sanglier elle le taquinerait légèrement sur le sujet, mais pas durant des années ! Quelques mois tout au plus, elle avait bien d'autres façons de le taquiner, après tout, se moquer de Fry et se comporter comme une gamine avec lui était son passe-temps préféré, quand elle ne se retrouvait pas dans son lit. Enfin ça, ça n'était pas le sujet de la conversation qu'elle entretenait avec Jarvis. D'ailleurs, elle fit remarquer à ce dernier que Fry exagérait énormément et qu'elle ne l'embêterait pas autant si c'était à elle qu'il accordait l'interview tant convoitée. Elle s'était cependant fait une raison et avait décidé de cesser de courir après cette interview que Jarvis refuserait de toute manière, elle ne l'harcèlerait donc plus avec ça, ce qui, en soit, était une bonne chose. Lorsqu'elle demanda à Jarvis ce qu'il savait de Fry, elle le vit froncer les sourcils puis elle l'entendit dire qu'il ne savait, en définitive, rien de lui.

- Et bien...tu ne sais rien de lui en somme... Enfin, tu ne rate rien de grandiose, le meilleur moyen pour apprécier Fry est d'être comme lui, un vrai gamin. Dis moi....excuse-moi si c'est déplacé de te poser cette question mais...as-tu des amis ?

Dans un contexte différent, Oleia ne se serait pas permis de poser une telle question à Jarvis, surtout qu'elle pouvait paraître déplacée, une simple envie d'assouvir une curiosité, mais elle s'inquiétait vraiment pour lui, elle commençait à réaliser qu'il n'avait pas vraiment de vie sociale en dehors de ce bar et elle se sentait triste pour lui. Elle aurait aimé lui proposer son aide, mais elle se doutait qu'il la refuserait, et de toute manière, à chaque fois qu'elle voulait apporter son aide à quelqu'un, elle aggraver les choses ou alors ça se finissait dans une galère sans nom dont elle en avait le secret. Le pire était qu'elle continuait à vouloir aider les gens tout en ayant pleinement conscience de tout cela. L'être humain pouvait vraiment être con parfois, mais ça ce n'était pas nouveau.

Son taux d'alcoolémie relativement élevé, sa fatigue et sa tristesse avait poussés Oleia à se confier à Jarvis, enfin ça et le fait qu'elle ait parlé de son ex et qu'il lui ait demandé si elle était en pleine rupture. Elle l'avait donc menacé, pour plaisanter, si il avait le malheur de le répéter à quelqu'un, et la réaction qu'il eut lui confirma qu'il était dépourvu de vie sociale. Il lui parla d'un poisson rouge, visiblement c'était la seule "personne" à qui il pouvait répéter ses confidences, cette réponse aurait pu amuser la jeune femme si elle n'était pas venu de Jarvis, il fallait vraiment qu'il retrouve une vie sociale. En le voyant frissonner en entendant le mot "détraqueurs", Oleia se traita d'idiote, les détraqueurs n'étaient pas un sujet de plaisanterie pour les gens qui venaient de sortir de prison ! Elle devrait vraiment réfléchir avant d'ouvrir la bouche ! Pour se faire pardonner, elle attrapa un brownie dans le panier qu'elle avait apporté et le lui tendit avec une mine désolée.


- Je suis désolée Jarvis, je suis vraiment idiote par moment...mon but n'était absolument pas de te rappeler des mauvais souvenirs... Je ne t'en parlerais plus, promis... Tu as un poisson rouge ? Comment s'appelle-t-il ?

C'était un changement de sujet pour le moins pitoyable, mais elle n'avait pas trouvait mieux. Elle n'avait pas pensé que le fait d'attraper une bouteille de whisky et de boire à même la bouteille offrirait une changement de situation parfait. Voyant l'air menaçant qu'abordait Jarvis, la journaliste roula des yeux et le regarda lui servir un verre, mais elle voulait la bouteille elle ! Elle glissa donc une main dans son décolleté au moment même où le barman déclarait qu'avec des clients comme elle le bar ferait faillite et en sorti une petite bourse de velours noir. Elle ouvrit cette dernière et la posa sous les yeux de Jarvis, on voyait des reflets dorés dans le bourse, avant d'attraper, de nouveau, la bouteille de whisky et de boire au goulot, comme elle le faisait avant qu'on ne lui reprenne sa chère bouteille, tout en écoutant parler Jarvis. Elle garda ensuite la bouteille dans sa main, craignant qu'il ne lui enlève une fois de plus si elle la posait, et lui répondit.

- Il y a une dizaine de galions dedans, tu penses que ça sera suffisant pour le proprio ? Sinon, je ne collectionne pas les timbres, je trouve ça sans intérêt, les meilleures vacances de ma vie, je préfère les garder pour moi, ma mère a été assassinée il y des années et je préfère éviter le sujet de mon père. Puis, d'une manière générale, ce n'est pas mon genre de raconter ma vie à tout le monde, même si je sais que mon comportement de ce soir laisse supposer le contraire, donc, a priori, tu ne devrais pas avoir à jouer, une nouvelle fois, les oreilles compatissantes avec moi. Par contre, si tu veux le parler de tes études, je t'en prie, dans quelle maison étais-tu ? Ta grand-mère te faisait des gâteaux ? Ils étaient meilleurs que les miens ?

Oleia était quelque peu surprise que Jarvis soit prêt à parler de son passé d'étudiant, et elle serait par ailleurs ravie de l'entendre parler de ses sept années à Poudlard, ses propres études lui laissant quelques beaux souvenirs. De plus, elle ne voulais pas vraiment l'entendre parler de ses déboires amoureux, surtout qu'il ne voulait pas le faire, ça ne ferait que lui rappeler qu'elle même n'était pas très gâtée de ce côté là, quoique, il y avait pire qu'elle dans ce domaine et elle le savait très bien. Elle préférait plutôt éviter le sujet des peines de coeur la plupart du temps, sauf avec certaines personnes, comme Elektra, elle était toujours prête à écouter les problèmes de sa meilleure amie et à l'aider du mieux qu'elle pouvait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 7 Juin - 17:58

Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de chercher à en savoir plus sur lui, je l’avoue, répondit-il en haussant des épaules. Sa relation avec Fry était purement « professionnel le », ils n’avaient jamais vraiment discuté à bâtons rompus sur d’autres sujets. Ceci dit, il ne l’avait jamais fait non plus avec Oleia jusqu’à ce soir.

Oleia qui d’ailleurs le prit de cours avec sa question particulièrement gênante concernant sa vie privée. Se figeant net un instant, Jarvis l’observa tout en réfléchissant à comment l’envoyer voir ailleurs d’il y était mais finalement, il haussa une fois de plus des épaules tout en reposant son regard sur ses activités qu’il reprit.

J’en avais… Crois-le ou pas mais j’avais une vie sociale très fournie avant mais tu serais surprise de découvrir la vitesse à laquelle même tes meilleurs amis d’enfance arrivent à disparaître quand un jury te condamne pour meurtre.


Jarvis savait qu’il avait toutes les raisons du monde de leur en vouloir. Ils se disaient ses amis et l’avaient laissé tomber au pire moment de son existence, refusant de le croire quand il clamait son innocence mais c’était comme pour le reste, à quoi bon ressasser tout ça ? Leur en vouloir et le leur dire ne changeraient plus rien maintenant. Un de ses meilleurs amis avait tenté de le recontacter quand il était sorti d’Azkaban mais Jarvis avait trouvé cette démarche quelque peu hypocrite, son ami n’étant revenu que parce que la justice l’avait innocenté et non pas parce qu’il avait foi en ce que Jarvis disait. Ainsi, il n’avait pas cherché à renouer avec lui.

Et maintenant… Les gens me voient encore trop comme une espèce de phénomène de foire. Soit je leur fait peur, soit ils me regardent comme une bête curieuse. Et puis c’est pas vraiment dans ce bar que je vais me faire beaucoup d’amis. Soyons honnête, si au départ tu n’avais pas eu en tête de me demander une interview, tu ne serais jamais venue ici et tu aurais encore moins cherchée à me connaître. Ben c’est comme ça pour tout le monde tu vois. Les gens s’en fiche de qui je suis, il y a que le scandale qui m’entoure qui les intéressent.

Mais généralement ce genre de chose avait une fin et Jarvis attendait patiemment le prochain gros scandale qui l’effacerait pour de bon de la mémoire collective. Alors il pourrait reprendre une vie de citoyen ordinaire et se faire de vrais nouveaux amis mais pour le moment, toute cette histoire était encore trop fraîche.

Quand Oleia s’excusa de lui avoir parlé des Détraqueurs, Jarvis lui adressa un petit sourire pour lui signifier que ce n’était pas grave. C’était juste qu’il en avait vraiment une peur terrible désormais. Il lui arrivait de se réveiller la nuit en sursaut après un cauchemar qu’ils auraient peuplé ou de se figer sur place en voyant passer une ombre que les lui rappelait. A ses yeux, c’était un peu ridicule. Il avait l’impression de ravoir 5 ans et d’avoir peur du monstre se cachant dans l’ombre sous son lit ou dans son placard mais c’était plus fort que lui. Il les avaient vu à l’œuvre, avant entendu les hurlements de leurs victimes à Azkaban, avait ressenti la douloureuse sensation de malheur qu’ils dégageaient. Mais alors que la plupart des sorciers n’avait à l’endurer que quelques secondes, voir parfois quelques minutes, les prisonniers d’Azkaban devaient l’endurer nuit et jour, en permanence, sans un seul instant de répit. Il y avait de quoi devenir fou. D’ailleurs, beaucoup de co-détenus de Jarvis l’étaient devenus. Lui-même ne savait pas comment il avait réussit à ne pas céder totalement à la folie. Mais il était persuadé que cela n’aurait été qu’une question de temps. Quelques années de plus et lui aussi aurait fini fou à lié à cause de gardiens de la prison magique.

