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Un premier rendez-vous à Rome

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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Un premier rendez-vous à Rome Lun 28 Mai - 9:29

Vendredi 15h50

Sa valise à roulettes en main, il avait toujours trouvé cela plus classe que les malles des sorciers, Duncan attendait devant les cheminées de voyages alignées dans le hall de départ du Ministère. Amélia et lui étaient attendu à l’arrivée des cheminées du Ministère Italien à Rome où un chauffeur devaient les emmener dans un hôtel…moldu. Mais à choisir Duncan préférait encore un palace moldu à un trou à rat comme le Chaudron Baveur. Il détestait les moldus, certes, mais il aimait le luxe. Et puis l’avantage de l’hôtel serait d’avoir pleins de petits moldus à son service, cela compensait.

Il n’avait pas revu Amélia depuis le jour où il lui avait demandé de se joindre à lui pour se voyage diplomatique à Rome. Il fallait dire que le reste de la semaine avait été quelques peu remplies pour lui entre les séances de travail interminables et sa vie privé qui, en l’occurrence, avait consisté en rencontres avec ses partenaires Mangemorts. Les choses se mettaient gentiment en place tout en lui laissant tout le temps de mener à bien son boulot, car oui Duncan aimait réellement son boulot et ne s’était pas battu pour accéder à cette place juste pour infiltrer le Ministère, et de tenter de séduire la jolie interprète, bien décidé à se montrer plus entreprenant avec elle, la manière subtile semblant lui passer totalement au dessus. Mais en même temps, c’était ce qui la rendait si particulière aux yeux de Duncan. Habitué à ne pas avoir à faire quoi que se soit pour séduire, les femmes venant généralement d’elles même à lui, le tempérament bien plus timide et discret de la jeune femme lui plaisait. Il ne s’était jamais imaginé un instant faire sa vie avec une de ses femmes plus attirée par ce que représentait Duncan que par qui il était réellement derrière son costume de Directeur de département. Amélia était différente. Elle avait un côté plus fragile qui lui donnait sans cesse l’envie de la protéger. En fait, il avait toujours eu l’envie de se marier un jour et de former une famille avec une femme simple, différente de ses vamps qui passaient tout leur temps dans les instituts de beauté, avec qui il pourrait être lui-même et heureux. Et cette femme prenait peu à peu les traits de la belle Amélia Gauthier.

En fait, Duncan devait se rendre à l’évidence, il n’était pas juste attiré par elle, il était amoureux d’elle et ceux malgré qu’il ne sache presque rien à son sujet. C’était comme ça. Ça mère lui avait toujours dit que tout le monde avait quelqu’un de fait juste pour lui qui l’attendait quelque part et que quand il l’a trouverait, il le saurait instantanément. Il avait toujours rit en écoutant sa mère lui raconter ça mais maintenant, il devait admettre qu’elle n’avait peut-être pas si tort finalement.

Ainsi, debout au milieu du hall habillé en tenue décontractée, à savoir un simple jeans, un t-shirt blanc et une veste costard, Duncan attendait Amélia, impatient de la revoir même si son traditionnel petit sourire n’en laissait rien paraître.
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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Lun 28 Mai - 16:48

On lui avait donné sa journée pour qu'elle se prépare pour le week end, mais Amélia n'en avait pas vraiment eu besoin. Elle avait toujours était rapide pour préparer ses affaires puisqu'elle partait souvent en vacances avec ses parents, à force de préparer ses bagages, elle avait finit par avoir l'habitude et par le faire de plus en plus rapidement. Elle avait donc profiter de cette journée pour se reposer, elle en avait grand besoin après la semaine qu'elle venait de passer. Toute la semaine elle n'avait reçu que des dossiers "urgents" qu'elle avait du traduire le plus rapidement possible, ça avait été une vraie folie. Néanmoins, Amélia ne se plaignait pas de cette surcharge de travail, il était d'ailleurs rare qu'elle en ait autant, et, bien que cette tonne de travail l'ait épuisée, elle lui avait permis de rester dans son bureau et de ne croiser personne. Elle n'avait donc pas vu Duncan depuis qu'il lui avait demandé de l'accompagner à Rome, et elle n'avait pas cherché à le voir, de toutes manières, elle le savait très occupé par son travail.

On était donc vendredi, le grand était arrivé et Amélia, bien qu'elle ne l'aurait surement jamais avoué, attendait 16h avec impatience, pas pour aller en Italie, non, juste pour revoir Duncan. Elle avait souvent pensé à lui cette semaine, alors qu'elle aurait du se concentrer sur son travail, elle pensait aussi à la conversation qu'ils avaient eu le jour où il lui avait demandé de l'accompagner à Rome, conversation à la fois troublante et plaisante pour elle. Elle retrouvait souvent ses esprits en se traitant d'idiote, elle ne comprenait pas son comportement ! Après tout, ce n'était plus une adolescente qui rêvait au prince charmant et qui pensait que ce personnage de conte de fées était incarné par le garçon qui lui plaisait...n'est-ce pas ? C'était dans ces moments là qu'elle regrettait le plus sa mère, sa mère aurait su quoi faire, ou du moins elle aurait su la faire redescendre sur terre et reprendre ses esprits, or elle en avait grand besoin ! Malheureusement, ses parents étaient morts et elle devait se débrouiller seule à présent, mais elle devait aussi s'occuper de sa petite soeur, d'ailleurs, elle s'efforçait de rester forte pour elle.

Amélia quitta son appartement à 15h45 et transplana au ministère de la magie avec un petit sac de voyage qui contenait ses affaires pour le week end. Elle arriva dans le grand hall du ministère et si dirigea vers le hall de départ. Elle pouvait sembler perdue aux yeux des autres étant donné qu'elle ne possédait pas la démarche sur d'elle que possédait la plupart des membres du ministère, à moins que ça ne soit sa tenue ? Il était en effet rare de voir des femmes porter des jeans foncé avec des petits hauts blancs et les cheveux attachés en queue de cheval. La plupart des femmes du ministère étaient vêtues de tailleurs ou de robe de sorcier, mais comme elle ne faisait que passer par le ministère, elle n'avait pas pris la peine de se changer. Elle arriva rapidement au hall des départs du ministère et constata avec surprise que Duncan était déjà là, pourtant, elle était sûre d'être en avance. Elle regarda sa montre et constata qu'en effet il n'était que 15h55, elle n'était donc pas en retard. Elle se dirigea donc vers lui et lui adressa un petit sourire avant de prendre la parole avec son habituelle voix douce.


- J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre...
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mar 29 Mai - 17:59

Duncan n’était pas le seul à avoir décidé de voyagé en tenue décontractée. Il le réalisa en voyant la tenue très simple d’Amélia lorsqu’elle arriva. Très simple mais pourtant, il ne l’avait jamais trouvée plus jolie qu’en cet instant. Ainsi, il ne la quitta pas du regard tandis qu’elle approchait tout en lui adressant un petit sourire amicale.

Non c’est moi qui suis en avance, lui répondit-il quand elle le fit part de son inquiétude d’être en retard. On va pouvoir y aller si vous êtes prête.

Tout en disant cela, Duncan attrapa galamment le bagage d’Amélia qu’il porta avec le sien en se dirigeant vers une cheminée.

L’adresse est tout simplement Ministère d’Italie, expliqua-t-il à Amélia au cas où. Il n’avait pas envie qu’elle se perde allez savoir où. Sur ce, après avoir prit une poignée de poudre de Cheminette, Duncan prit place dans l’âtre et disparu.

L’instant suivant, il sortait comme si de rien n’était d’une des nombreuses cheminées du Ministère Italien.

Il connaissait déjà le bâtiment pour y être déjà venu à plusieurs reprises mais il était toujours aussi émerveillé. L’endroit n’avait rien à voir avec le Ministère souterrain et sombre de Londres. Le Ministère d’Italie était au cœur même de Rome, protégé par une multitude de sorts anti-moldus. Mais ce qui impressionnait surtout Duncan était la décoration typique de la Rome Antique avec ses hautes colonnes en marbre blanc, ces grandes fenêtres faisant entrer la lumière du soleil comme si on était à l’extérieur et l’imposante fontaine en plein centre du hall décorée de nombreuses sculptures assorties aux statues de marbres exposées un peu partout.

A peine était-il sorti de sa cheminée qu’un jeune assistant lui arriva dessus en l’appelant Signor et s’emparant aussitôt des bagages en lui demandant si tout c’était bien passé. Cela fit sourire Duncan et le ramena près de 15 ans en arrière quand lui-même était encore un jeune assistant fraîchement arrivé d’a peine 20 ans chargé d’accueillir les visiteurs du Directeur du département de l’époque.

Il écouta celui qui lui donnait l’impression d’être un gamin ayant piqué le costard de son père lui expliquer qu’ils se rendraient en voiture moldu à l’hôtel, ce dernier étant moldu tout en se tournant vers la cheminée pour accueillir Amélia, lui tendant une main pour l’aider à sortir de l’âtre avant de suivre l’assistant.

La voiture était confortable, même si Duncan avait toujours trouvé ce moyen de transport peu pratique et lent contrairement aux moyens magiques. Ce qu’il fit d’ailleurs remarquer à Amélia.

Les moldus sont si fier de leur tas de ferrailles roulantes… S’ils connaissaient le transplanage, ils se sentiraient bien stupide.

Par chance, le trajet fut court, le palace, car tel était le terme qui convenait pour décrire l’hôtel, se trouvait non loin du Ministère.

Ce fut le jeune assistant qui alla chercher leur réservation à l’accueil tandis qu’un Porteur emmenait déjà leurs bagages. L’endroit était très luxueux, on imaginait sans peine le prix élevé des chambres. Mais Duncan jeta juste un coup d’œil aux environs, sans plus, habitués à ce genre d’endroits depuis toujours avant de suivre l’assistant jusqu’à l’ascenseur les menant au 5ème étage. Le jeune Italien lui conduisit jusqu’à la porte de la chambre puis disparu en toutes vitesses. Ne surtout pas déranger l’inviter, première règle lorsqu’on débutait dans ce job.

Les bagages se trouvaient dans l’espace salon. Grande pièce avec balcon et cheminée se trouvant entre deux grandes chambres avec salle-de-bain privée.

Je vous laisse choisir quelle chambre vous voulez, dit-il à Amélia avec un sourire avant d’ajouter en désignant la pièce et l’incroyable vue depuis les fenêtres. Et bienvenue à Rome !
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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mar 29 Mai - 23:39

Quelqu'un la regardait, Amélia le sentait et elle regarda discrètement autour d'elle afin de découvrir qui la regardait. Lorsqu'elle constata que cette personne n'était autre que Duncan, elle se fit violence pour ne pas rougir, et pour une fois elle y parvint. Elle rejoignit donc Duncan sans rougir et avec un petit sourire. Elle fut soulagée lorsqu'il lui fit remarquer qu'elle n'était pas en retard mais qu'il était en avance, elle se serait sentie gênée si elle avait du le faire attendre. Une lueur de surprise passa furtivement dans les yeux de la belle interprète lorsque Duncan lui prit son sac de voyage, mais elle ne dit rien et le laissa faire, ne voulant pas la froisser. La vérité était qu'elle n'était pas habituée à ce genre d'attention et que, du coup, cela la surprenait, mais elle préféra ne rien dire. Après qu'il lui ai indiqué l’appellation exacte de leur destination, Amélia observa Duncan disparaître dans les flammes de la cheminée. Elle se souvint que la première fois qu'elle avait voyagé par poudre de cheminette, elle avait été effrayée et que son père avait du la rassurer afin qu'ils puissent partir.

Cependant, ce n'était pas le moment de penser au passé, Amélia attrapa donc une poignée de poudre de cheminette et s'engouffra dans la cheminée en direction de l'Italie. Il fallait avouer qu'il était plus facile de voyager lorsqu'on était sorcier qu'en étant moldu, entre le transplanage et la poudre de cheminette, c'était vraiment plus simple et plus rapide que l'avion ou même le train. Alors qu'elle arrivait tout juste au ministère italien, la jeune française eut le plaisir de constater que Duncan lui tendait la main pour l'aider à sortir de l'âtre de la cheminée. Elle mit timidement sa main dans le sienne et sortit de la cheminée en le remerciant discrètement, ne voulant pas déranger le jeune homme qui était là pour les accueillir. Elle lâcha ensuite la main de Duncan et regarda autour d'elle, elle fut frappée par la beauté du ministère italien qui était si différent du ministère anglais. Elle avait l'impression de se retrouver dans l'une des photos des livres sur l'antiquité romaine de sa mère et elle trouvait ça magnifique. Malheureusement, elle n'eut pas le temps d'observer ce lieu plus en détail puisque déjà ils partaient vers une voiture qui devait les conduire à leur hôtel.

La voiture était confortable et Amélia en profita pour admirer les rues de Rome, elle était déjà venue en Italie, mais n'avait jamais eu la chance de visiter la capitale. Elle se tourna vers Duncan qui était assis près d'elle lorsqu'elle l'entendit parler et fut légèrement surprise par sa remarque, mais elle le cacha bien vite. Cependant, elle ne sut pas quoi lui répondre et préféra garder le silence, de peur de dire une bêtise. Il était vrai que transplaner était bien plus rapide qu'une voiture pour se déplacer, mais elle gardait de bons souvenirs des balades en voiture qu'elle avait fait avec ses parents et sa soeur par le passé. Se retrouver à quatre dans un espace si restreint leur avait permit de se rapprocher et de beaucoup rire.