Oui j’ai un poisson rouge, dit-il avec un léger rire. Je l’ai acheté sur un coup de tête juste après avoir acheté ma maison. Ne me demande pas pourquoi j’ai pris un poisson au lieu d’un chien ou un chat, j’en sais rien. J’ai toujours bien aimé les poissons. Et il s’appel Aristote même si donner un nom à un poisson rouge ne sert à rien vu qu’ils ne sont pas capable de le reconnaître.

Et puis cela pouvait sembler étrange et dérisoire mais la présence du poisson rouge lui permettait de se sentir un peu moins seul quand il était chez lui. Parce que oui, il lui arrivait de se sentir seul. Souvent même à vrai dire. Après tout, sa vie sociale se limitait juste à un nombre restreint de personne qu’il pouvait compter sur les doigts de la main, dont sa mère malade qui ne pouvait presque plus sortir de chez elle.

Après avoir tenté de sauver la bouteille des griffes d’Oleia, Jarvis prit la bourse qu’elle lui tendit, prix les gallions nécessaire pour payer la bouteille et lui rendit le reste tout en l’écoutant. Il apprenait que sa mère avait été assassinée et il compatissait, il savait ce que c’était que de perdre quelqu’un de cette manière mais parler meurtre était de loin la dernière chose dont il avait envie. Ainsi, il ne souleva pas le sujet.

J’étais à Serdaigle, lui répondit-il avec un premier vrai sourire sincère qui illumina tout son visage au souvenir de ses années d’études qu’il avait adoré. Il gardait d’excellents souvenirs de ses 7 ans à Poudlard. Mon père était super fier, ajouta-t-il alors que son sourire se faisait un peu plus nostalgique. Son père lui manquait terriblement.

Et oui ma grand-mère me faisait toujours un bon gâteau.

Rien que d’y repenser, Jarvis avait l’eau à la bouche et il s’appuya contre le bar en enfonçant les mains dans ses poches avant de s’expliquer.

Tu sais, mes parents avaient ce qu’on appel poliment des revenus très modeste. La vérité c’est qu’on était pauvre. Un simple paquet de chocogrenouille était un vrai luxe pour moi. Et chaque année, pour mon anniversaire, ma grand-mère paternelle venait depuis l’Allemagne nous voir et elle me faisait toujours un Kaesekuchen. C’est un espèce d’étouffe chrétien allemand à base de fromage blanc et de chocolat. Sauf que comme j’adore le chocolat et que j’en avais pas souvent, elle rajoutait même du chocolat dans la partie en fromage blanc. J’adorais ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Lun 11 Juin - 20:40

Une question très personnelle pour le moins embarrassante, voilà ce qu'Oleia venait de poser à Jarvis, et elle s'en rendit compte en le voyant se figer net en l'entendant. Elle le savait pourquoi qu'elle devait réfléchir avant de parler ! Mais elle continuait quand même de parler à tort et à travers, elle allait finir par s'apporter des ennuis si elle ne réagissait pas ! Alors qu'elle allait s'excuser et lui dire d'oublier cette question puisque, de toute manière, ça ne la regardait pas, elle entendit la voix de Jarvis et le regarda tout en l'écoutant attentivement. Elle l'écouta sans l'interrompre, on croirait pas comme ça, mais c'est un exploit venant d'elle, et réfléchit à ce qu'il venait de lui dire. Elle comprenait la réaction de ces personnes qui avaient été les amis de Jarvis avant son emprisonnement, mais elle ne l'approuvait pas. Pour elle c'était juste impensable et absolument dégueulasse de tourner le dos à ses amis au moment le plus dur de leur existence. Si elle s'écoutait, elle dirait clairement ce qu'elle pensait de ces idiots qui n'avaient rien trouvé de mieux que de tourner le dos à Jarvis à ce moment là. Certes il était accusé de meurtre, mais il clamait son innocence et ses amis auraient du le croire et le soutenir. C'était ce qui l'énervait le plus, c'était que Jarvis se soit retrouvé pratiquement seul à cet époque de sa vie...

Elle ne sut que dire quand il lui parla de son passé, mais sa vie sociale actuelle, ou plutôt son absence de vie sociale, la mit un peu plus mal à l'aise. Il était vrai qu'il n'était pas dans un situation des plus communes et des plus faciles. Bien qu'il ait été innocenté, peu de personnes croyaient qu'il était innocent, ou bien on se méfiait de lui parce qu'il sortait d'Azkaban, il faut dire que cette prison inspirait la crainte à tout le monde sorcier, et donc on avait tendance à se méfier et à éviter les gens qui y avait séjourné. Quand il lui demanda si elle aurait cherché à le connaître si elle n'avait pas voulu obtenir une interview de lui, Oleia esquissa un petit sourire amusé. Il ne la connaissait vraiment pas si il pensait ça d'elle, elle était têtue, pot de colle et spécialiste des amitiés bizarres et improbables. Après tout, sa meilleure amie était bien une étudiante, elle couchait avec un journaliste gamin avec qui elle entretenait une certaines rivalité, et sa colocataire...il valait mieux ne pas en parler !


- N'en sois pas si sur, si je t'avais rencontré, pour une raison autre qu'une interview, je serais surement venue te parler, par curiosité, ou pour savoir pourquoi les gens te regardent de cette manière aussi bizarre. Tu sais, le scandale qui t'entoure comme tu dis, finira par être remplacé et certainement rapidement, et par n'importe quoi, ça peut être par la vie sexuelle du couple le plus influent d'Angleterre, j'ai nommé la ministre de la magie et le directeur de Poudlard, ou par un meurtre ou alors par la fabuleuse couleur prune qui va bientôt envahir nos rues.

La dernière phrase avait été prononcée avec ironie et amertume, la jeune journaliste ne se souvenant que trop bien de ce maudit article qu'elle avait du écrire sur la couleur prune ! Cependant, ses pensées furent bien vite débarrassées de cette maudite couleur, ayant une fois de plus commis une bourde en parlant de détraqueurs, quelle idée franchement de parler de détraqueurs à un ex détenu ?, elle fut soulagé de voir Jarvis lui adressa un petit sourire. La conversation reprit un court normal, bien qu'en soit une telle conversation entre eux soit un fait surprenant, et ils parlèrent de poisson rouge. Oui oui, de poisson rouge ! Oleia sourit en entendant le nom que Jarvis avait donné à son poisson rouge, il avait fait dans l'originalité lui au moins ! Beaucoup de personne trouvait les poissons rouges inutiles et sans intérêt, mais Oleia n'était pas cet avis, elle aimait beaucoup ces petits poissons qui étaient bien plus calme que les chiens et moins salissant que les chats.

- J'avais des poissons rouges quand j'étais plus jeune, mes parents me les avaient offerts parce qu'ils étaient souvent en voyage et ils avaient pris l'habitude de me laisser seule à la maison. Ma mère était musicienne, une chanteuse, Eleanore Danton aussi appelée Ely, ça te dit peut être quelque chose....et mon père était passionné de botanique, il parcourait le monde à la recherche de nouvelles plantes, ils m'avaient donc offert cinq poissons rouges pour me tenir compagnie, je les avais appelé Pêche, Abricot, Clémentine, Nectarine et Orange, pour l'originalité, on repassera. Même si ils ne me l'ont jamais dit, mais ils ont été soulagés lorsque je suis entrée à Poudlard.

La jeune blondinette émit un petit rire après avoir annoncé les noms qu'elle avait donné à ses poissons rouges, il faut dire qu'à dix ans, on n'a pas vraiment d'imagination ! Elle regarda ensuite le barman prendre les galions nécessaire pour payer la bouteille qu'elle était en train de vider et sourit quand il lui rendit sa bourse. Elle la rouvrit et en sortit un galion qu'elle donna à Jarvis, il méritait bien ça le pauvre, après la soirée qu'elle lui faisait passer, puis elle rangea sa bourse à l'endroit d'où elle l'avait sortie. Elle écouta ensuite Jarvis parler de son enfance, et en particulier parler de sa grand-mère qu'il semblait adorer. Tandis qu'il parlait de ce gâteau au chocolat qu'il semblait adoré, et qui avait l'air délicieux, Oleia continuait de vider sa bouteille lentement. Elle était attendrit de voir Jarvis parler de sa famille ainsi, ça changeait des conversations qu'ils avaient d'habitude, et elle pourrait très vite s'y habituer. C'était, à ses yeux, beaucoup plus agréable de parler de chose comme des gâteaux au chocolat confectionnés avec amour par sa grand-mère que de marchander pour obtenir une interview.

- J'étais aussi élève à Serdaigle lorsque j'étudiais à Poudlard, j'y ai passé de très belles années d'ailleurs. Tu as l'air de beaucoup aimer ta grand-mère, même si tu étais pauvre, tu as du grandir avec l'amour de tes proches, en somme tu as du avoir une enfance plus heureuse que certaines personnes. Moi-même je n'ai jamais connu mes grands-parents, mes parents étant en froid avec les leurs pour je ne sais quelle raison...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Mer 13 Juin - 15:45

Jarvis n’aurait jamais cru penser ça un jour au sujet d’Oleia mais il trouva mignon la façon dont elle tenta de lui remonter le moral et de le conforter dans l’idée qu’il ne serait bientôt plus qu’une vieille histoire que tout le monde oublierait. Il lui adressa même un léger petit sourire en l’écoutant avant de rire doucement en l’entendant parler de la Ministre.

Tout le monde semble déjà parler en long et large et en travers des ébats de la Ministre. Je t’assure, c’est un des sujets de discussion qui ressort le plus souvent ici… Enfin, après moi.


A vrai dire, Jarvis avait mit un temps pour comprendre de qui il était question et pour piger que la Ministre de la Magie était mariée au Directeur de Poudlard. En effet, quand il avait été emprisonné, ce n’était pas encore Anne O’Laughlin qui était à la tête des Sorciers d’Angleterre et à Azkaban, il n’avait pas vraiment accès aux journaux. Il y avait bien sa mère qui lui donnait deux trois nouvelle du monde extérieur quand elle venait le voir mais ils préféraient parler de leur famille et d’autres sujets plus personnel que du changement de Ministre. Jarvis se souvenait juste qu’au dernier changement, sa mère avait eu l’espoir que la nouvelle Ministre, une femme, écouterait sa requête de rouvrir le dossier. Jarvis, bien plus terre à terre, savait bien lui que le nouveau Ministre en fonction aurait eu bien mieux à faire.

Et c’est quoi cette histoire de couleur prune ? J’aime bien le prune moi…

Certes, il ne décorerait pas son intérieur avec des murs de cette couleur mais quand même. Et puis cela lui offrait la possibilité de dévier du sujet de sa vie sociale chaotique. Ou plutôt presque inexistante. Mais après tout, il n’était dehors que depuis 3 mois et entre la recherche d’une maison, la recherche d’un travail et tout le reste, il fallait admettre qu’il n’avait pas vraiment eu le temps en plus de faire de nouvelles rencontres. Quand il finissait le boulot, après une journée passée avec la faune local de la Tête de Sanglier, il avait plus envie de se retrouver seul et au calme que de faire la tournée des bars à son tour, ce qui n’aidait pas vraiment à sa sociabilisassions. D’où le poisson rouge accessoirement.

Entendre Oleia lui parler de ceux qu’elle avait eu l’amusa. Il se mit même à rire en entendant les noms qu’elle leur avait donnés.

Et tu arrivais à savoir lequel était qui au moins ?

Parce qu’il fallait être franc, qu’est-ce qui ressemblait plus à un poisson rouge… Qu’un autre poisson rouge ? A l’animalerie, Jarvis aurait bien été incapable de les différencier et avait choisit le sien au hasard. Quant au nom Aristote… A la base, il n’avait pas eu l’intention de lui donne run nom. Après tout un poisson était un poisson, ce n’était pas comme s’il risquait de réagir s’il l’appelait. Ce n’était que 2 jours plus tard, en passant devant l’aquarium en rentrant du boulot que, sans réfléchir, il salua le petit truc à écaille en le gratifiant du nom d’Aristote et c’était resté.

Acceptant le pourboire qu’Oleia lui donna d’un petit geste de la tête, Jarvis lança machinalement la pièce dans sa bourse, comme à chacun de ses pourboires. Il la récupérerait quand il ferait ses comptes dans quelques jours. En même temps, buvant une gorgée de sa bière, il écouta Oleia résumer sa vie avec une description toute journalistique. Déformation professionnel probablement.

Aimait en fait, réctifia-t-il gentiment. Elle est morte quand j’avais… 22 ou 23 ans mais oui j l’adorais. Elle était de sang-mêlé et me racontait toujours comment ça se passait chez les Moldus. Ça me faisait office de contes de fées quand j’étais petit, je t’assure !

Pour le jeune sang-pur qu’il était, les histoire de sa grand-mère sur sa propre enfance passée chez les moldus avaient toujours eu quelque chose de contes fantastique à ses yeux et il se souvenait avoir été très surprit quand elle lui avait apprit que chez les moldus, les sorciers n’étaient que des histoires, le plus souvent effrayantes.

Et oui, j’ai eu une enfance très heureuse, ajouta-t-il avec un petit sourire nostalgique. Comme quoi, l’argent ne fait pas obligatoirement le bonheur. Mon père économisait pendant des semaines pour pouvoir m’offrir un paquet de chocolat de temps à autres. Je ne recevais qu’un seul jouet par Noël et par anniversaire et je ne portais que des vêtements achetés dans des boutiques de secondes mains mais ça m’était égal, dit-il en haussant des épaules.

Il n'ignorait pas qu'à l'époque de son procès, beaucoup avait inventé des histoires partant du fait que issue d'une famille pauvre, il avait forcément été maltraité et avait obligatoirement eu une enfance horrible et difficile, ce qui expliquait pourquoi il était devenu un meurtrier. Cela avait mit Jarvis hors de lui qui n'avait pas supporter qu'on puisse parler de la sorte de ses parents qui avaient absolument tout donné pour lui depuis son premier jour.

Plongé dans ses souvenirs, Jarvis termina son verre puis posa son regard sur le verre vide, semblant captivé par le reste de mousse qui s’y accrochait avant de continuer en tournant juste son regard sur Oleia avec un regard où se mêlait clairement l’amour qu’il pouvait ressentir pour les siens et une pointe de tristesse.

Tu sais… Quand j’ai eu ma lettre pour Poudlard, ça n’a pas été une surprise vu que je suis de sang-pur mais pourtant, je t’assure que mes parents étaient super fier. Je l’ignorais mais ils s’étaient encore plus serré la ceinture pendant des mois pour me faire un cadeau et la veille de mon départ, il m’ont offert un uniforme de Poudlard flambant neuf.

Jarvis s’interrompit un instant avec un sourire gêné, détournant le regard avant de reprendre.

Ça peut sembler idiot parce que généralement tout le monde à un uniforme neuf mais c’était la première fois de ma vie que j’avais un vêtement neuf, que j’étais le premier à porter et je savais que cela avait représenté une vraie fortune pour mes parents mais ils voulaient que je fasse mon entrée à Poudlard avec mon propre uniforme à moi, que je puisse faire mon entrée la tête haute. Je crois que le regard fier de mon père quand il m’a vu dedans pour la première fois est le meilleur souvenir de mon existence, termina-t-il avec le regard légèrement embué.

Réalisant cela, Jarvis secoua vaguement la tête comme pour en chasser ses souvenirs et se remit en mouvement, astiquant pour la 15ème fois de son service le bar pourtant propre. Il n’avait pas pour habitude de parler ainsi, encore moins de lui. En fait, il ne l’avais même pas fais une seule fois depuis 10 ans. C’é.tait peut-être juste ça, le besoin de pouvoir enfin parler à nouveau normalement avec quelqu’un. Les discussion simple et normale lui avait vraiment manqué pendant tout ce temps.

Excuse moi, tu dois rien en avoir à faire de toutes mes histoires de quand j’étais gamin… Comme ça tu étais aussi à Serdaigle donc ? Tu étais dans l’équipe de Quidditch ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Lun 18 Juin - 22:12

La vie sexuelle de la ministre de la magie anglaise, ce sujet semblait plus intéresser les sorciers d'Angleterre que la vie politique de cette dernière, c'en était presque désespérant. Il faut dire que quand on est dirigeante du monde sorcier et qu'en plus on est mariée au directeur de Poudlard, l'une des plus grandes écoles de magie, on avait plus tendance à nourrir les magazines de ragots que les journaux politiques. Oleia elle-même avait déjà écrit à ce sujet, et pourtant ce genre de ragots n'étaient pas vraiment son truc. Elle ne fut d'ailleurs pas surprise d'apprendre que c'était un sujet de conversation très fréquent dans ce bar. Une petite moue triste passa rapidement sur le visage de la petite blondinette quand Jarvis ajouta que c'était le sujet le plus fréquent, après lui. Les gens étaient vraiment des crétins au final, ils n'avaient donc que ça à faire de colporter des ragots sur un type présent dans la salle ? Elle poussa donc un petit soupir et tenta de le rassurer.

- Oh t'inquiète pas, ça finira par être le sujet de conversation le plus récurrent...et ça avant toi ! Ils se lasseront tu le sais bien.

Une expression désespérée passa sur le visage de la jeune journaliste lorsqu'il lui demanda ce qu'était cette histoire de couleur prune. La pauvre était encore traumatisée par ce fameux article. Elle ne comprenait pas qu'on puisse sérieusement parler durant deux longues heures de la couleur prune. Elle avait même pleurer en sortant de la boutique de madame Guipure avec une migraine pas possible, c'était horrible. Mais elle avait prit son courage à deux mains et avait écrit cet article immonde qui avait finalement était publié. Le pire avait été que Fry s'était moqué d'elle à cause de cet article maudit, mais bon, elle avait tourné la page sur ce cauchemar. Elle poussa un discret soupir et répondit tout de même à Jarvis, après tout, ce n'était pas de sa faute à lui si elle avait été traumatisée par la couleur prune.

- En fait, je devais écrire un article sur la nouvelle collection de madame Guipure, et la couleur prune sera la couleur phare de cette nouvelle saison vois-tu et pendant deux longues heures on m'a parlé de cette couleur, c'était horrible. Et, pour couronner le tout, pendant que j'écrivais l'article, Fry est venu avec des sucettes et il a lu l'article et il s'est moqué de moi ! Le fourbe ! Pourtant il sait que je déteste ce genre d'article, c'est pour ça que je veux intégrer la gazette !

La conversation dériva ensuite vers le poisson rouge de Jarvis, Oleia lui expliqua donc qu'elle en avait eu cinq étant petite. Il rit d'ailleurs lorsqu'elle lui apprit les noms qu'elle avait donné à ses poissons, et, pour toute réponse, elle lui tira la langue. Cependant, c'était vrai qu'elle avait cruellement manqué d'imagination en donnant un prénom à chacun de ses poissons, mais, pour sa défense, elle était jeune à cette époque. Elle fut amusée quand il lui demanda si elle arrivait à les différencier et tâcha de ce remémorer cette époque lointaine où elle passait des heures à regarder ses poissons nager. Elle émit un petit rire en se souvenant de ses poissons et, avec un visage d'enfant, elle répondit à Jarvis.

- Et bien, ils étaient tous différents. Orange était tout orange, oui c'est logique, Pêche était beaucoup plus rouge, Abricot était rouge mais à moitié blanc, Clémentine avait des petites tâches blanches et Nectarine était tout blanc avec quelques traces oranges. Ce n'était pas bien compliqué, en fait, j'avais fait exprès d'en choisir cinq bien différent pour ne pas les confondre.