Le trajet jusqu'à l'hôtel fut court et elle se retrouva bien vite dans la chambre, ou plutôt la suite, qu'elle allait partager avec Duncan pour le week end. Elle avait à peine remarqué le jeune homme envoyait par le ministère italien pour les accueillir avant qu'il ne disparaisse. Elle avança d'un pas hésitant dans le salon de la suite, complètement perdue au milieu de tant de luxe, elle jeta rapidement un coup d'oeil aux deux chambres puis au balcon et à la vue magnifique qu'il offrait. Elle n'était jamais entrée dans une chambre d'hôtel comme ça et tout ceci la dépassait légèrement bien qu'elle faisait tout son possible pour le cacher. Pourtant, elle ne put s'empêcher de laisser échapper un discret commentaire dans sa langue maternelle, oubliant complètement que duncan la comprenait et la parlait
.


- C'est...immense...Même mon appartement n'est pas aussi grand...

Elle se ressaisit ensuite, secouant légèrement la tête pour chasser sa stupeur et se tourna vers Duncan qui lui laisser galamment le choix de la chambre qu'elle occuperait? A vrai dire, Amélia s'en moquait totalement, elle n'était même sure de réussir à s'endormir dans une chambre comme celles que proposait la suite, mais il était hors de question qu'elle l'admette. Elle se doutait que Duncan devait être habitué au luxe, il suffisait de le voir évoluer dans ce milieu pour le comprendre alors qu'elle, elle se sentait toute petite dans un tel endroit, comme une une fourmis dans une immense maison. Elle préféra d'abord le remercier de lui souhaiter la bienvenue à Rome avant de faire un choix quelconque pour la chambre.

- Je vous remercie. Cette ville semble si différente de Londres, déjà il y fait plus beau. Lui dit-elle malicieuse en le regardant. Oh ça m'est égal vous savez, elles sont toutes deux pareilles mais...disons celle de gauche ?
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mar 5 Juin - 17:34



Duncan faisait tranquillement le tour du salon de la suite pour s’imprégner des lieux et s’y repérer, je tant un coup d’œil au bar, un vrai bar et non pas un de ces mini frigo que l’on trouvait dans les chambres moins luxueuses, sur lequel était déposée une corbeille de fruits où Duncan piqua un grain de raison qu’il lança en l’air avant de le rattraper directement entre ses dents tout en se dirigeant vers le balcon. Il marqua cependant un arrête et se tourna vers Amélia avec un sourire en coin quand il l’entendit et lui répondit lui aussi en français tout en lui faisant un clin d’œil. Bien que son français soit parfait, Duncan gardait cette petite touche d’accent so british qui avait tendance à faire fondre toutes les françaises qu’il rencontrait.

C’est un peu plus petit que mon salon.

Il ne cherchait pas à se vanter mais juste à la taquiner un peu. Après tout ils allaient vivre ensembles durant tout le week end alors autant que l’ambiance soit détendue. Mais à priori il était pour le moment le plus à l’aise des deux. En effet, alors que Duncan évoluait dans la suite comme s’il était chez lui, Amélia semblait à peine oser bouger.

Galamment, il offrit à Amélia de choisir sa chambre, ce qu’elle fit visiblement au hasard, puis lui désigna la vue du balcon en riant.

Vous avez remarquez ? On a même la vue sur les ruines !

A savoir que les ruines en questions n’étaient autres que le célèbre Colisée de Rome. Mais Duncan n’avait jamais vraiment comprit l’intérêt que certains pouvaient porter, moldus comme sorciers d’ailleurs, aux vieux bâtiments à moitié détruits. Sérieusement, pourquoi garder ces machins à moitié foutu alors qu’ils pourraient en rebâtir des flambant neuf et entier ? Duncan aimait l’art, pas les ruines.

Revenant au centre du salon, Duncan attrapa la télécommande de la télévision à écran plat immense trônant au dessus de la cheminée, observa un instant le boitier allongé en plastique noir ne sachant plus trop comment ce la se tenait, Duncan ayant découvert la télévision justement dans les hôtels moldus mais n’en avait évidemment pas chez lui et donc, n’avait pas l’habitude de manier une télécommande. Toutefois, il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour s’y retrouver parmi les boutons et allumer l’écran, zappant rapidement jusqu’à s’arrêter sur une chaîne musicale arborant un logo qu’il avait apprit à reconnaître : MTV

Aussitôt, une musique entraînante inonda la pièce et, clairement d’excellente humeur, Duncan s’approcha de leurs bagages tout en relevant ses bras replié devant lui, dansant avec brio au rythme de la musique. Sans cesser de bouger hanches et épaules, il attrapa la valise d’Amélia et la lui déposa dans sa chambre avant de revenir tout en effectuant un tour complet sur lui-même en passant le seuil de la porte. Il ne cessa même pas de danser lorsqu’on frappa à la porte, l’ouvrant sans cesser de se déhancher légèrement devant un employé du service de chambre observant ce géant blond dansant avec un air surprit tout en poussant à l’intérieur de la suite un charriot où trônait une bouteille de champagne dans un seau de glace, cadeau du Directeur de la coopération Magique Internationale Italien pour leur arrivée. Du mois c’est ce que Duncan cru vaguement comprendre de ce que lui dit le type dans un anglais approximatif avec moult gestuels des mains en parlant de son "collègue", toutes notions de magie étant bien sûr inconnus de ce type. Une fois l’employé parti, Duncan se tourna vers Amélia avec un sourire hilare.

Je suis sûr que ce sont les Italiens qui ont inventé le langage des signes ! Champagne ? Ajouta-t-il tout en ouvrant la bouteille hors de prix.

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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mer 6 Juin - 16:35

Un poisson dans l'eau, voilà ce qu'était Duncan au milieu de cette chambre de luxe aux yeux d'Amélia, alors qu'elle se sentait toute petite. Au point même qu'elle avait laissé échapper un commentaire, en français, sur la taille de la suite, oubliant, une fois de plus, que son beau patron comprenait et parler parfaitement cette langue. Il fallait vraiment qu'elle enregistre le fait que Duncan parlait français aussi bien qu'elle et qu'elle perde cette manie de se parler à elle-même en français ! Surtout vu ce qu'elle se disait parfois à voix haute, ça pourrait être très embarrassant ! D'un autre côté, elle aimait l'entendre parler français, c'était très agréable, il n'avait pas un accent anglais très marqué contrairement à la plupart des anglais qui parlait français, mais juste une trace qu'elle trouvait très agréable à l'oreille. Il répondit d'ailleurs à la remarque qu'elle avait fait en français. Alors qu'elle avait fait remarquer que la suite était plus grande que son appartement, lui fit remarquer que son salon était plus grand. Elle comprit, en le voyant, qu'il ne se vantait pas mais chercher plutôt à la taquiner, surement un moyen de la mettre à l'aise. Elle décida alors de faire de même et roula des yeux à sa remarque, en apparence exaspérée alors qu'elle était plutôt amusée, ça ne l'étonnait même pas que Duncan vive dans une immense maison.

- Je crois bien que mon salon est plus petit que votre bureau au ministère, enfin ce n'est qu'un détail ça, d'ailleurs je pense que je me perdrais dans une grande maison.

A la remarque de Duncan, Amélia s'approcha du balcon afin de voir ce qu'était les "ruines" en question, et elle fut stupéfaite en découvrant le Colisée. Ses yeux s'attardèrent sur le monument tandis que des souvenirs lui revenaient par dizaine. Une vague de tristesse l'envahit tandis qu'elle repensait à sa mère, mais elle ne faisait pas face à Duncan et pouvait donc ainsi le lui cacher. Sa mère adorait l'antiquité romaine, et en particulier le Colisée. Elle revoyait sa mère, habillée en romaine danser au milieu d'un décor rappelant l'antiquité romaine, malheureusement c'était il y a des années. Amélia essuya l'unique larme qui avait couler de ses yeux et esquissa un petit sourire triste avant de détourner ses yeux du monument et de se tourner vers Duncan, son visage ayant retrouvé sa neutralité, mise à part une pointe de tristesse dans ses yeux qui finit par disparaître. La douleur était bien trop fraîche pour qu'elle n'en souffre plus, si bien qu'elle se sentit obligée d'en parler, très vaguement cependant.

- Le Colisée était le monument préféré de ma mère, elle adorait la Rome antique, et son rêve était de danser au milieu de ces...ruines... Vous venez souvent à Rome ?

Elle avait préféré ne pas s'attarder sur sa mère, se disant au final qu'elle était idiote d'en avoir parlé et avait posé la première question qui lui passait par la tête. En voyant Duncan s'avancer dans le salon, Amélia reporta son attention sur la vue que leur offrait le balcon, évitant soigneusement les ruines comme le disait Duncan, ce qui n'était pas chose vraiment aisée. Elle fut prise d'un sursaut en entendant de la musique, elle ne s'y attendait vraiment pas, puis se tourna pour voir d'où elle provenait mais ses yeux tombèrent sur Duncan. Sur un Duncan en train de se déhancher au rythme de la musique. Amélia devait avouer qu'il se débrouillait pas mal, voir qu'il dansait bien, mais elle était gênée de le voir ainsi, elle n'avait pas l'habitude de le voir autrement qu'en directeur de département sérieux et aimant son travail. Il lui offrait un contraste très intéressant, et elle ne parvenait pas à détacher ses yeux de cet homme pour le moins intriguant.

La française avait remarquer que la musique provenait de la télé et elle esquissa un sourire, après s'être remise de sa surprise. Voir son patron dansait au rythme de la musique émise par la télé lui rappela ces après-midi qu'elle passait avec sa soeur il y a quelques années. Elles s'amusaient à danser sur les différentes musiques qui passaient sur les chaînes de musiques moldus, ou la radio, exactement comme Duncan le faisait à cet instant. En fait non, pas exactement comme Duncan, Amélia préférant les entrechats, arabesques et autres pirouettes au déhanchement sexy que lui offrait Duncan. Bien qu'on lui ait souvent dit qu'elle était une excellente danseuse, Amélia se voyait mal danser comme le faisait Duncan à cet instant, ce genre de danse sexy n'était pas pour elle.

Ses yeux étaient toujours rivés sur Duncan lorsqu'on frappa à la porte de la suite. Alors que ce dernier ouvrait la porte à un employé de l'hôtel qui fut surpris en voyant un grand blond se déhancher. Amélia ne put retenir un rire en découvrant la tête de l'employé qui peinait à expliquer que le champagne était offert par le ministère italien. La jeune française aurait pu lui faciliter la tâche, étant donné qu'elle parlait très bien italien, mais il était tellement amusant de le voir s'exprimer à l'aide de ses mains qu'elle préféra ne pas intervenir. Une fois le départ de l'employé, elle sourit à la remarque de Duncan et s'approcha de lui, un sourire amusé sur le visage.


- Vu le comportement de ce jeune homme, on peut le supposer en effet. Oh non merci, je ne veux pas de champagne, mais faites vous plaisir.

Amélia décida ensuite de le taquiner sur le spectacle de danse qu'il venait de lui offrir, chose qu'elle n'avait pas pu faire plus tôt puisque l'employé de l'hôtel était arrivé au moment où elle allait le faire. Elle s'était rendu compte que l'humour, les taquineries et la malice lui permettait d'oublier sa timidité, et elle était bien décidé à passer un week end sans avoir le visage constamment rouge ! D'abord parce que ça ne serait pas agréable pour Duncan qu'elle vire au rouge tomate à chaque fois qu'il lui parle, et ensuite parce qu'elle en avait assez de passer pour une idiote qui rougit pour un rien ! Elle lui déclara donc, sur un ton à la fois malicieux et amusé, sans mesurer la portée de ses mots.

- Vous devriez danser comme ça au ministère, vous auriez tout le service à vos pieds, ou du moins toutes les femmes du service !
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mer 6 Juin - 18:20

Un salon plus petit que son bureau ? Duncan commençait à se demander si Amélia vivait dans un minuscule studio ou quelque chose comme ça. Il ne pouvait pas rester dans une pièce trop étroite, il finissait toujours par avoir l’impression d’étouffer. Il n’était pas a proprement parlé claustrophobe, les espaces exigüe ne l’effrayait pas le moins du monde mais dans les pièces trop petite, il devenait vite fou. Ce grand hyperactif avait besoin d’espace, de place pour se déplacer librement, tourner en rond sans percuter un mur tout les 3 pas. C’était pourquoi toutes les pièces étaient spacieuses chez lui, même sa salle-de-bain. Et c’était aussi une des raisons pour lesquels il réclamait toujours une suite pour ses déplacements. Au début de sa carrière il avait dû se contenter de petites chambres d’hôtel simple, il finissait toujours pas un prendre une plus spacieuse à ses propres frais. L’avantage d’être enfant de milliardaire et d’avoir hérité de la moitié de la fortune familial au décès de son père, sa mère ayant héritée de l’autre moitié.

Ce n’est qu’une question d’habitude. J’ai l’impression d’étouffer dans les maisons trop petites. Ça doit être à cause de ma taille, tout parait toujours plus confiné quand on fait presque 2 mètres, sortit-il comme magnifique excuse absolument pas crédible. Et puis les Rottweiler ont besoin d’espace et ne sont pas fait pour vivre en appartement, c’est reconnu, ajouta-t-il histoire de bien s’enfoncer encore plus. La vérité était que luxe rimait le pus souvent avec espace et voila.