La jolie blonde lui donna ensuite un pourboire et le regarda le ranger en continuant à boire, bien que ça ne soit pas raisonnable. Elle l'écouta ensuite parler de sa grand mère, et fut désolée d'apprendre qu'elle était morte, mais elle préféra ne rien dire, Jarvis semblait plongé dans ses souvenirs, et elle ne voulait pas l'en tirer. Elle l'écouta ensuite parler de son enfance, touchée de le voir avec un tel sourire nostalgique, elle était attendrie par Jarvis en cet instant. Elle sentait, à travers ce que lui racontait le barman, que ses parents l'avaient énormément aimé et que, bien qu'ils étaient pauvre, Jarvis n'avait jamais manqué de rien. Ce qui n'était pas vraiment son cas en fait, elle avait été heureuse enfant, mais elle s'était souvent sentie seule... Lorsqu'il lui adressa un petit sourire gêné alors qu'il parlait de son entrée à Poudlard, elle lui adressa un petit sourire tendre, pour lui montrer qu'elle était touchée par ce qu'il lui racontait. Elle commençait à se rendre compte qu'elle n'avait pas cherché à connaître Jarvis, trop occupée qu'elle était à vouloir obtenir une interview, alors que Jarvis était quelqu'un d'adorable et qui méritait d'être connu.

Il finit de lui parler de son enfance, et plus particulièrement de son entrée à Poudlard, puis il y eut un silence. Oleia ne le rompit pas, elle se doutait que ça ne devait pas être facile pour lui de reparler de tout cela, surtout qu'elle voyait bien son regard quelque peu embué. Elle le regarda astiquer une fois de plus le bar qui pourtant n'en avait pas besoin et posa sa main sur la sienne pour arrêter son geste. Doucement, elle lui prit le torchon des mains et le posa près d'elle, elle le regarda ensuite et lui adressa un petit sourire, qui devint un sourire amusé quand il s'excusa, supposant qu'il devait l'ennuyer et qu'elle n'en avait rien à faire. La vérité était tout autre, et elle s'empressa de le lui dire.


- Ne dis pas ça, tout cela m'intéresse, sinon je ne t'écouterais pas parler et je t'aurais interrompu. D'une certaine manière, ça me permet de mieux te connaître, et ça me confirme que tu adore le chocolat, je comprend mieux pourquoi tu aimes mes pâtisseries. Elle le taquinait, histoire de détendre un peu l'atmosphère, puis enchaîna d'une voix plus calme. Je suis sincèrement désolée pour ta grand-mère, c'est horrible de perdre les gens qu'on aime... Elle marqua une petite pause puis reprit. Tes parents doivent énormément t'aimer, et je ne trouve pas ça idiot du tout cette histoire d'uniforme. Vois-tu moi mes parents me donnaient tout ce que je voulais, ou presque, mais ils n'avaient pas de gestes tendres et de marques d'affection, mon père n'avait même jamais remarqué que je voulais être journaliste et que j'adorais écrire avant que je ne me lance dans mes études...

Oleia cessa de parler à l'évocation de son père, sentant ce pincement au coeur, qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle parlait de lui. Comment pouvait-on sérieusement renier sa fille parce qu'elle refuse d'accomplir votre rêve, sachant pertinemment qu'elle serait malheureuse dans cette voie ? La vérité était que son père avait énormément changé après la mort de sa femme, et il s'était de plus en plus éloigné sa fille, alors qu'il n'était pas particulièrement proche d'elle à la base, et la pauvre Oleia en avait énormément souffert, même si elle le cachait. Elle secoua légèrement la tête et reporta la bouteille à sa bouche pour boire de longues gorgées afin de chasser tous ces souvenirs de son esprit. Elle reposa ensuite la bouteille et répondit à Jarvis, avec une grimace et un ton amusé, riant de ses propres anecdotes.

- Oui, j'étais à Serdaigle, j'y ai d'ailleurs passé de très belles années et je garde d'excellent souvenirs de ma scolarité à Poudlard. Et non, je ne faisais pas partie de l'équipe de Quidditch... A vrai dire, je suis un véritable danger publique sur un balai, j'ai faillit crever l'oeil de l'un de mes camarades lors du premier cours de vol parce que je n'arrivais pas à diriger mon balai un vrai danger ambulant d'après le professeur de l'époque. Je n'aurais jamais été acceptée dans l'équipe de Quidditch et de toute manière, plus j'étais loin d'un balai, mieux je me portais ! Mais peut être que toi tu en as fait partie ? Quelles étaient tes matières préférées ? Moi j'adorais le cours de sortilège, de défense; de potion et de botanique, par contre, j'étais très nulle en métamorphose, j'avais énormément de mal à transformer complètement un objet, une fois j'ai même transformé la moitié d'une souris en tasse tandis que l'autre moitié était toujours souris, trois élèves sont tombés dans les pommes ce jour là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Mer 20 Juin - 13:33

Jarvis espérait sincèrement qu’Oleia aille raison. Il avait beau se dire et se répéter qu’il s’en fichait de tout les ragots qui de disaient sur lui, qu’il se moquait des regards inquisiteurs et des commentaires de certains, tout cela cumulé depuis 3 mois commençait à lui peser sur les épaules. Il avait de plus en plus souvent l’envie de fuir se réfugier chez lui, loin de tout et de tout le monde juste pour échapper à tout cela un moment. Cela commençait même à souvent l’empêcher de dormir. A dire vrai, Jarvis craignait de plus en plus d’être entrain de glisser lentement mais sûrement dans une de ces bonnes vieilles dépression nerveuse contre laquelle le psychologue de Sainte-Mangouste l’avait justement mit en garde. Tout ceux qui pensait que le retour à la liberté pour un innocent ayant passé des années en prison devait être quelque chose d’idyllique s’apparentant au Paradis se trompaient lourdement. C’était plus un poids à porter qu’autre chose. Une extension des souffrances et difficultés endurée durant l’emprisonnement.

C’est pourquoi, finalement, discuter de tout et de rien avec Oleia lui fit en quelque sorte l’effet d’une bouffée d’air frais pendant un moment. C’était à croire que personne n’était capable d’avoir une simple conversation banale avec lui. Tout el monde semblait se sentir obligé d’avoir un air sérieux en sa présence et de devoir lui parler que de sujet plutôt déprimant touchant bien sûr à tout les coups à sa situation. Il avait parfois envie d’attraper ses personne par les épaules te de les secouer violemment en leur criant d’arrêter ce délire et de commencer à le traiter comme un être humain normal tout à fait capable de parler de Quidditch, de musique ou de partager des blagues. Azkaban n’était pas l’unique sujet de conversation dont il était capable et, de plus, c’était surtout le dernier sujet que lui avait envie d’aborder. Tout comme il avait souvent envie de leur coller des baffes devant leurs expressions emplies de pitié à chaque fois qu’ils posaient les yeux sur lui. Il préférait presque les regards de dégoûts ou de craintes qu’il inspirait à certains inconnus qu’il lui arrivait de croiser plutôt que de voir en permanence cette pitié sur les visages de son entourage.

Mais Oleia n’avait jamais été ainsi avec lui. Certes au début elle n’avait fait que de lui parler de « son cas », son histoire, dans le but d’obtenir son interview mais jamais elle ne l’avait regardée avec cette expression de pitié, jamais elle ne lui avait parlée sur ce ton faussement condescendant comme de peur qu’il ne devienne dingue si on lui parlait sur un ton normal.

Il écouta tranquillement Oleia lui parler de ses déboires avec la couleur pourpre, fronçant des sourcils quand il fut question de Fry, ne comprenant pas trop ce que les sucettes avaient à voir dans l’histoire mais peu importe. A vrai dire, Jarvis ne s’était jamais vraiment intéressé à la mode. La seule qu’il avait suivit avec grand intérêt avait été celle de l’été où, encore étudiant à Poudlard, la mini jupe était revenue en force chez les jeunes filles. Cette mode là oui, il s’y était beaucoup intéressé mais sinon ça…

Viens bosser une journée ici à écouter le vieil Herbus complètement bourré te raconter pour la 350ème fois comment un Mangemorts lui a cramé un orteil par accident il y a plus de 50 ans… Je te garantis qu’après ça, tu voudras retourner à tes articles sur la mode.

Jarvis n’en pouvait plus de cette histoire, En plus, le vieil homme la racontait toujours exactement de la même manière, au mot près. Si bien que désormais, Jarvis pouvait la réciter du bout des lèvres en même temps que lui. C’était l’un des nombreux inconvénients à être barman. La première fois que Herbus lui avait raconté son histoire, Jarvis était mort de rire, ce qui avait passablement vexé le vieux au passage, ce dernier vivant cela et exhibant sa brûlure comme une blessure de guerre. Après la 15ème, Jarvis était mort tout court.

Ben Aristote est juste rouge, lui dit-il après qu’elle aille décrit ses poissons. Je devrais peut-être en prendre un deuxième pour lui faire de la compagnie…

Après tout ce n’était pas parce que lui était vraiment seul que son pauvre poisson devait l’être aussi.

Se livrer comme il le fit n’était pas une habitude chez lui et il se sentait légèrement gêné, d’où la raison pour laquelle il astiqua une fois de plus le bar. Il avait perdu l’habitude des relations normale avec discussions détendues. Il avait l’impression d’y être rouillé d’ailleurs. Il fallait qu’à Azkaban, les Détraqueurs n’étaient pas vraiment ceux avec qui ont avait le plus envie de papoter autour d’une bière. Il fut surprit en sentant le contact de la main d’Oleia sur la sienne et arrêta son geste en levant un regard interrogateur sur elle, sourcils froncés. Sans doute avait-elle remarquée son tic de nettoyer tout ce qui passait sous sa main, même propre, lorsqu’il se sentait gêné ou nerveux ou mal à l’aise ou qu’il s’ennuyait ou qu’il était énervé enfin bref, presque tout le temps.

J’adore tes pâtisseries, lui dit-il presque à voix basse, comme sur le ton de la confidence avant de lui adresser un petit sourire. Il fallait dire qu’il ne le lui avait jamais clairement dit. Il l’avait toujours remercié, dit que c’était bon mais jamais sans plus. La vérité était qu’il était toujours ravit quand il l’a voyait arrivé avec un panier ou une assiette. Surtout que lui-même était une catastrophe en pâtisserie. Et ne sois pas désolée pour ma grand-mère, elle n’était plus vraiment de première jeunesse non plus.

« Mutti », comme Jarvis l’appelait, sa grand-mère étant allemande, était morte de vieillesse une nuit, paisiblement, dans son sommeil après une vie très remplie. Une mort enviable en somme.

Il eu un nouveau sourire gêné quand Oleia lui fit remarquer que ces parents devaient beaucoup l’aimer. C’était vrai en plus.

Autant que moi je les aime je dirais. Depuis la mort de mon père, je suis un peu tout ce qu’il reste à ma mère donc c’est normal que je m’occupe un peu d’elle maintenant que je le peux. Mais si ça peux te rassurer un peu, malgré le fait que j’aille toujours été très proches d’eux, ils ont aussi découverts par surprise que je me lançais dans la carrière d’employé de banque, dit-il en riant. Je crois que les parents arrivent pas à imaginer qu’on devient adultes quand on quitte Poudlard et tombent un peu des nues quand ils s’en aperçoivent au moment où on choisit notre profession.

Il fallait dire qu’en 7 ans d’études Jarvis avait changé d’avis sur sa future carrière quelque chose comme 15 fois. Cela n’aidait pas vraiment à savoir à quoi s’attendre finalement.

La conversation dévia d’ailleurs justement sur leurs années d’écoles et Jarvis éclata d’un rire franc quand Oleia lui expliqua être un vrai danger sur un balai. Bizarrement, cela ne l’étonnait même pas.

Moi j’en ai fais partie mais juste une année, lui répondit-il. C’était quand j’étais en 6ème, j’avais passé les sélections pour rejoindre l’équipe dans le but de séduire une fille et j’ai été pris comme Poursuiveur. Ma carrière c’est arrêtée la même année lors du match de final qui nous opposait aux Serpentard quand je me suis pris par accident leur gardien dans la tronche. Un espèce de colosse bâti comme une armoire à glace avec une tronche de top model et dont toutes les filles étaient folles. Il a un poste important au Ministère maintenant d’ailleurs je crois, Duncan McLachlan. Lui il à peine dévié de sa trajectoire de quelque centimètres et moi j’ai été propulsé da ns les airs avant d’atterrir par terre et de me pêter un bras. La fille, devenue ma copine entre deux, m’a d’ailleurs quittée ce même soir pour McLachlan justement… Après ça j’ai décrété que le Quidditch était bien trop douloureux, même pour les beaux yeux d’une fille et je ne suis pas retourné dans l’équipe à la rentrée, préférant me concentré sur mes ASPICS, expliqua-t-il avec un entrain non dissimulé, mimant même la superbe collision de ses mains. Voir Jarvis parler avec autant d’aisance, plaisanter et avoir l’air détendu devait avoir quelque chose d’assez surprenant car à des années lumières de son comportement renfermé et discret habituel. C’était juste que pour la première fois, il se sentait à l’aise et celui qu’il avait eu été revenait un peu à la surface.

Quand il fut question de la pauvre demi souris, Jarvis ouvrit des yeux comme des soucoupes, essayant d’imaginer le massacre que cela avait dû être.

Pauvre souris…, dit-il avec un air sincèrement désolé pour le rongeur avant de reprendre sur un ton moins morne. J’adorais les sortilèges aussi et j’avais pris études des moldus comme options, c’était super intéressant et pratique. Quand j’avais des questions, j’écrivais à ma grand-mère. Par contre j’avais aussi pris Arithmancie en me disant que comme j’étais bon en calcule, ça serait une bonne moyenne d’assuré facilement… tu parles… j’ai préféré lâcher avant d’arriver à mes ASPICS, ça aurait coulé ma moyenne générale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Ven 22 Juin - 0:17

Les articles de mode, c'était vraiment l'aspect le plus déplaisant de son poste actuel, du moins aux yeux d'Oleia. Ecouter des gens parler durant des heures, qui lui paraissaient des siècles, de différents tissus et de différentes teintes de couleur qui pour elle était strictement identique était un vrai supplice. Pour elle le bleu turquoise et le cyan était strictement identique et elle préférait une tenue agréable à porter, comme un jean et un t shirt en coton, à une tenue plus sophistiquée mais moins agréable. Pourquoi se torturer pour plaire aux autres ? Pourquoi se cacher derrière une tonne de maquillage et des tenues "à la mode" pour paraître plus belle alors que la beauté naturelle était la plus belle qui soi ? Non, la mode n'était décidément pas une chose pour Oleia. Cependant, elle ne se voyait pas non plus serveuse à écouter sans cesse la même histoire. D'ailleurs, elle ne cacha pas la grimace que déclencha l'information que lui avait donné Jarvis. Le pauvre, comme si son boulot n'était pas assez pénible comme ça, il fallait en plus qu'un vieux en rajoute une couche avec une histoire à dormir debout !

- Vous n'avez pas essayé de lui faire comprendre que son histoire vous la connaissiez par coeur à force ? Moi je ne supporterais pas ça bien longtemps, je suis pourtant patiente mais là... Enfin, je suppose que tu as raison, l'écouter raconter la même histoire à longueur de journée me ferait peut être regretter les articles de modes.... Mais on voit bien que tu n'as pas été torturé pendant des heures à écouter des folles te parler de chiffons et de couleur prune !

C'était étonnant d'avoir une conversation normale avec Jarvis. Étonnant certes, mais également très agréable pour la jeune femme. De plus, elle se doutait qu'il ne devait pas avoir ce genre de conversation tous les jours, ce qui rendait celle-là plus agréable ensuite. Ils parlèrent de poissons rouges, et quand Jarvis l'informa qu'il allait peut être en acheter un deuxième pour tenir compagnie au premier, Oleia eut un petit sourire attendrit et hocha la tête pour lui montrer que c'était, en effet, une bonne idée. Jarvis lui parla ensuite de son enfance, de son amour pour sa grand mère et pour ses parents, de sa passion pour le chocolat. Les lèvres de la grande journaliste s'étirèrent dans un immense sourire lorsque le barman lui murmura qu'il adorait ses pâtisseries. La demoiselle se doutait qu'il aimait ses pâtisseries, puisqu'il les mangeait à chaque fois et, de plus, elle se savait bonne pâtissière, mais ce que venait de lui dire Jarvis lui fit énormément plaisir, et elle se promit de lui ramener des pâtisseries la prochaine fois qu'elle le verrait.

- Je suis contente que tu les aimes autant, j'adore cuisiner tu sais, et moi même j'ai un faible pour le chocolat, ça doit être pour ça que je me suis mise à la pâtisserie et j'aime partager ce que je cuisine. La prochaine fois, je te ramènerais des muffins aux pépites de chocolat, tu devrais adorer !

En l'entendant parler ainsi, on sentait qu'elle prenait un réel plaisir à cuisiner pour les autres et qu'elle ne faisait pas ça par intérêt. La vérité étant qu'Oleia était une jeune femme généreuse qui aimait faire plaisir aux gens qu'elle appréciait, or elle appréciait Jarvis, même si elle ne l'avait, à la base, rencontré que pour obtenir une interview. Au final, elle était contente de le connaître. Elle ne fit aucun commentaire sur la mort de sa grand mère, ni sur celle de son père, mais elle ne put s'empêcher de se demander si le sien était toujours vivant avant de rapidement chasser cette question de son esprit, ce n'était pas le moment de se torturer avec ça ! Il essaya de la rassurer en lui disant que ses parents avaient aussi été surpris en apprenant la carrière qu'il avait choisit, mais ça ne la rassura pas pour autant. Ses parents à lui avaient accepté son choix et, sans doutes, l'avaient-ils soutenu et encouragé à faire ce qu'il voulait, alors que son père l'avait juste traitée d'idiote qui n'arriverait jamais à rien avant de lui demander de ne jamais revenir le voir et de lui annoncer qu'à ses yeux, il n'avait plus de fille. Même quatre ans après, la demoiselle était toujours blessée par ces paroles, et sans doutes le resterait elle toute sa vie. Cependant, elle préféra ne rien dire de tout cela à Jarvis, le pauvre avait déjà suffisamment de problèmes personnels, elle ne voulait pas en plus l'ennuyer avec ses soucis de famille.

- Je pense que tu as raison, ils ne réalisent pas à quel point nous pouvons grandir durant ces sept années d'études, et donc ils sont pris par surprise lorsqu'on leur annonce ce qu'on souhaite faire de notre vie. Même si je pense que dans certains cas la voie est toute tracée.

Lorsque Jarvis lui parla de sa scolarité, et notamment de sa sixième année lorsqu'il fut joueur de Quidditch, la demoiselle découvrit une nouvelle facette de sa personnalité, une facette qui était très agréable et plaisante. Elle fut quelque peu surprise d'apprendre qu'il avait intégré l'équipe de Quidditch pour impressionner une fille, mais, au final, elle trouva ça mignon. Elle essaya d'imaginer le fameux dernier match de l'année qui avait opposé Serdaigle et Serpentard, lorsque Jarvis rentra dans Duncan et ne put retenir un sourire amusé. Elle avait déjà vu ce Duncan en photo puisque Sorcière Hebdo consacrait de temps à autre des articles sur lui, d'ailleurs elle devait bientôt le rencontrer pour une interview, et elle se doutait qu'il avait du avoir à peu près la même carrure lors de son adolescence. C'est pourquoi elle imagina sans mal Jarvis lui rentrant dedans et être propulsé dans les airs avant d'atterrir par terre, surtout que Jarvis mimait la scène avec ses mains, ce qui rendait la scène plus facile à imaginer. Quand elle apprit que la petite amie de Jarvis l'avait quitté le soir du match pour sortir avec Duncan, elle se dit que le monde était vraiment peuplé d'idiotes, puis elle se rappela le comportement des filles de son âge lorsqu'elle était à Poudlard et se souvint qu'elles agissaient exactement de la même manière et que, déjà à l'époque, Oleia les avait trouvées idiotes.