Après avoir remarqué la vue imprenable sur le Colisée, Duncan ne pensait déjà plus au monument jusqu’à ce que, revenant à l’intérieur, Amélia lui en parla.

Colisée de Rome, initialement appelé amphitheatrum Flavium est un bâtiment construit vers 70 après J. C. par les empereurs de la dynastie Flavienne est accueillait aussi bien les combats de gladiateurs que des spectacles grâce à ses gradins pouvant accueillir entre 50'000 et 75'000 spectateurs, récita Duncan comme un enfant récitant ses leçons en classe. Ma mère aussi raffole de ces machins abîmés. Quand j’étais gamin on allait en voir partout pendant les vacances. J’en ai passé des heures à écouter des guides décrire comment tel temple a été détruit pendant telle guerre en observant un tas de caillou en ruine censé être le temple en question. J’avais horreur de ça, vraiment ! Moi je voulais juste m’amuser pendant des heures avec mes potes. Maintenant rien que de voir un de ses vieux bâtiments en ruine me rappel cette période affreusement ennuyeuse.

Duncan gratifia Amélia d’une petite grimace confirmant ses dires. Ce n’était en tout cas pas lui qui irait visiter ce genre de site de son plein gré.

Et je viens environ 2 ou 3 fois par années. Je viendrais volontiers plus souvent mais je vais dans beaucoup d’autre pays avec la même cadence alors plus, je ne rentrais plus jamais chez moi. J’ai pas vraiment envie de me faire agresser un jour par mon elfe de maison parce qu’il ne m’aurait pas reconnu à mon retour.

Surtout que ça pouvait faire mal un elfe de maison enragé protégeant la maison de son Maître. Du moins, Duncan en était persuadé.

En allumant la télévision, Duncan ne vit pas le sursaut d’Amélia. Par contre, son air surprise en le voyant danser ne lui échappa pas et cela l’amusait grandement. La pauvre devait tomber de haut en ayant toujours cru que son patron était un homme sérieux en toutes circonstances. Sauf que ce n’était absolument pas le cas. En dehors du boulot, Duncan était du genre à ne pas tenir en place et a adorer s’amuser. Il chantait sous la douche, dansait dans son salon, marquait des paniers en jetant ses déchets dans la poubelle… Bref, un type comme les autres. Enfin, ou presque du moins.

Lorsque le gars du service d’étage apporta le champagne, Duncan, toujours d’excellente humeur, ne cessa de danser légèrement en l’ouvrant avant de se figer en observant Amélia qui venait de lui répondre.

Vous n’allez tout de même pas laisser votre patron boire tout seul quand même ?, demanda-t-il en prenant un faux air sévère, sourcils froncé et moue contrarié.

Remplissant une première flûte en cristal, Duncan la tendit à la jolie interprète alors qu’il passait de l’air menaçant à celui du gamin suppliant. Après tout, même s’ils étaient ici pour le weekend, ils pouvaient bien en profiter.

Allez… Combien de fois dans votre vie aurez-vous l’occasion de boire du champagne hors de prix dans une suite d’un palace à Rome avec le plus séduisant des Directeur hum ?

Riant à ses propres conneries, Duncan attendit de voir si Amélia allait prendre la flûte en la déposant sur le chariot avant de s’en servir une pour lui et se mit à rire de plus belle à son commentaire sur ses pas de danse.

Vous auriez dû me voir à 2 heures du matin lors du souper de fin d’année du Ministère, lui dit-il avec un clin d’œil. Chaque année, la fête de fin d’année du Ministère se terminait avec une piste de danse sur laquelle s’éclatait ceux qui, le reste de ‘année, restaient sérieux et stoïque. Ainsi, la dernière fois, en fin de soirée on avait pu apprécier un Duncan passablement ivre jouant les John Travolta sur la piste, cravate défaite, bouteille d’alcool en main et entouré de secrétaire rivalisant de séduction à son égard, se collant à lui de manière plus que subjective. La nuit avait d’ailleurs fini de façon plutôt torride pour Duncan et 2 d’entre elles.

Et vous ? Vous seriez à mes pieds ?
, lui demanda-t-il avec un air séducteur mais un sourire taquin étirant ses lèvres. Amélia semblait enfin commencer à se détendre, il ne voulait pas la voir se liquéfier dans l’instant.

J’espère que vous avez faim, lança-t-il alors tout à coup, passant du coq à l’âne. Je nous ai pris une réservation pour ce soir dans l’un des meilleurs restaurants de la ville. Et comme vous avez faillit briser mes espoirs en disant ne pas avoir de robe rouge, je vous ai apporté ceci…

Laissant sa phrase en suspend, il attrapa sa valise qui trainait encore dans le salon, la déposa sur l’un des canapés et l’ouvrit pour en sortir un grand carton blanc. Décidemment, les sorts d’extensions de place étaient bien pratiques pour les bagages.

Elle vient d’une boutique magique, expliqua-t-il tout en ouvrant la boite, donc la taille s’adaptera automatiquement à la vôtre quand vous l’enfilerez.

Levant les bras, Duncan se tourna alors vers Amélia en lui présentant une magnifique robe de soirée en satin rouge.

Quand je l’ai vu en passant dans la vitrine, j’ai tout de suite pensé que vous seriez sublime avec.



la robe
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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Jeu 7 Juin - 0:16

Des excuses qui n'étaient absolument pas convaincantes, voilà ce que Duncan était en train de dire, et cela amusait énormément la belle Amélia. Elle leva un sourcil interrogateur tandis qu'il racontait ces bêtises et l'écouta sans l'interrompre. Elle se doutait que si Duncan préférait les grandes pièces, et donc le luxe, c'était pour la simple et bonne raison qu'il avait grandit dans ce milieu. D'un autre côté, elle l'imaginait mal dans un endroit étroit, comme son appartement par exemple, si il se retrouvait dans ce genre d'endroit, on ne remarquerait que lui tant il était imposant. En fait, on le remarquait quelque soit l'endroit où il se trouvait, du moins Amélia le remarquait ainsi que le reste de la population féminine de cette planète sans doute, mais ça serait encore plus flagrant dans une petite pièce. Une fois qu'il eut fini de se justifier de manière très amusante, Amélia laissa échapper un petit rire pour montrer qu'elle n'était pas du tout convaincue par ce qu'il venait de lui dire et lui adressa ensuite un sourire amusé pour lui répondre d'une voix malicieuse.

- Vous êtes en train de vous chercher des excuses monsieur McLachlan, pourquoi ne pas tout simplement dire la vérité ? Vous préférez juste les grands espaces luxueux, il n'y a aucune honte à ça.

Après qu'elle ait quitté le balcon en faisant part de ses impressions sur le Colisée, Amélia fut surprise d'entendre Duncan lui faire un mini-cours d'histoire sur le monument en question. Décidément, c'était un homme plein de ressources et cela plaisait à la jeune française, comme si elle avait besoin de ça pour être sous le charme du beau Duncan. Amélia se donna mentalement une paire de claque puis se concentra sur le reste de la conversation, imaginant parfaitement Duncan enfant écoutant un guide ennuyant comme la pluie parler de monuments dont il se moquait. Cette image la fit sourire. Curieusement, les paroles de Duncan lui rappelèrent son père, lui non plus n'aimait pas les bâtiments en ruines, des vulgaires tas de cailloux comme il le disait si bien, et il le faisait bien savoir en soupirant toutes les trente secondes lorsqu'ils visitaient des ruines.

- Mon père pensait la même chose que vous, il trouvait ce genre de chose parfaitement inutile, il préférait de loin les musés ou les châteaux. Le Louvre, Versailles, le jardin des tuileries, les châteaux de la Loire, ou encore Notre Dame de Paris, ou la cathédrale de Reims ou d'Amiens, voilà le genre d'endroit que mon père aimait visiter. En fait, il adorait le patrimoine français, et il en était très fier, mais de temps en temps, il acceptait d'aller visiter des "tas de cailloux sans intérêt" pour faire plaisir à ma mère.

La réponse de Duncan lorsqu'elle lui demanda si il venait souvent en Italie n'étonna pas la demoiselle, elle s'était douté qu'avec son travail il devait voyager souvent. Elle ne fut pas étonnée non plus d'apprendre qu'il avait un elfe de maison, toute personne vivant dans le luxe se devait de posséder des domestiques, c'était l'évidence même. Elle sourit néanmoins à sa remarque, amusée à l'idée qu'un petit elfe de maison s'attaque à un homme comme Duncan, qui était semblable à un géant à côté de ces petites créatures.

- Je suis sûre que si votre elfe vous attaquez, vous sauriez vous défendre. Vous avez de la chance, votre métier vous permet de voyager beaucoup mais...d'un autre côté, ça doit être fatiguant de parcourir les quatre coins du globe et de rentrer de temps en temps chez soi...

Après un magnifique numéro de danse, Duncan lui proposa du champagne qu'Amélia refusa, n'ayant pas l'habitude de boire, mais visiblement ce dernier n'était pas d'accord. Il prit un faux air sévère en lui demandant si elle comptait le laisser boire seule, et elle lui aurait volontiers répondu oui, mais elle ne pouvait pas, pas à lui, elle préféra donc garder le silence. Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas craquer quand il prit un air d'enfant suppliant tandis qu'il servait la première coupe de champagne. C'était de plus en plus dur de lui résister, surtout qu'il n'avait pas tout à fait tort, il avait même plutôt raison. Ce n'était pas tous les jours qu'elle se retrouverait dans une suite d'hôtel avec lui à boire du champagne, et puis après tout, une coupe de champagne ne lui ferait pas de mal, n'est-ce pas ? Elle ne put s'empêcher de rire avec lui lorsqu'il se qualifia de directeur le plus séduisant, enfin elle trouvait qu'il avait raison, mais ça elle ne lui dira pas.

- Mais quelle prétention ! Vous ne reculez devant rien pour parvenir à vos fins ! Déclara-t-elle amusée en levant les yeux au ciel. Cependant, vous avez raison, c'est surement la seule fois de ma vie que je me retrouverais dans cette situation....alors....vous avez gagné, j'accepte de boire une coupe de champagne avec vous.

Elle prit donc la coupe qu'il lui avait servit mais ne la goûta pas, préférant écouter ce qu'il lui disait. Elle se souvenait de cette soirée organisée par le ministère, y étant entée début novembre, elle avait d'ailleurs brillé par son absence ce soir là, préférant passer la soirée avec Ealie plutôt qu'entourée de personnes n'ayant même pas conscience de son existence. Elle n'était même pas sure que quelqu'un ait remarqué son absence d'ailleurs, du moins personne ne lui avait fait de remarques. Elle ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il lui demanda si elle elle serait à ses pieds si il dansait de cette façon au ministère. Elle préféra donc restait évasive sur sa réponse, histoire de l'embêter un petit peu, après tout, il le faisait bien lui.

- Ce ne serait pas marrant si je vous répondez voyons ! Et puis, vous auriez toutes les autres femmes à vos pieds, une de plus ou une de moins, où serait la différence ? Alors dites moi, comment étiez-vous à deux heures du matin ce fameux soir ?

Elle l'écouta ensuite parler d'une réservation dans un restaurant pour le dîner et se contenta d'hocher la tête à cette remarque, de toute manière, elle n'allait pas refuser, et elle était assez surprise par son brusque changement de sujet pour répondre. Surtout qu'il enchaînait avec la remarque qu'il lui avait faite dans son bureau lorsqu'il lui avait demandé de l'accompagner à Rome. Une remarque concernant une robe rouge. Lorsqu'il précisa qu'il lui avait apporté quelque chose, Amélia écarquilla les yeux de surprise. Il n'avait tout de même pas fait ça ? Elle le regarda se dirigeait vers sa valise et en sortir quelque chose, elle préféra donc reposait sa flûte de champagne, ça éviterait qu'elle se retrouve en mille morceaux sur le sol. Elle le vit sortir un carton blanc, puis ouvrir ce carton tout en parlant de taille et de boutique magique.

Elle vit enfin la robe qu'il lui avait acheté, car elle ne rêvait pas, il lui avait acheté une robe, elle était magnifique, et rouge. Amélia fut tellement gênée en la voyant que son visage devint plus rouge encore que le satin de la robe, et elle préféra détournait la tête, espérant qu'ainsi il ne la verrait pas rougir, même si elle pouvait le cacher et que ce n'était pas aussi visible qu'un éléphant au milieu d'un magasin de porcelaine. Elle l'entendit dire qu'il pensait qu'elle serait sublime dedans, elle n'était pas du tout d'accord, elle pensait plutôt qu'elle serait ridicule dans une telle robe. En temps normal, dans une telle situation, Amélia aurait prit la fuite, mais là elle ne le pouvait pas, elle prit donc son courage à deux mains et releva la tête vers Duncan, regrettant de ne pas pouvoir faire disparaître le rouge de ses joues. Elle qui voulait passer le week end en essayant de ne pas rougir une seule fois, c'était raté pour le coup.