- Ah Duncan McLachlan, il est devenu directeur du département de la coopération magique internationale et il fait fantasmer un bon nombres de femmes, si bien que Sorcière Hebdo consacre de temps en temps un article sur lui pour rebooster ses ventes. D'ailleurs, je dois bientôt aller l'interviewer... J'imagine que déjà à l'époque il avait la carrure qu'il a à présent... Si tu veux mon avis, cette fille était une idiote si elle t'a quitté pour Duncan, mais bon tu sais ce que c'est. Les filles à l'adolescence sont comme des pies, attirées par ce qui brille...des idiotes en somme, je ne supportait pas ce genre de filles lorsque j'étais à Poudlard, je ne les supporte toujours pas d'ailleurs. Mais dis moi, lorsqu'il était élève à Poudlard, Duncan avait il déjà sa réputation de coureur ?

La curiosité qui caractérisait si bien les journalistes avait pris le dessus sur Oleia lorsque Jarvis parla de Duncan McLachlan, étant donné qu'elle devait l'interviewer dans peu de temps, elle préférait confirmer certaines rumeurs avant de le rencontrer, se doutant qu'il risquait de ne pas apprécier qu'elle lui demande directement si il s'amusait à mettre dans son lit toutes les filles qu'il croisait. Alors qu'elle venait de lui raconter une de ses mésaventures en métamorphose, Oleia vit Jarvis ouvrit de grand yeux ronds et elle se mordit la lèvre, elle s'en était énormément voulu pour cette pauvre petite souris. Elle écouta ensuite Jarvis lui parler de ses matières préférées et éclata de rire quand il lui parla de l'arithmancie, elle savait que c'était une matière très difficile, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'avait pas pris cette option. Elle pensa d'ailleurs qu'il avait eu raison d'abandonner cette option avant les ASPICS surtout si cette matière aurait fait coulé sa moyenne générale. Elle lui adressa un jolie sourire et continua la discussion sur leur passé d'étudiant, ayant complètement oublié la bouteille qui se trouvait près d'elle.

- Oui, pauvre souris. D'ailleurs, je m'en suis tellement voulu que j'ai gardé cette souris après cette catastrophe et je m'en suis occupée jusqu'à ce qu'elle meurt. Je l'avais appelée Lucky, parce qu'elle a eut énormément de chance de survivre à cette...catastrophe. Je comprend que tu es abandonnée l'arithmancie, moi j'avais pris études des runes et soins aux créatures magiques comme option et je m'en étais plutôt bien sortie. Comment étais-tu quand tu étais étudiants ? Quelles étaient tes relations avec tes camarades ? Moi je me souviens que très peu m'appréciaient lorsque j'étais étudiante, ils me trouvaient gentille, drôle et sympathique, mais c'est à cette époque que j'ai commencé à mettre mon nez partout et à fouiner dans les affaires de tout le monde. Certains m'avaient même surnommée "Radio Potin" et la plupart étaient agacés de me voir fouiner partout. La vérité était que je ne savais pas comment gérer la mort de ma mère et que, au lieu d'y penser sans cesse, j'avais pris l'habitude de fouiner dans la vie des autres pour oublier mes propres problèmes. C'est sans doute ça qui a provoqué chez moi l'envie de devenir journaliste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Dim 24 Juin - 17:41

Ça serait contre productif, lui répondit-il avec la tête de l’homme devant supporter tout les malheur du monde. Ce type génère à lui seul la moitié du chiffre d’affaire mensuel de ce foutu trou miteux. Alors si je veux pouvoir avoir mon salaire au complet à la fin du mois… Je dois l’écouter tout les jours me raconter son histoire aussi barbante soit-elle.

Jarvis avait oublié à quel point c’était agréable de parler de tout et de rien de manière détendue. A y réfléchir, même depuis sa libération il n’avait jamais eu l’occasion d’avoir une simple conversation de ce genre-là.

Et si ce n’est pas assez une torture à ton goût l’histoire du vieux. Imagine 4 ans à avoir comme voisin de cellule un Mangemort à moitié cinglé passant ses journées à hurler sa loyauté à son Maître et à raconter ses exploits. Ça, c’est l’enfer. Le type à finir par mourir de vieillesse… Officiellement.

C’était ça Azkaban, la plupart des détenus y mourraient de mort naturelle, officiellement. Officieusement entre les tentatives d’évasions avortées, les bagarres, les suicides et les Détraqueurs parfois incontrôlable, il y avait facilement plusieurs morts par mois.

Rappelles-moi de t’offrir un foulard prune à ton anniversaire, lui dit-il, hilare, pour la taquiner.

Les yeux de Jarvis pétillèrent littéralement quand il fut question des pâtisseries d’Oleia. Quand on a passé 10 ans à manger uniquement une espèce de bouillie sans goût, on ne pouvait que vouloir se nourrir de pâtisserie. Jarvis en était d’ailleurs à se dire qu’il fallait qu’il arrête un peu. Il n’avait pas encore reprit complètement son poids d’avant, Jarvis ayant perdu près de 20 kilos à Azkaban, mais le but n’était pas non plus qu’il devienne obèse. Or, avec les pâtisseries d’Oleia, il allait finir par le devenir à ce rythme là. D’ailleurs, il se tapota le ventre en l’observant.

Tu vas me rendre énorme et diabétique. Comment tu veux que j’aille une chance de pouvoir me marier un jour après hum ?, demanda-t-il en riant de bon cœur.

Il ne pensait pas sérieusement à refaire sa vie de ce côté-là pour le moment, il avait déjà bien assez de choses à régler pour le moment mais cette réplique lui avait traversé l’esprit quand il s’imagina tenter de séduire une femme en étant obèse, diabétique et ex-taulard. Et puis ce genre de chose, ça ne se décidait pas vraiment. Quand il avait rencontré Daniela, il avait eu dans l’idée de ce concentré un maximum sur son travail pendant un temps. Il n’avait pas prévu de tomber amoureux et de ce mettre en couple justement à ce moment-là. Comme quoi, c’était généralement quand on ne cherchait pas qu’on trouvait. Toutefois, vu la faune qui traînaient dans le bar, Jarvis doutait fort de rencontrer quelqu’un. Et comme sa vie se limitait à la Tête de Sanglier et à chez lui.

Jarvis eu un petit sourire en entendant Oleia lui parler de voie toute tracée. Il se souvenait que certains Serpentard, lorsqu’il était à Poudlard, expliquaient savoir d’ores et déjà qu’ils allaient suivre les traces de leurs pères. C’était d’ailleurs une des rares maisons dont il avait entendu les élèves dire ça. Certains dans d’autres parlaient de reprendre l’entreprise familiale mais ils en parlaient moins comme une grande fierté due à leur rang et autres trucs du genre.

Il ne fut pas étonné d’apprendre que Duncan était devenu une espèce d’homme politique célèbre faisant fantasmer les femmes. Il fallait dire que déjà à l’époque, il avait tout pour lui. Il n’y avait pas de raison que cela aille changer. Il haussa des épaules quand elle lui dit que sa petite amie de l’époque avait été idiote. Il s’en était remit depuis le temps et puis rare était les couples qui duraient de l’adolescence jusqu’à la vieillesse.

Oooooh oui ! Mais malgré ça, elles lui couraient quand même toutes après. Que veux-tu, il y a des types comme ça nés pour plaire à la gente féminine.

Jarvis lui en avait bien sûr voulu quand il lui avait piqué sa petite amie après lui avoir accidentellement cassé un bras mais il avait vite oublié cette histoire après avoir entendu ses potes lui répéter encore et encore qu’une fille comme elle n’en valait pas la peine. Il avait finalement fini par se ranger à leur avis.

Parce qu’elle a survécu la souris ?
, demanda-t-il étonné. Généralement ce genre de ratage valait la mort de la pauvre petite créature. Lucky avait effectivement été très chanceuse sur ce coup-là.

Comment était-il à Poudlard ? Jarvis dû réfléchir un moment pour essayer de s’en souvenir. C’est que cela datait mine de rien. Il en gardait un souvenir pas vraiment clair, plus des flashes, bons comme mauvais, et des sensations qu’il avait éprouvé à cette époque.

J’étais plutôt normal. Je n’étais pas un des élèves les plus populaires mais j’étais quand même entouré d’amis et de potes. J’avais de bonnes notes mais ce n’était pas un miracle, je bossais pas mal pour les avoirs.


Apprendre qu’Oleia avait eu des problèmes à l’école à cause de sa curiosité et sa manie de colporter les potins ne l’étonna pas plus que cela étrangement. Il imaginait très bien Oleia, trottinant en uniforme à travers l’école pour colporter les derniers ragots de Poudlard. Le genre de filel que lui-même avait eu de la peine a supporté à l’époque.

J’ignorais que tu avais perdue ta mère, lui dit-il gentiment, compatissant à cette perte pour l’avoir lui aussi vécu. Pour dire vrai, il n’aurait jamais cru qu’il se découvrirait autant de points communs avec Oleia. Finalement, il était content d’apprendre à mieux la connaître, même si cela était la conséquence d’une soirée désastreuse pour la jeune femme au départ. Oleia était la première personne dont il commencé vraiment à faire la connaissance depuis son retour à l’air libre, ce n’était pas rien. Il ignorait s’ils deviendraient vraiment amis un jour mais cela semblait plutôt en bonne voie.

Radio potin hein ?, dit-il pour détendre l’atmosphère après le sujet des parents décédés. Je trouve que cela te vas plutôt bien.

Il ne disait pas cela méchamment et cela se voyait clairement. En fait, il envisageait même la possibilité de la surnommer gentiment comme ça à son tour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Ven 13 Juil - 0:16

Jarvis semblait porter le poids du monde sur ses frêles épaules, à croire que ce client était la pire chose qui puisse lui arriver dans ce pub. D'un autre côté, Oleia comprenait son malheur, devoir écouter un type, surement ennuyant comme la pluie, voir pire que la pluie, raconter sans cesse la même histoire et ne pouvoir rien faire parce qu'il était le meilleur client du bar...ça devait être très énervant, voir frustrant ! Cependant, ce ne fut pas le pire, Jarvis lui proposa d'avoir comme co détenu un mangemort à moitié, non totalement fou en fait, pendant quatre ans ! Oleia l'aurait surement tué avant, déjà parce qu'elle détestait les mangemorts, leurs idéaux, et l'image qu'ils donnaient des sang purs, et ensuite parce qu'entendre quelqu'un vociférer des idioties l'agaçait au plus haut point. Jarvis n'avait vraiment pas de chance, avec de telles fréquentation, la jeune journaliste comprenait aisément que le barman préférait rester seul. Question torture, il s'y connaissait, et pour rien au monde elle n'aurait échangé sa place avec la sienne, mais elle se garda bien de lui dire, elle préférait encore ses propres tortures.

- Euh...non merci, ça ira rassure toi, je vais me contenter des articles de mode et de la couleur prune c'est amplement suffisant, je t'assure.

Un léger sourire crispé qui en disait long accompagna cette réponse. "Je te plains mon pauvre Jarvis, comment peux tu survivre à tout ça ?" voilà ce que signifiait le sourire de la jeune blonde mais elle ne pouvait se résoudre à le formuler à voix haute, elle n'aimait pas vraiment enfoncer les gens. Son sourire se décrispa et se transforma en grimace horrifiée quand Jarvis parla d'un foulard de couleur prune qui devait être un cadeau d'anniversaire pour elle. Si il le faisait, elle se vengerait à n'en pas douter, oh elle ne serait pas méchante puisque le foulard ne serait que pour l'embêter, mais elle trouverait forcément quelque chose pour l'embêter à son tour.

- Rappelle moi de ne jamais te donner la date de mon anniversaire.

La conversation dériva ensuite sur les pâtisseries d'Oleia et, en voyant le regard pétillant de Jarvis, cette dernière compris qu'il en raffolait autant, voir plus, qu'elle. Oleia était devenue une excellente pâtissière car elle était très gourmande et, à force de dépenser son argent dans des pâtisseries, elle a décidé de les faire elle même et elle s'avéra très douée, ce qui lui permit de se régaler, mais elle préférait plus encore faire partager son talent. Elle même devait faire attention à ne pas trop en manger pour garder la ligne, c'était horrible, et comme elle adorait confectionner des gâteaux en tout genre, c'est pourquoi elle les offrait aux personnes qu'elle appréciait. Le plus gratifiant n'était pas les compliments ou les remerciements qu'elle recevait pour ses pâtisseries, mais plutôt les moments comme cela, où elle voyait clairement la gourmandise et l'envie dans les yeux des personnes qui, comme Jarvis, mangeait ses pâtisseries. Cependant, elle fut surprise d'entendre Jarvis rire après avoir parler de diabète, d'obésité et de...mariage ! Ne pouvant se retenir, la journaliste taquina le barman avant de rire avec lui.

- Tu comptes te marier ? Je n'étais pas au courant ! J'espère que tu m'inviteras ! Oh et si tu as peur de devenir obèse et diabétique, je peux te faire des gâteaux à la carotte la prochaine fois.

Des gâteaux à la carotte ? Comme si Oleia savait faire ça ! Elle n'avait rien contre les légumes en général, même si elle ne supportait pas le goût des carottes, mais il était hors de question, totalement impensable, impossible même, qu'elle ose mélanger ses chères pâtisseries avec des légumes, surtout des carottes, ça serait un insulte envers le chocolat ! Préférant oublier cette image affreuse qui ne cessait de s'imposer dans son esprit, Oleia parla avec Jarvis de leur scolarité. Ils parlèrent d'avenir, de ces gosses de riche famille qui avait déjà leur avenir tracé de part leur rang, ces gosses qui avaient énormément agacée Oleia lorsqu'elle était élève. Elle ne supportait pas d'entendre des "mon père ceci" et des "mon père cela" ou encore "mon père avait un rendez vous très important avec une personne importante au ministère". Ces élèves lui avait appris deux choses, premièrement les femmes de ces familles là n'était que décoration, un trophée rapporté après une longue chasse et deuxièmement, ces familles aimaient exagérer sur les relations qu'elles avaient avec les hommes politiques. En parlant d'hommes politiques, Jarvis lui apprit qu'il avait connu Duncan McLachlan lorsqu'il était élève à Poudlard, il était difficile de croire qu'ils avaient presque le même âge quand on les voyait...Et il l'informa que, déjà à l'époque, c'était un véritable coureur de jupons. Un sourire satisfait étira les lèvres de la journaliste qui, l'espace d'un instant, avait retrouvé l'attitude qu'elle adoptait lorsqu'elle se renseignait sur un article.

- Il plaît beaucoup trop à la gente féminine si tu veux mon avis ! Si seulement il pouvait devenir sérieux et se caser, voir même se marier pourquoi pas, que ses fans hystériques et psychopathes cessent d'envahir mon bureau avec leurs lettres d'amour enflammées !

Duncan le play-boy et ses admiratrices...Oleia aurait aimé ne jamais avoir à y faire face. Elle en était même venu à se demandé si il avait posé nu, ou non, dans un magazine quelconque pour avoir une telle popularité auprès des femmes, c'en était presque écoeurant ! Du moins pour elle qui avait du lire une à une chaque lettre qu'elle avait reçu, surement que, d'un point de vue extérieur, c'était un fait banal dont tout le monde se moquer. Mais, secouant la tête, elle chassa toute cette histoire de son esprit, ce n'était pas le moment de ressasser tout ça, surtout qu'elle passait une soirée agréable avec Jarvis et qu'elle apprenait à le connaître, ce qui lui permit de découvrir qu'ils avaient pas mal de points communs, chose qu'elle n'avait pas soupçonné. Tandis qu'ils parlaient des cours et des matières qu'ils avaient aimés, ou au contraire détestés, elle lui raconta ses déboires en métamorphose car oui, Oleia avait été une catastrophe dans cette matière. Elle répondit d'un tout petit hochement de tête affirmatif lorsque Jarvis lui demanda, étonné, de confirmer la survie de la souris qu'elle avait faillit tuer lors d'un cours. Elle n'était pas très fière de tout cela, pourtant elle travaillait énormément la métamorphose pour progresser, mais sans grand résultat, ce fut même un miracle qu'elle ne rate pas sa BUSE de métamorphose, ce qui était, en partie, lié à la réussite de la partie écrite.

Oleia s'intéressa ensuite à Jarvis, à l'époque où il était étudiant, elle se doutait qu'il était différent de maintenant, et cette pensée fut confirmer lorsqu'il lui apprit qu'il avait été un élève relativement normal. Cette phrase la fit d'ailleurs sourire, pour elle il n'y avait pas de normalité à Poudlard, ou du moins, elle ne savait pas où la fixer. Etait ce ces élèves qui passaient leur temps dans les bouquins pour réussir ? Ceux qui pensaient plutôt à s'amuser et à faire des bêtises ? Ceux qui étaient entre les deux ? Les coureurs, frimeurs et autres élèves ayant besoin d'attirer l'attention et l'admiration, ou la haine, pour exister ? Elle avait du mal à caser Jarvis dans l'une de ses catégories, c'est pourquoi elle était amusé de l'entendre se qualifier de "normal". Au moment où il parla de ses bonnes notes et du travail qu'il fournissait pour les obtenir, Oleia se revit très distinctement en train de travailler, assise en tailleur sur son lit, car elle préférait travailler dans son lit, elle ne se gêna pas d'ailleurs pour le lui faire remarquer.


- J'étais aussi une bonne élève, sauf en métamorphose, mais je passais beaucoup de temps enfermée dans mon dortoir pour travailler aussi. On n'a rien sans rien et puis, ça ne me dérangeait pas de travailler certaines matières.

Oleia, sa curiosité, les problèmes que ça lui avait attiré, ça ne devait pas étonner Jarvis, lui même ayant fait les frais de cette curiosité, mais la jeune femme en avait réellement souffert à l'époque où elle était élève. Elle avait finit par être rejetée par un bon nombre de ses camarades qui ne supportaient plus de la voir, et elle se sentait mal par rapport à ça, surtout qu'elle n'arrivait pas à gérer la mort de sa mère. Elle ne se rendit compte qu'elle avait mentionné la mort de sa mère que lorsque Jarvis lui fit remarquer qu'il ignorait que sa mère était morte mais Oleia préféra ne pas s'étendre sur le sujet, se contentant de lui adresser un semi sourire qui montrait que la blessure n'était pas cicatrisée mais qu'elle pouvait passer outre. De toute manière, elle se voyait mal annoncer à Jarvis que sa mère avait été assassinée, que le coupable n'avait jamais été arrêté et que l'affaire avait été étouffée. C'était, à coup sur, le meilleur moyen de plomber l'ambiance et de gâcher la soirée. Heureusement, Jarvis sembla comprendre la situation et fit une remarque sur le surnom que lui donnait certaines personnes lorsqu'elle était élève. Le regardant attentivement, Oleia vit clair dans son jeu et, alarmée, elle le menaça gentiment du doigt en fronçant les sourcils.

- Je te préviens Jarvis, je t'interdis formellement de m'appeler comme ça ! Si tu as le malheur de le faire, ma vengeance sera terrible !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jarvis F. Zimmerman

Serveur à la Tête de Sanglier


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Lun 16 Juil - 17:18

A priori, Jarvis avait gagné la première manche du : C’est moi qui est le boulot le plus pourri. En même temps, il bossait à la Tête de Sanglier, il partait avec 10 points d’avance rien que pour cela. Il fallait vraiment rien avoir trouvé d’autre pour bosser dans ce foutu truc. Et dire qu’à une époque, il travaillait à Gringott. Cela le changeait quelque peu, surtout au niveau de la clientèle.

Tu sais que c’est facile de trouver une date d’anniversaire ? Je suis certain que Fry me la servira sur un plateau si je lui fais miroiter la possibilité de quelques réponses. Même s’il doit enquêter pendant 3 jours pour l’obtenir.