- Je...c'est très gentil à vous, enfin je crois, mais...vous n'auriez pas du faire ça... C'est une robe magnifique, mais je ne peux pas l'accepter...vous devriez l'offrir à votre soeur ou votre petite amie ou qui vous voulez, mais pas à moi...désolée, vraiment. Puis, franchement, je serais ridicule là-dedans...
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Duncan McLachlan

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MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Lun 11 Juin - 16:28

Bon ben visiblement sa tentative d’excuse bidon ne fonctionnait vraiment pas sur Amélia. Mais au moins cela avait eu l’avantage de détendre l’atmosphère et même de la faire rire et sourire, une vraie petite victoire aux yeux de Duncan d’autant qu’il découvrait qu’elle avait un petit sourire réellement charmant et un rire mélodieux qui le faisait encore plus tomber sous le charme.

Vous m’avez démasqué, dit-il en riant, levant les mains en signe de rédemption. Mais avouez que ça a ses avantages. Au moins vous profitez aussi d’une suite dans un palace.

Après avoir récité son petit exposé sur le Colisée, Duncan découvrit qu’il avait au moins un point en commun avec le père d’Amélia. Il ne savait juste pas trop s’il devait s’en réjouir ou pas. Peut-être était-elle en froid avec lui ? Ou alors, au contraire, avait ce complexe typiquement Freudien, car oui Duncan connaissait quand même Freud, qui voulait qu’elle ne cherchait que des hommes semblables à son père.

Le fait qu’Amélia lui cite toute une série de monuments Français surprit un instant Duncan, plus habitué à ce qu’on lui parle de Westminster ou de la Tour de Londres, puis il se souvînt que la belle demoiselle était Française. Elle devait mieux connaître le patrimoine français que l’anglais.

Pour être franc, j’ai visité plus de ruines, de musées et de monuments sorciers à travers le monde que moldus, expliqua-t-il en haussant légèrement des épaules. On n’est pas très… moldus dans la famille. Ce qui n’était pas peu dire d’ailleurs. Leur histoire ne nous intéresse pas particulièrement. Et puis il y a énormément de choses à visiter aussi dans le monde des sorciers de part le monde.

Mais ça, beaucoup de monde semblait l’oublier, ce qui désolait Duncan. D’ailleurs, il n’arrêtait pas de proposer aux les Directeurs des départements de la culture et de l’éducation d’instaurer des visites des monuments sorciers aux élèves de Poudlard pour de leur rappeler l’histoire de leurs ancêtres. Même les élèves de sang-pur en savaient presque plus sur l’histoire moldue que sur l’histoire des leurs. Duncan c’était toujours promit que le jour où il aurait des enfants, ils leur apprendraient tout sur leurs ancêtres. Il ne voulait pas forcément qu’ils deviennent aussi des Mangemorts, ils ne leur en voudraient pas s’ils ne le devenaient pas, mais il était hors de question qu’ils citent en premier lieu un musée moldu et non pas sorcier quand on le leur en demandait un. Après tout, ses enfants seraient des sorciers !

La manière dont Amélia parlait de son elfe de maison prouvait qu’elle ne le connaissait pas. Cette petite chose pouvait être encore plus agressive que son maître en forme de Rottweiler quand il s’agissait de défendre la demeure.

Vous l’avez jamais vu ça se voit ! Un soir où j’étais de sortie, un cambrioleur c’est introduit chez moi. Quand je suis rentré, j’ai trouvé le type couché au milieu de mon salon, me suppliant de lui venir en aide. Mon elfe avait planté ses dents dans son mollet et voulait plus le lâcher. Le type à dû être soigné à Sainte-Mangouste. C’est le meilleur elfe de maison qu’on puisse avoir !

Duncan avait dit cela avec un sourire affectueux. Cela pouvait paraitre surprenant de la part d’un sang-pur mangemort qui, habituellement, traitaient tout ce qui n’étaient pas de leur rang, principalement les créatures, comme du chiendent mais Duncan avait grandit avec cet elfe et il l’adorait vraiment. Il savait qu’il le regretterait sincèrement le jour où il décéderait. Le plus tard possible espérait-il.

Et pour ce qui est des voyages… Ma foi je n’ai personne qui m’attende chez moi alors… Je limiterai mes déplacements le jour où j’aurais une famille qui m’attendra à la maison. Je n’ai pas envie que mes enfants me demandent qui je suis quand je rentrerai de déplacement.

Ainsi donc il était prétentieux ? En fait, ce n’était pas totalement faux, il devait le reconnaître. Mais la manière dont Amélia le lui fit remarquer le fit rire de plus belle.

Quoi ? C’est la vérité non ? Vous n’allez pas me dire que vous trouvez Gabriel Kennedy plus séduisant que moi quand même ?

Mais il avait réussi, Amélia accepta finalement de boire avec lui. C’était un bon début. Elle alla même jusqu’à volontairement le taquiner au sujet de cette histoire de femmes à ses pieds. Qui aurait cru que cette femme si timide et réservée cachait en réalité une personnalité taquine et pleine d’humour ? si Duncan s’écoutait, il l’aurait demandée en mariage le soir même.

Cela ferait toute la différence, croyez-moi, lui répondit-il avec un sourire charmeur. Quant à la fin de cette fameuse soirée… Vous le sauriez si vous y étiez venue.

Et oui, Amélia n’était pas si transparente. Duncan c’était aperçu de son absence ce soir-là alors même qu’elle ne travaillait pour lui que depuis un mois. Il avait même été un peu déçu par son absence. Enfin jusqu’à ce qu’il vide à lui seul une grande partie du bar et ne finisse sa nuit avec les deux secrétaires. On se consolait comme on pouvait.

Quand vînt le moment de lui offrir la robe, Amélia réagit exactement comme il s’y était attendu en devenant rouge pivoine. Même s’il aimait énormément le côté taquin et joyeux de la jeune femme, il adorait aussi son côté timide. Elle était tellement jolie avec les joues toute rouges. Toutefois, sa réponse lui fit perdre son sourire radieux.

Je suis enfant unique et je n’ai pas de petite amie… Allez. Je vais pas la garder dans mon placard. Le rouge ce n’est pas ma couleur, ça ne me va pas vraiment au teint, ajouta-t-il avec un petit sourire, tentant l’humour.

Ça me fait vraiment plaisir de vous l’offrir. Prenez cela comme un cadeau de remerciement pour la Beuglante du Chinois. Et croyez-moi, je m’y connais en belles femmes bien habillé et je maintiens que vous seriez vraiment sublime avec.

C’était vraiment une première pour Duncan. Déjà, c’était la première fois qu’il offrait une robe à une femme qui ne soit pas sa compagne. Deuxièmement, toutes les femmes qu’il connaissait n’étaient pas du genre a refuser une telle robe, bien au contraire. Amélia était définitivement différente.
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Amélia Gauthier

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Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mar 12 Juin - 0:26

Ce week end à Rome s'annonçait plus intéressant que prévu, Amélia n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse s'amuser de la sorte avec Duncan. Elle avait plutôt imaginé un week end durant lequel elle serait gênée la plupart du temps à cause de cette proximité qu'elle aurait avec son beau patron durant tout le week end. Et pourtant, ils étaient là en train de se taquiner et de rire, qui l'aurait cru ? Surement pas elle. Elle écouta la réponse de Duncan alors qu'elle lui faisait remarquer qu'il cherchait des excuses, puis elle l'entendit rire, elle aimait beaucoup le rire de l'homme qui se tenait près d'elle. La belle française sourit à son interlocuteur tandis que celui-ci lui faisait un petit cours sur le Colisée, ce qui lui fit penser à son père, d'ailleurs elle le luit fit remarquer. Tandis qu'elle lui avait cité plusieurs monuments français, et moldu, il lui avoua qu'il avait surtout visité des monuments sorciers et que dans sa famille, il n'était pas très moldu. Elle en déduisit donc qu'il était de sang pur, elle voyait mal une famille de sang-mêlé, comme la sienne par exemple, renier les moldus qui faisaient tout de même partie de leur vie.

- Mon père nous emmenait de temps en temps visiter des musées ou des monuments sorciers, mais ma mère était une moldu, et mon père préférait donc aller visiter des monuments moldus pour qu'elle ne se sente pas mise à l’écart. Cependant, mon père nous a enseigné l'histoire de la magie française, il trouvait cela important que nous la connaissions.

Elle n'était pas gênée de révéler à un homme qui ne semblait pas apprécier les moldus qu'elle était sang-mêlée, elle adorait littéralement sa mère, et elle était fière d'être sa fille, même si elle ne supportait pas certains moldus, elle ne les mettait pas tous dans le même sac. Elle cessa de penser à sa mère lorsque Duncan lui parla de son elfe de maison, elle fut surprise de la façon dont il parlait de cette créature. La plupart des sorciers qu'elle avait rencontrés et qui possédait des elfes de maison les considéraient comme des esclaves, alors que Duncan lui avait l'air d'apprécier le sien. Elle ne put retenir un sourire à cette constatation, Duncan semblait bien différent des hommes qu'elle avait pu rencontré mais elle refusait d'y penser, elle n'était pas ici pour tomber sous le charme de cet homme, mais bien dans le cadre de son travail. Elle laissa échapper un petit rire lorsqu'il eut finit de lui raconter l'histoire de son elfe de maison et lui répondit d'une voix amusée.

- Avec un tel elfe de maison, vous ne devez pas craindre de vous absenter de chez vous, vous devez savoir que votre maison est en sécurité. C'est étonnant, vous semblez apprécier votre elfe... Comment s'appelle-t-il ? Elle écouta ensuite ce qu'il lui dit à propos de ses voyages et demanda. Vous voulez des enfants ?

Sa dernière question avait été posée sur le ton de la surprise, et elle s'en voulut immédiatement. Elle ne voulait pas laisser penser qu'elle n'imaginait pas Duncan avoir des enfants. La vérité était qu'elle avait entendu, au ministère, qu'il était plutôt du genre séducteur, et, bien qu'elle ne prêtait pas attention aux rumeurs puisque ces dernières avaient faillit lui ruiner la vie en France, elle voyait mal un séducteur se posait et fondait une famille. Tandis qu'elle lui faisait remarquer qu'il était prétentieux, il se défendit en demandant si elle trouvait un autre homme plus beau que lui, mais le nom de cet homme ne lui disait absolument rien. Elle prit la coupe de champagne qu'il lui avait servit puis elle lui demanda, légèrement surprise mais également taquine.

- Qui est donc ce Gabriel Kennedy ? Ce nom ne me dit absolument rien... Je ne peux donc pas vous dire si je le trouve plus beau que vous ou non.

Si elle avait du lui répondre honnêtement, Amélia lui aurait dit qu'elle n'avait jamais rencontré un homme aussi séduisant que lui, mais elle ne voulait pas accroître sa prétention, et surtout, elle ne voulait pas paraître ridicule. Elle remarqua son sourire charmeur tandis qu'il répondait à ses taquineries et elle fut intriguée par sa réponse. En quoi cela ferait-il la différence qu'elle soit à ses pieds ou non ? Elle allait lui poser cette question quand elle constata qu'il avait remarqué son absence lors de cette fameuse soirée organisée par le ministère de la magie. Elle fut surprise de constater qu'elle n'était finalement pas si transparente que ça au sein du ministère, pour preuve, Duncan avait remarqué son absence à cette soirée alors qu'elle ne travaillait au ministère que depuis un mois à ce moment là. Elle se souvint aussi de ce qu'elle avait fait lors de cette fameuse soirée, qu'elle avait passé avec sa petite soeur à essayer d'oublier leur peine et l'absence de leur parents. Alors qu'elle n'était pas forcée de le faire, Amélia se sentit obligée de lui expliquer la raison de son absence.

- Je n'étais pas seule ce soir là et...pour être honnête, je n'avais pas vraiment la tête à faire la fête, puis je me voyais mal laisser ma petite soeur seule pour passer une soirée seule au ministère, ça ne m'avait pas vraiment tenté. Puis-je savoir en quoi cela ferait toute la différence que je sois ou non à vos pieds ?

Elle était vraiment intriguée par cette remarque qui avait été accompagnée d'un sourire charmeur, mais essaya de ne pas le montrer, posant la question sur un ton amusé plutôt qu'intrigué. Il lui offrit ensuite une magnifique robe rouge qu'elle refusa, ne pouvant accepter un tel cadeau, mais il ne semblait pas du même avis. Il l'informa qu'il était fils unique et qu'il n'avait pas de petite amie, ce qui réjouit secrètement Amélia, et il s'essaya même à la plaisanterie, faisant remarquer que le rouge ne lui allait pas au teint. Elle esquissa un tout petit sourire amusé qui disparu bien vite. Il était vrai que la robe irait mieux avec le rouge pivoine qui colorait les joues de la française, mais ce cadeau la gênait énormément. Il lui proposa de prendre ce cadeau comme un remerciement pour avoir supporter la Beuglante du chinois, mais ça se n'était que son travail.

- Vous n'avez pas à me remercier, je ne faisais que mon travail... Vous n'allez pas renoncer tant que je n'aurais pas accepté la robe n'est-ce pas ?

Elle poussa un discret soupir en posant sa question tout en regardant la robe en question, elle se doutait que son patron devait être un homme têtu, et qu'il ne devait pas aimer qu'on lui dise non. En fait, elle n'en savait rien, mais son ancien patron était de la sorte, elle préférait donc lui laisser le bénéfice du doute. Il maintenait qu'elle serait sublime dans cette robe rouge, elle pensait le contraire, mais elle se garda bien de le lui dire de nouveau. Elle se mordit la lèvre inférieure en réfléchissant à la situation et tendit la main vers la robe, qu'elle avait décidé d'accepter alors qu'elle n'avait pas l'habitude de recevoir de tel cadeaux, et elle la prit en lui déclarant, sur un ton quelque peu gêné.

- Très bien, je l'accepte, mais sachez que ça me gêne tout de même... Et que c'est de la folie de me faire un tel cadeau !
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mer 20 Juin - 15:37

L’information à l’air pourtant anodine concernant la mère moldue d’Amélia imprégna très bien le cerveau de Duncan. Ainsi donc, la belle Amélia qui lui plaisait temps était une sang-mêlée ? Bon cela aurait pu être pire, elle aurait pu être une sang-de-bourbe mais c’est vrai qu’il réalisa soudainement qu’il ne s’était jamais posé la question en fait. Non pas qu’il avait été persuadé qu’elle était une sang-pur mais il n’y avait tout simplement jamais réfléchit. Et puis l’importance était qu’elle soit une sorcière dans le fond. Grand-mère moldue ou pas, leurs éventuels enfants seraient de sang-pur.

Réalisant qu’il en était à penser aux enfants qu’ils pourraient avoir avec la belle interprète dont il savait presque rien, Duncan eu un petit sourire pour lui-même. Il devenait pire qu’un gamin amoureux avec cette fille !

Votre père avait bien raison
, lui dit-il tout en souriant, s’appliquant à ne pas lui préciser qu’il avait plus de respect pour son elfe de maison que pour les moldus. Les elfes, eux au moins appartenaient au moins au monde de la magie.

Ill fondit littéralement en voyant le sourire de la jolie Amélia lorsqu’il lui raconta les exploits de son elfe de maison justement.

Cela est donc si étonnant que cela ? Ma foi oui, je l’apprécie énormément. Il sert ma famille depuis que je suis gamin, il a été ma nounou !, précisa-t-il en riant. Il s’appel Laffy . Il est extra mais il est pire qu’un pitbull quand il s’y met. Vous pouvez me croire, je sais de quoi je parle.

Mais Duncan fut encore plus étonné de constater la surprise chez Amélia quand il parla des futurs enfants qu’il comptait bien avoir. C’était à ce demandé qui de eux deux avait l’air le plus surprit en cet instant précis.

Bien sûr, pourquoi est-ce que cela vous surprend autant ? J’espère même en avoir plusieurs. J’attend juste de trouver la femme idéal. Vous pensez que je ne ferais pas un bon père de famille ?

Duncan adorait littéralement les gamins. Il fondait comme un idiot devant tout les bébés qu’il croisait, jouait les super pseudos tonton pour les enfants de ses cousins-cousines, à défaut d’avoir un frère ou une sœur pour lui donner des neveux et nièces, et hébergeait même une ado depuis environ 1 an. Il rêvait de voir sa grande maison impeccable emplie de jouets dans tous les coins, les sols couverts de papiers colorés de dessins et le silence qui y régnait brisé par des rires d’enfants courant en tout sens.

Quand il découvrit qu’Amélia ne savait pas de qui il lui parlait, Duncan éclata de rire en pensant un « Et vlan dans les dents mon vieux » très mature. Pour le coup, la jeune femme lui paru encore plus parfaite.

C’est le Directeur du Département des Mystère. Un mec de 30 ans qui en parait 15 de plus. .

Sérieusement, Kennedy avait le physique d’un type de 40-45 ans alors qu’il avait juste 30 ans. Même Duncan, qui pourtant en avait 35, avait l’air plus jeune que lui. En somme, Quand on ignorait l’âge de son collègue, on pouvait le voir comme un quadragénaire effectivement pas trop mal. Quand on découvrait qu’il n’avait que 30 ans, on ne le voyait plus que comme un type vieux avant l’âge. Et le Directeur du département des Mystère en était effectivement un pour Duncan qui ne comprenait pas comment un type au QI frôlant les résultats négatifs avait pu atteindre un tel poste aussi jeune. Il y avait très probablement eu du favoritisme quelque part.

Ainsi donc Amélia avait une jeune sœur dont elle devait visiblement s’occuper. Une sang-mêlée avec une sœur ado dans les pattes. Duncan réalisa qu’Amélia devait vraiment énormément lui plaire pour ne pas décidé à cet instant de laisser tomber et de s’attaquer à quelqu’un d’autre. N’importe qui d’autre, il aurait fuit.

Il avait clairement piquée sa curiosité mais il ne voulait pas la voir se braquer en lui disant que la différence était que cela lui rendrait les choses beaucoup plus simples. A la place, il opta pour une réponse évasive.

Je vous laisse y réfléchir. Vous êtes intelligente, vous devriez trouver par vous-même.

Et pour mettre un terme à sa réponse, il bu une gorgée de son verre de champagne avant de lui présenter la robe qu’il avait acheté exprès pour elle en l’occasion de ce weekend.

Effectivement, il ne voulait pas accepter son refus, ce n’était pas dans sa nature mais il ne voulait pas non plus qu’elle se sente obligée de dire oui parce qu’il était son patron. Pour rien au monde il ne voulait qu’elle soit gênée en sa présence en croyant qu’elle lui devait quelque chose. Il avait voulu lui faire ce cadeau parce qu’elle lui plaisait, pas pour qu’elle se sente redevable envers lui.

Je ne vais pas vous menacer pour que vous l’acceptiez et je veux encore moins que vous vous sentiez obligée de l’accepter et que vous pensiez m’être redevable. C’est juste un cadeau. Vous comprenez, j’ai pas envie de faire la une des journaux lundi en tant que patron faisant des présents indécent à sa séduisante employée en attente d’un remerciement… embarrassant parce que c’est vraiment pas mon intention, je vous rassure tout de suite.

C’est vrai que la situation pouvait être mal interprétée et Duncan voulait tout de suite éclaircir les choses et tout mettre au clair. Il n’avait jamais été un adepte du droit de cuissage. Il trouvait d’ailleurs cette pratique scandaleuse. D’ailleurs, il était certes reconnu comme étant un coureur de jupon invétéré mais il avait aussi la réputation d’avoir toujours été un chef parfaitement décent et respectueux envers ses employées féminines. Il n’avait d’ailleurs jamais eu d’aventures avec des femmes travaillant dans son département.

Et puis quand on a les moyens de faire des folies, autant en profiter et en faire profiter les autres non ?, ajouta-t-il en espérant dissiper la gêne ambiante. Et c’est votre faute. C’est vous qui n’aviez pas de robe rouge. Si vous en aviez eu une, je n’aurais pas eu besoin de vous en acheter une, dit-il avec une mauvaise telle que même lui se mit à rire.
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Amélia Gauthier

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MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Mer 20 Juin - 22:41

Cette situation était étrange aux yeux d'Amélia, jamais la jeune française n'aurait pensé pouvoir être aussi détendue en présence de son patron, le beau Duncan, elle en était même venue à lui parler d'elle, chose qu'elle ne faisait que très rarement, surtout avec des gens qu'elle ne connaissait pas très bien. Pourtant, elle lui avait parlé des sorties familiales culturelles qu'elle avait pu faire avec ses parents, et lui avait même dit avoir une mère moldu et un père sorcier. La jolie française en était d'ailleurs la première étonnée, elle ne savait pas pourquoi elle était si détendue aujourd'hui en sa présence alors qu'avant ce jour, elle qui d'ordinaire était si timide avec lui et rougissait pour un oui pour un non plaisantait à présent avec lui. Finalement, la demoiselle se moquait bien de savoir pourquoi elle était détendue aujourd'hui, et préféra profiter de cet instant. Elle l'écouta donc parler de son elfe de maison, un sourire attendrit et amusé étira ses lèvres quand il lui dit que son elfe était sa nounou lorsqu'il était enfant.

- Et bien, pour tout vous dire oui, le peu de personne que j'ai rencontré et qui possédait un elfe de maison le considéré comme un esclave et ne semblait pas les apprécier. A vrai dire, je ne pensais pas que ça pouvait exister quelqu'un qui apprécie son elfe de maison... Oh je vous crois, ça doit être le genre à qui on ne doit pas chercher des noises.

Elle lui demanda ensuite, sans cacher sa surprise, si il voulait des enfants. En remarquant la surprise de Duncan en entendant cette question, elle s'en voulut de l'avoir posée. elle aurait du tenir sa langue, une fois de plus, au lieu de parler à tort et à travers. Elle l'entendit lui demander pourquoi elle était si surprise, elle s'attendait à cette question et se mordit la lèvre en se qualifiant mentalement d'idiote. Comment rattraper une telle bêtise ? Elle ne pouvait décemment pas lui dire la vérité, pourtant, elle ne voyait pas quoi lui répondre d'autre. Tandis qu'elle cherchait le meilleur moyen de lui répondre, il lui demanda si elle pensait qu'il ferait un mauvais père, et elle s'empressa de le rassurer.

- Oh non non pas du tout, je pense que vous ferez un bon père de famille. La vérité est que...j'ai entendu certaines femmes dirent que vous êtes un coureur de jupons, loin de moi l'idée de croire au rumeur, c'est juste que...c'est difficilement compatible... Elle marqua une pause puis, regardant ailleurs, reprit. Je suis sûre que vous trouverez la femme idéale et que vous fonderez une famille avec cette dernière...

Mais pourquoi avait-elle dit ça bon sang !? Elle se comportait vraiment comme une idiote en ce moment, il fallait qu'elle se reprenne à tout prix ! Heureusement, elle fut distraite par le rire de Duncan après qu'elle lui ait dit qu'elle ne savait pas qui était ce Gabriel Kennedy. Une fois de plus, elle pensa qu'elle adorait entendre Duncan rire, c'était un son vraiment agréable à son oreille dont elle ne se lasserait sans doute jamais. En entendant la description, pour le moins courte, que lui faisait Duncan sur cet homme, elle ne regretta pas de ne pas le connaître, même à travers ces quelques mots, elle sentait qu'il ne l'appréciait pas vraiment. Elle pensa un instant qu'il était bien jeune pour être directeur de département, mais préféra ne pas s'attarder sur ce sujet, cela n'avait aucun intérêt à ses yeux, surtout qu'elle ne voulait pas tout savoir sur tous les employés du ministère.

De toute façon, la conversation dériva sur la différence que cela ferait pour Duncan qu'Amélia soit à ses pieds ou non. Elle lui avait demandé en quoi cela ferait-il une différence, mais il ne semblait pas vouloir lui répondre. Il se contenta de lui laisser chercher elle-même la réponse, prétextant qu'elle était intelligente et qu'elle trouverait bien toute seule. Et c'était vrai, Amélia était intelligente, mais incapable de voir plus loin que le bout de son nez lorsqu'il s'agissait d'elle. Elle doutait de trouver la réponse par ses propres moyens et se résigna donc à voir sa curiosité non satisfaite, mais elle avait l'habitude à présent. En le voyant porter sa coupe de champagne à ses lèvres, elle en déduisit que la conversation était close et roula des yeux en le regardant faire, mi frustrée mi amusée par son comportement.


- Très bien, je chercherais par moi même, et non verrons bien si je trouverais la réponse. Mais j'en doute puisque je ne peux pas être dans votre tête pour savoir ce qui s'y cache.

Elle lui avait dit ça sur un ton résigné, alors qu'elle ne faisait que de le taquiner. Cependant, comme toutes les bonnes choses, ce moment prit fin lorsque Duncan lui offrit une magnifique robe rouge. Gênée par ce cadeau, le visage de la jolie française prit une teinte écarlate et elle le refusa dans un premier temps. Cependant, en le voyant insisté, elle comprit qu'il n'aimait pas les refus, et son idée fut confirmée par la réponse de Duncan. Elle l'écouta la rassurer, se disant qu'il avait bien fait, elle avait tendance à se sentir trop redevable... Néanmoins, elle n'aurait jamais contacté les journaux pour leur faire part de cette histoire, elle n'aimait vraiment pas être le centre de l'attention, or c'est ce qu'elle deviendrait si les journaux étaient au courant de ça. Amélia fut surprise en entendant Duncan parler, en particulier lorsqu'il prononça trois petits mots « sa séduisante employée ». Ainsi donc, il la trouvait séduisante ? A moins qu'il ne dise cela que pour lui faire plaisir ? Non, elle ne pensait pas qu'il n'avait dit ça que pour lui faire plaisir, il devait vraiment le penser. La jolie interprète fut troublée par ces mots, et elle ne parvint pas à le cacher mais on pouvait très bien imaginer que son trouble était causé par la situation. Elle ne put s'empêcher de rire en entendant ses excuses pleine de mauvaise foi, et c'est ce qui finit de la faire craquer, elle lui répondit donc sur un ton amusé.

- Très bien, je l'accepte puisque c'est de ma faute si vous avez acheter cette robe ! Et je vous remercie pour ce somptueux cadeau, ainsi vous pourrez voir par vous même que le rouge ne me va pas si bien que ça !