Quant à avoir deux journalistes sur le dos, autant s’en servir dans ses propres intérêts non ? Surtout ces deux là. Visiblement, ils débutaient dans el métier et voulaient absolument se démarquer de la masse des nouveaux journalistes lâché sur le terrain et manque de chance, c’était lui qui en faisait les frais. Ceci dit, il y avait au moins un avantage avec Oleia. Elle faisait et lui apportait des pâtisseries délicieuses. Fry n’avait pas cette délicatesse qui, il fallait le dire, était plutôt typiquement féminine.

Quand il parla mariage pour déconner, Jarvis ouvrit des yeux comme des soucoupes devant l’enthousiasme soudain d’Oleia. Elle avait l’air plus positive pour sa vie sentimentale qu’il ne l’était lui-même.

Hola on se calme Cupidon ! C’est pas demain la veille ! Pour me marier faudrait déjà que je rencontre quelqu’un et ici, ce n’est pas prêt d’arriver. La seule femme qui traîne régulièrement ici à une certaine ressemble physique avec les Véracrasse, les mêmes pustules un peu partout. Elle est presque chauve, édentée, et semble cultiver un fétichisme inquiétant pour les criminels. J’ai eu peur qu’elle me saute dessus par dessus le bar l’autre jour. Alors je sais que après 10 ans et vu ma condition je ne devrais pas me montrer trop regardant ni exigeant mais quand même, il y a des limites…, ponctua-t-il avec une petite grimace.

A vrai dire, il était assez divisé sur le sujet. Il avait envie de trouver quelqu’un, de se mettre en couple, de refaire sa vie, de fondée une famille même pourquoi pas ? Mais d’un autre côté, il se disait qu’avec le temps, il serait bien incapable de tenter de séduire qui que ce soit. Il craignait d’être pas mal rouillé à ce niveau là et il fallait être franc, déjà avant il n’avait rien d’un grand dragueur. Généralement, celles avec qui il avait eu des histoire d’amour avaient elles fait le premier pas, comme Daniela, ou alors il avait galéré un sacré moment pour les séduire. La drague, ça n’avait jamais été son point fort contrairement à Duncan McLachlan

Tu en parle comme si c’était un de tes proches que tu désespère de voir devenir enfin sérieux. C’est un de tes amis ? Tu as presque l’air jalouse de toutes ses femmes qui lui tourne autour. Et pourquoi est-ce qu’elles apportent leurs lettres dans ton bureau ? Il en a un à lui au Ministère non ?
.

Posant la question, Jarvis fronça des sourcils tout en observant Oleia. Que la secrétaire de McLachlan croule sous les courriers d’admiratrices, il pouvait le comprendre mais que Oleia le soit alors là, c’était déconcertant. Décidemment la logique féminine, que ce soit celle d’Oleia ou des fans, restait un mystère étrange, total et complet.

Parler de l’époque où il était à Poudlard fit réaliser à Jarvis à quel point cela était loin pour lui. Ça le rajeunissait pas cette histoire.

Je suis terrifié, dit-il d’un ton monocorde prouvant tout à fait le contraire lorsqu’Oleia le menaça des pires tourments. Et cherche pas à découvrir quel était mon surnom à Poudlard pour te venger, j’en avais pas.

Ce qui était la vérité. A l’époque on l’appelait Jarvis, Jay ou Zimmerman mais pas de surnom stupide ou humiliant, il se fondait trop dans la masse pour qu’ils prennent la peine de lui en trouver un.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Oleia E. Danton

Journaliste à Sorcière-Hebdo

Humeur : Curieuse


MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis] Jeu 19 Juil - 22:49

Sa date d'anniversaire...Fry n'était quand même pas prêt à donner sa date de naissance contre quelques réponses à ses questions ? Oleia fronça les sourcils en réfléchissant à cette question et, au final, elle ne parvint pas à déterminer si il le ferait ou non. Elle continua de réfléchir à la question, puis elle en conclut que tout dépendait de la situation, si Jarvis amenait bien le sujet ou si Fry était de bonne humeur, ou fatigué, il risquait d'accepter. Poussant un soupir, la jeune journaliste décida que sa date de naissance ne valait pas le coup que Jarvis accepte une interview. Et puis, accessoirement, elle ne voulait pas que Fry obtienne l'interview qu'ils avaient convoitée tous les deux parce qu'elle ne voulait pas donner sa date de naissance, elle s'en voudrait longuement et Fry ne cesserait de l'embêter avec ça !

- 16 octobre...Je suis née le 16 octobre, ça vaut pas le coup que tu apparaisses dans la gazette du sorcier pour une simple date, mais je t'interdis de m'offrir un foulard ou quoique ce soit d'autre de couleur prune sinon je t'étrangle avec ce foulard !

Autant dire qu'elle ne ferait même pas peur à une mouche avec une telle menace, surtout quand on la voyait. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'Oleia ne ferait pas le poids face à Jarvis et qu'elle n'avait pas assez de force pour l'étrangler. La conversation dériva sur la vie amoureuse de Jarvis, et plus particulièrement sur un éventuel mariage. A voir la réaction de Jarvis, ce dernier n'avait pas comprit que la jolie blonde ne faisait que l'embêter en s'enflammant ainsi pour un hypothétique mariage. Elle ne put retenir son hilarité, surtout lorsqu'il lui parla de la seule femme qui fréquentait le bar, et éclata de rire. Elle imaginait aisément cette femme (?) sauter sur Jarvis par dessus le bar, si ça devait arriver un jour, la demoiselle se devait de voir ça, ne serait ce que pour voir la tête de ferait Jarvis. Cependant, il avait raison sur un point, il avait passé dix ans en prison, et donc, n'était pas sorti avec une femme depuis aussi longtemps, si ce n'est plus. Elle se demanda l'espace d'un instant si tout cela lui manquait, mais elle préféra ne pas poser la question et continua de l'embêter sur le sujet.

- Et bien dis donc ! Tu attires les top model ! Je suis sure que tout les clients du bar t'envient ! Elle arrêta de débiter des âneries pour rire de ses conneries avant de reprendre. Oh si tu veux rencontrer quelqu'un, je peux toujours te présenter à ma colocataire ! Elle est très...particulière, tu l'aimerais beaucoup je pense !

Oleia n'avait plus qu'un petit sourire malicieux accroché aux lèvres alors qu'elle aurait volontiers éclaté de rire après avoir fait cette proposition. Elle n'avait rien d'un Cupidon et Winry, sa colocataire, n'était pas vraiment le genre de femme qu'elle aurait présenté à Jarvis, bien qu'elle ne connaissait rien de son style de femme. Comme elle l'avait dit, Winry était particulière et ça n'avait pas été très facile entre elles au début, mais une fois que la jolie blonde avait percé la carapace de son amie, tout s'était très bien passé ! Le plus dur étant de justement percer cette carapace, Winry pouvait paraître très antipathique si on ne le faisait pas. Oubliant sa colocataire, Oleia continua de parler avec Jarvis et la conversation dériva sur Duncan Mclachlan et la jeune femme ne put s'empêcher de montrer son exaspération face à cet homme politique, chose compréhensible quand on savait le travail qu'elle avait eu à cause de lui. Si bien que quand Jarvis lui demanda si Duncan était l'un de ses amis, elle ouvrit de grand yeux écarquillés comme si il venait de lui annoncer qu'il était devenu ministre de la magie et qu'il couchait avec le directeur de Poudlard. Elle ? Amie avec ce type !? Elle le massacrerait au bout de quelques semaines ! Pour pas dire quelques jours !

- Tu es sur que c'est du whisky que tu bois ? Tu me vois sérieusement être amie avec lui ? Sache que je ne suis absolument pas jalouse de ces femmes, mais plutôt exaspérée par elle ! Oui, il a un bureau au ministère, mais le directeur du magazine a eu la stupide idée d'organiser une interview avec Duncan dont les questions seraient posées par les lectrices et devine qui doit s'y coller ? C'est moi ! C'est pourquoi je prie pour que ce coureur de jupon se case que je n'ai plus à revivre ça. Trente sacs de courriers à lire ça te tente ? Surtout quand on sait que j'ai majoritairement reçu des déclarations d'amour enflammées...Désespérant !

Poussant un long soupir, Oleia espéra que Jarvis n'insisterait pas sur le sujet et qu'elle avait répondu à toutes ses questions, repenser à cette interview la déprimait, même si elle savait que le jour venu, elle serait heureuse de cuisiner un homme politique plutôt que de visiter une énième boutique de mode pour obtenir des informations dont elle se moquait. Finalement, ils parlèrent de leur passé d'étudiants dans ce somptueux château qu'était Poudlard et des souvenirs remontèrent à l'esprit de la jeune femme. Elle finit par lui donner, sans s'en rendre vraiment compte, le surnom que certaines personnes lui avaient donné lorsqu'elle était encore à Poudlard, à savoir Radio Potin, et elle devina assez aisément qu'il comptait user de ce surnom. Bien qu'elle l'ait menacé, elle fut obligée de constater que cela n'eut aucun effet sur lui. Quand il l'informa qu'il n'avait pas de surnom lorsqu'il était étudiant, elle en chercha un elle même, Jarvis n'était pas un nom courant mais on pouvait facilement le déformer. Après de longues secondes de réflexion, elle s'arrêta sur Jajar, à défaut de trouver mieux, mais elle se promit de chercher à tête reposée, et après avoir décuvé.

- Tu n'avais peut être pas de surnom à Poudlard, mais je trouverais bien un moyen de me venger si tu m'appelles ainsi, n'oublie pas que tu parles à une jeune femme pleine d'imagination !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis]

Revenir en haut Aller en bas

Que fait une colombe au milieu de crapauds ? [Jarvis]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» QUE FAIT L'ETAT?
» Début de soirée en milieu hostile ...
» Un peu de solitude ne fait de mal à personnes [ Dag Larson]
» La chanson qui fait kiffer les geeks
» Un fait surprenant ( suite )
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Destination Poudlard :: Pré-Au-Lard :: Tête de Sanglier-