Amélia prit donc la robe dans le but d'aller la déposer dans sa chambre, on ne laissait pas traîner une robe aussi belle. Après un dernier regard lancé à Duncan, elle se dirigea vers la chambre de droite, avant de se souvenir qu'elle avait choisit celle de gauche. Elle fit donc demi tour avec un léger sourire gêné puis disparut dans la chambre où elle déposa la robe sur le lit. Elle quitta ensuite la chambre pour retrouver Duncan dans le salon. Une fois arriver près de lui, elle prit la coupe de champagne qu'elle avait posé en découvrant la robe et la porta à ses lèvres pour boire une longue gorgée. Ce n'était pas dans son habitude de boire, mais là elle en avait bien besoin.
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Dim 24 Juin - 12:29

Mettre Amélia à peu près à l’aise fût plus facile qu’il ne l’avait craint au premier abord. Et plus elle se détendait, plus elle lui plaisait. Duncan devait se faire violence pour ne pas lui faire son habituel numéro de charme de peur de la voir se renfermer aussitôt comme une huître. Et Dieu sait que ce n’était pas facile. C’est pourquoi Duncan remercia silencieusement l’Italie et son aura romantique. Enfin… Même si le sujet des elfes de maison n’était pas vraiment le plus romantique qui soit. Mais au moins ils discutaient d’autre chose que du travail pour une fois. Et Amélia semblait apprécier qu’il soit attacher à Laffy ce qui, il espérait, lui faisait gagner quelques points.

Je connais des familles dans ce genre qui n’ont aucune estime pour leur elfe qu’ils traitent même moins bien qu’un domestique, je n’ai jamais compris comment ils pouvaient les traiter comme ça. Laffy est comme un membre de la famille. Un membre qui adore s’occuper des tâches ménagères…


Ce qui arrangeait Duncan qui n’avait pas le temps de le faire lui-même et puis allez essayer de dire à un elfe de maison que vous voulez lui donner un jour de congé. La seule fois où Duncan avait essayé, l’elfe s’était puni pendant 30 minutes, persuadé que « Le Maître » n’était pas satisfait de son travail. Duncan avait laissé tomber son idée de lui donner des congés après ça.

A priori, il n’arrêtait pas de surprendre Amélia en cette fin d’après-midi mais pour tout dire, lui aussi était surprit par le fait qu’elle lui pose cette question. Mais il ne l’était pas vraiment qu’elle puisse être surprise, il devait avouer qu’il n’avait pas le genre de vie que l’on pouvait imaginer d’un futur père de famille avec ses aventures à répétitions.

Ce ne sont pas des rumeurs, répondit-il sans la moindre gêne, le plus naturellement de monde. Je crois qu’en effet on peut dire que j’en suis un mais que voulez vous, il faut bien que je cherche si je veux trouver la femme de ma vie. Mais une fois en couple, je vous assure que je suis le plus fidèle des hommes. Je pourrais faire concurrence à Laffy niveau fidélité.

Pourquoi prenait-il la peine de lui préciser cela ? Pour pas qu’elle l’imagine capable de tromper sans scrupule la femme avec qui il est en couple bien sûr. Quand elle lui dit espérer qu’il trouverait son bonheur, Duncan dû se retenir de ne pas lui dire qu’il espérait que ce soit déjà le cas. Durant une seconde, il se surprit à imaginer comment pourraient être leurs enfants. Ils seraient très beaux, il en était certain. Mais les choses n’étaient pas aussi simples. Duncan avait beau lui faire des sous-entendus flagrants, comme pour cette histoire de femmes à ses pieds, elle ne semblait pas les comprendre. Il devrait peut-être se montrer un peu plus entreprenant mais une fois encore, il avait peur de la voir se refermer et fuir en vitesse.

Après avoir sérieusement bataillé, Duncan arriva à faire accepter la robe à Amélia et eu un grand sourire ravit en la voyant partir dans la chambre. Dans sa chambre à lui d’ailleurs accessoirement. Il ne la quitta pas des yeux, la regardant faire, ce cessant pas de sourire lorsqu’il la vit faire adorablement demi-tour pour regagner sa chambre à elle. Cependant, il fut étonné de la voir réapparaitre à peine quelques secondes plus tard… Dans ses vêtements.

Vous savez, le but c’est que vous la portiez
, lui dit-il avec un demi-sourire taquin. On a une réservation au restaurants dans…

Duncan jeta un coup d’œil autour de lui et son regard se posa sur la pendule posée sur la cheminée.

Dans une heure. Je vais vous laisser vous détendre. De mon côté, j’ai grand besoin d’une douche. J’ai toujours l’impression de sentir la suie après un voyage en Cheminée.


Duncan termina son verre de champagne et se dirigea vers sa chambre tout en retirant son t-shirt avant même d’avoir franchit la porte, absolument pas pudique le moins du monde.

Arrivé dans la chambre, il lança le t-shirt sur le lit où le suivit rapidement son jeans et le reste de ses vêtements avant qu’il n’arrive jusqu’à la douche. Cela lui fit un bien fou. Duncan aurait pu rester des heures sous la douche. C’était toujours un moment décontractant où il pouvait vider son esprit, comme si tous ses problèmes, le plus souvent lié au travail, s’écoulaient avec l’eau.

Il resta bien un quart d’heure sous la douche avant d’enfin en ressortir. Passant une main dans ses cheveux mouillé complètement hirsute, il regagna sa chambre complètement nu et réalisa qu’il avait oublié sa valise dans et sa baguette dans le salon de la suite. Soupirant, il retourna à la salle-de-bain, attrapa un linge qu’il enroula autour de ses hanches et regagna ainsi le salon en sifflotant sur la musique que continuait de diffuser le grand écran plat, en profitant pour se reprendre un verre de champagne au passage.
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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Ven 29 Juin - 1:21

Duncan était attaché à son elfe de maison et, aux yeux d'Amélia du moins, c'était adorable et ça montrait qu'il était un minimum sensible et qu'il s'attachait. Il considérait même son elfe comme un membre de sa famille ! Décidément, c'était un homme très surprenant et la belle interprète prenait plaisir à découvrir un peu plus sa personnalité. Il avait beau être son patron, elle ne pouvait s'empêcher d'être attendrie et attirée par lui, même si elle faisait son possible pour ne pas le lui montrer. Premièrement parce qu'elle préférait éviter de mélanger vie personnelle et travail, elle avait bien vu les désastres que cela pouvait causer, et deuxièmement parce que si elle le faisait, elle se rendrait tout bonnement ridicule. D'ailleurs, cette pensée fut confirmée lorsque Duncan lui révéla que les rumeurs qui courraient sur lui au ministère étaient vraies et qu'il était un coureur de jupon. Après tout, pourquoi un coureur de jupons s'intéresserait à elle ? Elle n'était pas la plus séduisante des femmes, elle n'était pas incroyablement sexy, elle n'était même pas entreprenante ! C'était juste le genre de femme que l'on ne remarquait pas tout de suite et dont on se fichait totalement, elle en avait conscience et avait finit par s'y habituer et par vivre avec voilà tout. Elle fut néanmoins surprise lorsqu'il lui précisa qu'il était quelqu'un de fidèle en couple, elle ne comprenait pas pourquoi il prenait la peine de lui dire ça, c'était sa vie à lui après tout, pas la sienne.

- Je vous crois lorsque vous dites que vous êtes fidèle en...couple puis, après tout, je n'ai pas à vous juger, vous êtes libre de mener votre vie comme vous l'entendez et si ça dérange quelqu'un, tant pis pour cette personne...

La jeune française préféra ensuite s'éclipser plutôt que de s'étendre sur cette conversation, c'est pourquoi elle prit la robe qu'il lui avait si gentiment offert, bien que ce ne soit que pure folie aux yeux de la demoiselle, dans le but de la déposer dans sa chambre. elle aurait pu enfiler la robe, ne serait-ce que pour montrer le résultat à Duncan, après tout si il lui avait offert cette robe c'était pour qu'elle la mette non ? Cependant, elle ne s'en sentit pas le courage et préféra regagner le salon de la suite dans son jean, elle s'y sentait tellement plus à l'aise. Une fois arrivée près du beau blond, elle attrapa la flûte de champagne qu'il lui avait servi et en bu une longue gorgée, ce qui serait nécessaire pour enfiler cette robe, puis elle l'entendit la taquiner, lui faisant remarquer, inutilement, qu'il lui avait offert cette robe pour qu'elle la porte. Elle le savait bien et, au lieu de répondre bêtement qu'elle n'avait pas le courage de l'enfiler et ainsi se rendre, une fois de plus, ridicule, elle préféra répondre avec amusement et ironie, pour le taquiner à son tour.

- Ah bon ? C'est pour cela que vous me l'avait offerte ? Et moi qui pensait que c'était pour qu'elle décore mon armoire ! Mais soit, je la porterais pour ce dîner au restaurant si ça peut vous faire plaisir ! Bonne douche Duncan...

Amélia avait prononcé cette dernière phrase en français alors qu'elle observait son patron se dirigeait vers sa chambre en enlevant son t shirt au passage. En le voyant faire, elle eut subitement chaud et ne comprit pas du tout sa réaction, ce n'était quand même pas le simple fait qu'il enlève son t shirt devant elle qui la mettait dans cet état ? Elle n'était quand même pas aussi ridicule que cela ? Mais il fallait bien avouer qu'il était très bien bâti... Alors que Duncan disparaissait de son champs de vision, la jeune française se rendit compte qu'elle l'avait appelé par son prénom...elle ne l'avait jamais appelé par son prénom ! Regrettant cette familiarité qui pouvait être mal perçue dans le cadre du travail, elle préféra regagner sa chambre, se disant qu'une douche ne lui ferait peut être pas de mal et que ça pourrait lui remettre les idées en place. Elle entra donc dans la salle de bain et se déshabilla pour entrer dans la cabine de douche et se ressaisir sous le jet d'eau. Quelques minutes lui suffirent pour se laver et chassait l'image de Duncan torse nu de son esprit, elle n'aurait pas cru y arriver aussi facilement, mais l'eau coulant sur son corps avait un effet relaxant qui parvenait à bout de tout.

Après s'être séchée et avoir enroulé une serviette autour d'elle, Amélia regagna sa chambre et ses yeux se posèrent sur la fameuse robe rouge qu'elle venait de recevoir. Elle serait ridicule dans cette robe, mais elle ne voulait pas vexer Duncan en refusant de la porter, surtout qu'elle était magnifique, la française ne pouvait que le reconnaître. Elle prit donc son courage à deux mains et s'habilla. Elle alla ensuite regarder le résultat dans le miroir qui se trouvait dans sa chambre, et elle se sentit gênée. La robe était belle, mais elle trouvait le résultat...bizarre. Elle ne se sentait pas la force de se montrer ainsi devant l'homme si séduisant qui lui avait fait ce présent. Elle se souvint alors qu'elle n'avait pas fini sa coupe de champagne et qu'elle se trouvait dans le salon, ça lui ferait sans doute du bien et lui redonnerait un peu de courage. Elle quitta donc sa chambre, vêtue de cette robe, cheveux lâchés et pieds nus, mais lorsqu'elle entra dans le salon, elle s'aperçut qu'elle n'était pas seule. Duncan se trouvait là également, juste couvert d'un linge noué autour de ses hanches, une coupe de champagne à la main et sifflotant le rythme de la musique qui sortait de l'écran plat.

Sa première réaction en le voyant ainsi fut d'écarquiller les yeux, puis, se remettant légèrement de sa stupeur, elle le détailla de haut en bas et son visage prit une violente teinte rouge. Il était séduisant et sexy à un point que ça devrait être interdit, à tel point que la demoiselle ne parvenait ni à bouger ni à détacher son regard de lui. Elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir un petit bruit d'étonnement puis se rendit compte de ce qu'elle faisait et regagna aussitôt sa chambre. Refermant la porte à son passage, elle s'appuya contre cette dernière pour se remettre de ses émotions. Déjà qu'elle ne pouvait s'empêcher de penser à Duncan durant la journée, avec ce qu'elle venait de voir, il viendrait même hanter ses rêves. Si la demoiselle s'écoutait, elle ne sortirait plus jamais de cette chambre, mais ce n'était plus une enfant et elle devait se comportait en adulte. Elle se décolla donc de cette porte et alla finir de se préparer. Elle redessina les boucles de ses cheveux qu'elle préféra garder lâché, se maquilla discrètement, n'aimant pas l'abondance de maquillage qu'elle trouvait horrible et enfila une paire de talons noirs. Elle quitta sa chambre un quart d'heure plus tard pour regagner le salon en priant pour que Duncan, si il se trouvait dans le salon, soit habillé. Elle s'avança vers le chariot qu'avait apporté un employé un peu plus tôt et vida sa coupe de champagne d'un trait avant d'aller se poster devant le balcon en attendant que Duncan ne la rejoigne.
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Sam 7 Juil - 9:38

Duncan ne savait plus quoi dire ou quoi faire pour tenter de lui faire comprendre en douceur qu’elle l’attirait et il ne voulait pas se montrer trop direct de peur de la voir fuir. Il était coincé. Il n’avait jamais été dans ce genre de situation. Depuis qu’il était adolescent, séduire les filles avait toujours été facile pour lui d’autant qu’il n’avait jamais vraiment eu de la peine à ce qu’elles lui tombent dans les bras mais là. Ainsi, quand elle s’éclipsa avec la robe, il ne retînt pas un long soupire. Pourtant, Dieu sait qu’elle lui avait donné des raisons de changer d’avis et de ne plus vouloir d’elle depuis leur arrivée.

Lui qui était un Mangemort, il venait de découvrir que l’objet de toutes ses convoitises était une sang-mêlée. Déjà rien que ça en soit, c’était problématique. Il s’imaginait mal rentrer d’un raide « Je suis rentrée chérie, j’ai tué un moldu qui m’a fait penser à ton père. Comment il va au fait ? ». Et c’était sans compter sur sa propre mère qui ne cesserait de lui répéter à quel point les enfants de moldus sont indigne de confiance, qu’Amélia le trahirait un jour ou l’autre, le ferait souffrir et le supplier de ce trouver une sorcière de sang-pur. Ensuite, lui qui adorait sortir le soir, que ce soit pour faire la fête ou pour simplement aller au restaurant, découvrait qu’Amélia était du genre à ne pas assister à une fête pour rester à la maison s’occuper de sa sœur adolescente. Il manquerait plus qu’elle lui annonce avoir un chat.

Mais malgré cela, il continuait de vouloir être avec elle. En fait, plus les raisons pour lesquels cette histoire était vouée à l’échec s’élevait devant lui, plus il voulait y croire.

Il fut un peu déçu de la voir revenir sans la robe mais prit cela avec humour et ne réprima pas un large sourire, bien qu’elle ne put pas le voir, lorsqu’elle lui souhaita une bonne douche en l’appelant par son prénom.

Après sa douche, réalisant qu’il avait laissé sa valise dans la salle de séjour, Duncan ressorti de sa chambre vêtu en tout et pour tout d’une courte serviette entourant son bassin, retombant assez bas sur ses hanches. Il fallait dire que Duncan n’était absolument pas pudique et que la seule raison pour laquelle il portait un linge de bain était qu’Amélia se trouvait aussi dans la suite. Il ne s’était pas attendu à la croiser cela dit. Généralement les femmes mettaient 2h à se préparer et ne ressortait jamais de la chambre en cours de préparatifs. C’était en oubliant qu’Amélia n’était décidemment pas la plupart des femmes.

Au moment où il la vit sortir de sa chambre en ne portant que la robe, naturelle et pieds nus, il dû se faire violence pour ne pas se diriger droit sur elle pour l’embrasser fougueusement. Elle était absolument magnifique, réellement sublime et il ne comprit pas pourquoi elle le regarda avec cet air si gênée, les joues en feu avant de retourner s’enfermer dans sa chambre. Il lui fallu plusieurs secondes après que la porte se soit refermé pour qu’il se souvienne qu’il était presque nu. Heureusement qu’il n’avait pas oublié la serviette avant de sortir.

Décidant qu’il valait mieux limiter les dégâts, il prit sa valise et retourna à son tour dans sa chambre. Il fit d’abord un nouveau passage à la salle de bain afin de se raser puis il s’habilla, enfilant un costard noir sobre fait sur mesure avec une chemise blanche.

Il ressortit de sa chambre concentré sur la cravate qu’il était entrain de nouer autour de son coup d’une main de maître, sans avoir besoin de regarder ses gestes dans un miroir. L’habitude d’en porter tout les jours au travail.

Ce n’est que lorsqu’il eu finit qu’il releva les yeux et vit qu’Amélia était déjà là. Au moment où il l’a vit, il se figea net, comme elle 15 ou 20 minutes plus tôt. Naturelle ou apprêtée, elle était toujours aussi magnifique et il jugea avoir bien choisit la robe qui mettait magnifiquement sa silhouette en valeur. Il n’avait jamais vu de femmes aussi belles qu’elle en cet instant.

Vous êtes…, commença-t-il avant de réaliser qu’il ne trouvait pas ses mots, chose qui ne lui arrivait pourtant jamais. Wouaw. Vous êtes à couper le souffle.

Et la manière dont il la détailla du regard prouvait à quel point il était encore en dessous de sa pensée en disant cela. Si cela n’en avait tenu qu’à lui, là tout de suite maintenant il serait allé la prendre dans ses bras pour ne la relâcher que bien plus tard, nu et haletant, dans le lit. Non seulement elle était superbe mais en plus elle était très désirable et Duncan préféra se concentrer sur autre chose avant de ce retrouver dans une situation… embarrassante.

On y va ? Je ne sais pas vous mais moi je suis affamé ! Je pourrais m’avaler tout un hippogriffe. L’hôtel possède des taxis privés. On va en prendre un pour se rendre au restaurant, je n’ai pas envie d’avoir à faire aux oubliators locaux parce qu’on aurait transplané jusqu’au restaurant. Et puis vous imaginez le scandale dans els journaux ? Le Directeur de la coopération magique internationale créé la panique dans un restaurant moldu à Rome !


Imaginant déjà la scène, Duncan éclata de rire. Cela serait tout de même plus simple si les moldus connaissaient leurs existences. D’0autant qu’ils auraient sans cesse l’occasion de leur prouver leur suprématie au passage.

Prêt à partir, Duncan offrit galamment son bras à Amélia et quitta la chambre pour se rendre au hall de l’hôtel où il demanda un taxi à la réception. Quelques minutes plus tard, le véhicule les déposait devant un restaurant clairement aussi luxueux que leur hôtel.

A l’intérieur, la lumière était tamisée et romantique et le placeur les installa à une table à côté d’une grande baie vitrée donnant un vue imparable sur le Vatican. Duncan prit le placeur de vitesse et tira lui-même la chaise d’Amélia pour lui permettre de s’asseoir, effleurant sans le vouloir son dos du bout des doigts.

J’espère que le restaurant vous convient, dit-il en prenant place en face d’elle, observant son beau visage à la lumière des bougies posées au centre de leur table ronde.
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Amélia Gauthier

Membre de la coopération magique internationale

Humeur : Discrète


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Dim 8 Juil - 0:26

Le coeur battant la chamade, Amélia avait regagné sa chambre après avoir vu Duncan vêtu uniquement d'une minuscule serviette autour de la taille. Elle avait réagit comme une adolescente en fuyant, mais elle avait eu peur de faire une bêtise en restant dans le salon avec lui ! Comment aurait il réagi si, prise d'une pulsion incontrôlable, elle l'avait embrassé ? Oui, elle avait définitivement bien fait de fuir au lieu de baver ouvertement devant lui. A présent, elle devait se changer les idées, et elle ne trouva rien de mieux que de se préparer pour un dîner au restaurant pour ça. Cette solution fut d'ailleurs la bienvenue car elle lui permit d'oublier, pour un moment, l'image de Duncan pratiquement nu et elle put, par la même occasion, se détendre. Une fois qu'elle fut prête, ce qui ne lui prit pas beaucoup de temps, elle regagna le salon où elle remarqua que Duncan avait regagné sa chambre. Elle remarqua également, non sans surprise, que bien que cet homme magnifique qui hantait ses pensées se trouvait dans la pièce d'à côté, elle était incroyablement détendue, comme si cela n'avait pas d'importance.

Perdue dans ses pensées, Amélia ne remarqua pas tout de suite que Duncan était entré dans le salon. En fait, elle ne le remarqua que lorsqu'il prit la parole, ce qui la fit se tourner vers lui. Elle eut une réaction pour le moins surprenante lorsqu'il la complimenta sur son apparence. Elle ne rougit pas, alors qu'elle l'aurait surement fait si ce compliment venait de quelqu'un d'autre, en fait, elle aurait cru que le compliment n'était qu'une forme de politesse et qu'il n'était pas pensé, mais elle voyait clairement dans les yeux de Duncan qu'il pensait vraiment ce qu'il venait de lui dire. Au lieu de rougir, Amélia s'avança vers Duncan, et, sans prévenir, se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser rapidement sur la joue puis lui murmura quelque chose à l'oreille avant de reculer de quelques pas.


- Merci. Vous êtes, comme toujours, très beau et très élégant.

Amélia eut beaucoup de mal à croire qu'elle venait vraiment de faire ce qu'elle venait de faire. Heureusement pour elle, Duncan changea rapidement de sujet et lui annonça qu'il pourrait manger un hyppogriffe après lui avoir demandé si elle avait faim. En fait, ses paroles suivaient tellement le fils de ses pensées que la jolie française avait un peu de mal à suivre le tout. Cependant, elle comprit parfaitement le scandale qui aurait lieu si Duncan et elle transplanait jusqu'au restaurant moldu, ce n'était pas vraiment l'attitude qu'on attendait de la part du directeur de la coopération magique internationale anglais. Elle ne put s'empêcher de se joindre à son hilarité en imaginant le scandale que tout cela provoquerait. Ayant retrouvé son sérieux, ou plutôt ayant fini de rire, Amélia prit la peine de lui répondre, avec un petit sourire amusé aux lèvres.

- Je ne suis pas sure qu'ils servent de l'hyppogriffe dans le restaurant où nous allons dîner et je pense qu'il est, en effet, plus sage de prendre l'une des voitures de l'hôtel pour se rendre au restaurant, il serait dommage de créer un scandale, ça pourrait nuire à votre image. Oh et nous pouvons y aller.

En voyant Duncan lui offrir son bras pour quitter la chambre et se rendre au restaurant, Amélia l'accepta avec un doux sourire et le suivit dans le hall de l'hôtel. Ils n'eurent pas longtemps à patienter avant d'arriver au restaurant où un jeune homme les conduisit à une table. La belle interprète sourit à Duncan, pour le remercier, lorsque ce dernier tira une chaise pour qu'elle prenne place et, en s'installant, les doigts de Duncan frôlèrent son dos, ce qui provoqua un frisson chez la jeune femme. Tandis que Duncan faisait le tour de la table pour, à son tour, prendre place, Amélia en profita pour regarder discrètement autour d'elle, elle remarqua ainsi la magnifique vue que leur offrait la baie vitrée. Le restaurant était aussi luxueux que l'hôtel dans lequel ils résidaient, et il y avait déjà un certain nombre de clients, mais l'ambiance tamisée et romantique du restaurant permettait aux clients d'avoir un minimum d'intimité. Cependant, le monde qui se trouvait dans le restaurant pourrait mettre Amélia mal à l'aise, c'est pourquoi elle décida de se concentrer sur Duncan, au moins ainsi elle oublierait la présence des autres clients. Alors que Duncan s'installait face à elle et lui demandait ce qu'elle pensait du restaurant, elle ramena ses cheveux derrière son oreille, geste qu'elle avait l'habitude de faire pour se sentir plus à l'aise.

- C'est un très joli restaurant avec une ambiance très agréable et une magnifique vue... Je serais curieuse de savoir comment vous avez découvert cet endroit.

Avoir une conversation normale et se concentrer sur Duncan était une solution très efficace pour oublier le reste des clients du restaurant. En effet, Amélia avait l'impression d'être seule avec lui et n'arrivait pas à détacher son regard du beau visage de l'homme assit en face d'elle. De plus, le cadre romantique du restaurant lui faisait oublier que ce voyage était strictement professionnel, elle avait presque l'impression d'être à un rendez vous galant. Elle se demanda, l'espace d'un instant, de quoi est ce qu'ils pourraient bien parler durant ce dîner, elle se voyait mal avoir une conversation personnelle avec l'homme qui n'était autre que son patron, puis elle réalisa que c'était exactement le genre de conversation qu'ils avaient eu plus tôt dans la journée. La situation était loin d'être évidente et Amélia ne savait pas quoi dire, de peur de dire quelque chose qui ne conviendrait pas. Heureusement pour elle, un serveur arriva à ce moment là pour leur apporter la carte du restaurant, ainsi qu'un petit assortiment de spécialités italiennes offertes par le restaurant.
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Jeu 12 Juil - 20:11

Il y avait quelque chose qui lui échappait mais il ignorait quoi. Mais il y avait très clairement quelque chose qui clochait. Amélia, la fille qui virait au rouge pivoine quand il l’a remerciait pour une traduction au boulot n’eu pas la moindre petite teinte rosée à son compliment et, summum de réaction étrange, elle vînt même lui embrasser la joue. Soit on lui avait changé son interprète pendant qu’elle était dans sa chambre, soit elle venait de se vider le mini bar, Duncan ne savait pas trop quelle option était la bonne. Ni laquelle il préférait. Pour couronner le tout, elle lui fit même un compliment le plus naturellement du monde sans bégayer, sans regarder le sol ni rougir.

Merci…, répondit-il d’un air hésitant, en l’observant, sourcils froncés, cherchant clairement à comprendre ce qui lui valait se changement soudain et radical de comportement. Ce n’était pas pour lui déplaire mais c’était quand même assez brusque comme changement. C’était presque inquiétant et il se demanda durant un instant s’il devait prévoir de dormir enfermé à double tour de peur qu’elle ne vienne l’agresser, le violer ou le dépecer. Voir les trois à la fois.

Mais sa fringale le rappela à l’ordre et ses pensées se tournèrent aussitôt vers le restaurant où un repas gastronomique les attendait. Lui offrant son bras, ils quittèrent la chambre pour rejoindre le hall puis le restaurant où ils ne passèrent pas inaperçu, particulièrement Amélia avec sa robe qui semblait faire quelques envieuses qui l’épiaient discrètement. Duncan en surprit même une observer Amélia avant de mater sans grande discrétion ses fesses à lui et de partir avec celui qui semblait être son mari, un homme atteint d’une calvitie marquée et en surpoids, en poussant un soupire envieuse.

Vous venez de faire une jalouse, lui dit-il en souriant tout en prenant place. Et pour vous répondre, je l’ai découvert lors d’un souper professionnel il y a 2 ans tout simplement. Mais j’aime venir ici, on mange vraiment très bien.

Comme s’il avait deviné qu’ils parlaient du restaurant, le serveur apparu à leur table pour leur donner les cartes, s’appliquant bien à donner la carte ne contenant aucun prix à la Dame, comme le voulait les convenances dans ce genre de restaurant de haut standing avant de disparaître tout aussi discrètement.

Si je puis me permettre de vous conseiller, dit Duncan en ouvrant sa carte. Je vous conseil le vitello tonnato en entrée. Quant au repas, ils ont un très grand choix de risotto et de tagliatelle très savoureux. J’espère que vous n’espériez pas commander une pizza. Quoi que je sois sûr qu’ils vous en feront une si vous leur demandez.

Le serveur réapparu toujours aussi furtivement pour leur apporter à chacun une flûte de champagne offert par la maison en guise de bienvenu.

J’espère que vous aimez le champagne, s’amusa Duncan après le nouveau départ du serveur et en prenant son verre. Parce que ce soir, vous êtes servie.

Il était vrai qu’il avait un petit peu oublié de préciser que ce genre de petites attentions étaient plutôt courante dans ce milieu plus que guindé. Lui, il en avait l’habitude mais cela devait paraître étrange pour quelqu’un plus habitué à des lieux plus modestes. Ce qui était dommage. En la regardant ainsi assise dans ce restaurant de luxe, vêtue de sa superbe robe hors de prix, Duncan était absolument persuadé qu’Amélia était faite pour vivre dans cet univers. Pour être couverte de cadeaux, pour avoir une vraie vie de princesse moderne. Et il avait vraiment envie de la lui donner.

Quand le serveur revînt une nouvelle fois, heureusement qu’il était discret et pas du genre casse-pieds, Duncan commanda, en anglais, le fameux vitello tonnato en entrée et directement un risotto aux morilles comme plat principal et demanda à Amélia ce qu’elle désirait tout en ajoutant.

Vous prendrez bien un verre de vin avec moi ? Vous ne pouvez pas être à Rome et ne pas savourez votre repas avec un Macchiole Messorio de 2007 millésimé.

Il avait cité le nom du vin sans même regarder la carte, ni le fugace petit sourire du serveur. Il fallait dire que la bouteille en question était à prêt de 300 euros, ce qu’il n’avait absolument pas l’intention de dire à Amélia accessoirement, galanterie oblige. Et puis il était persuadé qu’elle refuserait net si jamais elle l’apprenait.

Le serveur parti passer leur commande, Duncan observa un moment autour d’eux avant de se tourner à nouveau vers la belle Amy.

J’espère que je ne nous ai pas privés d’un weekend avec votre compagnon. Je m’en voudrais de faire un jaloux, surtout s’il est plus grand et plus fort que moi, la taquina-t-il tout en cherchant mine de rien à savoir si l’objet de sa convoitise était célibataire ou prise. Il espérait vraiment qu’elle lui réponde qu’il n’y avait pas de petit ami jaloux dans sa vie. Même pas de petit ami tout court.

Parlez-moi un peu de vous
, lança-t-il soudain en buvant une gorgée de champagne. Tout ce que je sais de vous, c’est que vous êtes interprète, que vous venez de France, que jusqu’à ce soir vous n’aviez pas de robe rouge, que vous avez une jeune sœur et que votre père n’aime pas les tas de ruines.

Ce n’était déjà pas trop mal, certes, mais il avait envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse belle brune qui se tenait en face de lui.

Qu’est-ce que vous aimez faire quand vous ne traduisez pas les Beuglantes que je reçois ? Vos fleurs préférées ? Je veux tout savoir, vraiment.


Et il le pensait sincèrement. Reposant son verre, il tritura machinalement sa serviette posée sur la table sans s’en rendre compte sans quitter Amy de son regard bleu clair, ne détachant son regard que lorsque le serveur arriva avec leurs entrées, déposant d’abord celle d’Amélia puis celle de Duncan alors que de l’autre côté de la table, son collègue présentait la bouteille que Duncan avait commandé, fit goûter le vin au sorcier puis servit les deux verres avant de s’éclipser. Duncan leva alors son verre pour le faire délicatement tinter contre celui d’Amélia.

J’espère que votre plat vous plaira Amélia.
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Amélia Gauthier

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MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Dim 15 Juil - 1:32

Idiote ! Idiote ! IDIOTE ! Elle s'était comportée comme une idiote ! Il suffisait d'observer Duncan avec son air hésitant et ses sourcils froncés pour comprendre qu'elle avait fait une bourde. Mais pourquoi avait elle fait ça !? Elle avait sans doutes voulu paraître plus détendue, ou plus à l'aise, mais de là à embrasser son patron sur la joue...elle était complètement folle ! Elle avait tout simplement voulu paraître moins...timide ? Peureuse ? Mal à l'aise ? Enfin bref, peu importe le terme, elle avait tenté d'être plus sûre d'elle et elle avait fini par paraître idiote. Amélia ne serait même pas étonnée de se faire renvoyer dès leur retour à Londres, elle s'était montrée beaucoup trop familière avec lui.Gênée, elle tourna la tête pour cacher son embarras et la discrète teinte rouge qui se propageait peu à peu sur ses joues mais qui finit par disparaître plus rapidement qu'à l'ordinaire. Heureusement qu'il changea de sujet en lui parlant du restaurant et surtout, en l'y conduisant, si il ne l'avait pas fait, elle serait surement retournée se terrer dans sa chambre pour n'en sortir que le lendemain pour le rendez vous professionnel et, suite à cela, elle serait rentrée illico en Angleterre tant elle était gênée par son attitude.

Cependant, Amélia ne prit pas la fuite mais plutôt le bras que lui offrait Duncan pour quitter la chambre d'hôtel et se rendre dans le restaurant dans lequel ils devaient dîner. Ils arrivèrent bien vite au restaurant où ils furent très bien placés, mais Amélia ne fit pas vraiment attention aux autres clients tandis qu'ils se dirigeaient vers leur table, elle était bien trop occupée à regarder en face d'elle pour ne pas tomber par gêne, elle était encore plus maladroite lorsqu'elle était gênée. Ainsi, elle ne se rendit pas compte que beaucoup de regards étaient tournés vers eux, et même si ça avait été le cas, elle n'aurait jamais pensé qu'ils étaient tournés vers elle, mais plutôt vers Duncan, le magnifique et charismatique Duncan qui faisait chavirer la plupart des coeurs féminins à Londres, alors pourquoi serait ce différent à Rome ? En prenant place à leur table, elle entendit la remarque de Duncan et fronça les sourcils d'incompréhension. Une jalouse ? Elle, faire une jalouse ? C'était impossible !


- Une jalouse ? Mais de quoi parlez vous ?

Duncan l'informa ensuite qu'il avait découvert ce restaurant dans le cadre de son travail, ce qui fit sourire Amélia, et qui attira le serveur. Ce dernier tendit une carte à la jolie française qui la prit après une seconde d'hésitation, elle l'ouvrit ensuite et fut surprise de constater qu'il n'y avait aucun prix sur la carte, mais elle se dit que ça devait être normal et ne posa aucune question. Elle consulta la carte et se rendit compte que, bien qu'elle parlait couramment l'italien, elle ne connaissait pas la plupart des plats qui figuraient sur la carte et fut donc soulagée que Duncan la conseille. Elle esquissa un petit sourire quand il parla de pizza, il est vrai qu'il aurait été plus simple pour elle de se contenter d'une pizza, mais elle n'allait pas se plaindre, surtout que c'était surement la première et dernière fois qu'elle mangerait en tête à tête avec Duncan dans un tel endroit, elle devait en profiter. Elle s'apprêtait à répondre à Duncan lorsque le serveur arriva avec deux coupes de champagnes qu'il posa sur la table, à la plus grand surprise de la demoiselle, heureusement, Duncan lui indiqua que c'était normal.

- Je n'ai rien contre le champagne...à petite dose. Rassurez vous, je ne vais pas demander une pizza, je pense que je vais plutôt suivre votre conseil.

Amélia regarda donc de nouveau la carte et après relecture, elle fit son choix qu'elle indiqua à Duncan, elle choisit l'entrée qu'il lui avait conseillé et un plat de tagliatelles. Tandis qu'il lui demandait si elle allait boire du vin avec lui, Amélia ne sut que répondre, trop déroutée par le nom, et surtout la date du vin, un vin excellent et vieux...il devait coûter une véritable fortune ! Etant française, Amélia connaissait bien les vins, français du moins, et la valeur qu'ils prenaient avec le temps, d'ailleurs, le sourire du serveur confirma ce qu'elle pensait. Pourtant, elle ne refusa pas pour autant, se voyant mal refuser une telle proposition de la part de Duncan, et lui répondit un petit "oui" avant de voir le serveur s'éloigner. La demoiselle but ensuite une gorgée de champagne tandis que Duncan lui demandait si il n'avait pas gâché un week end entre amoureux, et la manière donc il le demanda fit rire la jolie française.

- Rassurez vous, vous ne ferez aucun jaloux, je n'ai personne dans ma vie actuellement, et puis...j'ai rarement vu quelqu'un de plus grand et de plus fort que vous, donc même si j'avais eu quelqu'un, vous n'auriez pas eu de soucis à vous faire.

Elle lui adressa ensuite un petit sourire rassurant qui se transforma en expression étonnée quand Duncan lui demanda soudainement de lui parler d'elle. Que pouvait elle bien lui dire sur elle ? Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de chose et était plutôt déconcertée par cette demande, mais elle le fut encore plus lorsqu'il fit la liste de ce qu'il savait d'elle. Elle constata alors que, même si en soi ce n'était pas grand chose, il savait pas mal de chose sur elle alors qu'elle n'était qu'une simple employée. Elle se serait presque posé des questions si ils ne se trouvaient pas dans ce contexte bien particulier, ils allaient tout de même passer le week end ensembles, il était donc normal qu'il veuille en savoir plus sur elle...n'est ce pas ? Il lui posa d'ailleurs deux questions, ce qui lui permit de savoir par où commencer, ce n'était pas plus mal.

- Lorsque je ne travaille pas ? Et bien...avant je dansais mais à présent, je lis beaucoup et je suis en train d'apprendre le japonnais, j'aime bien apprendre de nouvelles langues... Sinon, j'adore les orchidées, ce sont des fleurs magnifiques mais très fragiles, il faut les entretenir et en prendre soin pour les garder en bon état. J'aime beaucoup les roses et les lys, on en avait plein dans notre jardin. A part ça...et bien j'ai effectivement une jeune soeur qui s'appelle Ealie, elle a seize ans et est élève à Poudlard. J'ai moi même fais mes études à Beauxbâtons. Ma mère était danseuse étoile puis elle est devenu professeur de danse tandis que mon père était professeur de potion à l'académie de magie de Beauxbâtons. J'ai travaillé pour le gouvernement magique français en tant que traductrice et, suite à un renvoie, j'ai donné des cours de danse avec ma mère. Je suis enfin arrivée en Angleterre il y a quelques mois suite à une tragédie familiale et...je pense que c'est tout...

Amélia réfléchit à ce qu'elle pouvait ajouter de plus, mais elle n'avait pas l'habitude de parler d'elle et elle fournissait donc des informations dans le désordre, comme elles lui venaient à l'esprit. Elle ne voyait pas trop quoi ajouter, elle ne voulait surtout pas l'ennuyer avec les soucis qu'elle avait pu avoir en France, elle ne savait même pas pourquoi elle avait parler de son renvoie du ministère de la magie français, ça pourrait lui porter préjudice pour son emploi. Ne sachant que dire de plus, elle porta sa coupe de champagne à ses lèvres et but une longue gorgée de champagne avant de lui demander sur un ton mi amusé mi gêné.

- J'espère que votre curiosité est à présent satisfaite... Mais moi je ne sais toujours rien de vous, si ce n'est que vous vivez dans le luxe , que vous voulez des enfants, que vous aimez votre elfe de maison et que vous trouvez les ruines ennuyantes.

A peine eut elle finit de parler que les serveurs arrivèrent avec leur commandes et le vin, ils les servirent avant de s'éclipser. Le moins que l'on puisse dire, c'était que le service était très discret dans ce restaurant, ce qui permettait aux clients de garder un certain taux d'intimité. Duncan leva son verre de vin et vint le faire tinter contre celui d'Amélia, par politesse, cette dernière but une gorgée de vin qui s'avéra être délicieux. Reposant son verre, elle sourit à Duncan tandis qu'il lui parlait, mais elle ne retint que le dernier mot de sa phrase. Il l'avait appelée par son prénom, c'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom, et elle adorait la façon dont il le prononçait...mais elle se ressaisit avant de ressembler à une adolescente devant le garçon pour lequel elle craquait, elle s'était suffisamment ridiculisée comme ça pour la journée, voir même pour l'année. Elle décida donc de goûter l'entrée afin de se faire une idée, et elle constata que Duncan avait raison, l'entrée était délicieuse, d'ailleurs, elle le lui fit remarquer.

- C'est vraiment délicieux, et le vin est excellent.
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Duncan McLachlan

♠ Directeur de la coopération magique internationale et vilain mangemort


MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Jeu 19 Juil - 19:02

Se penchant légèrement vers Amélia, Duncan lui désigna discrètement la grande Italienne élancée apprêtée comme si elle se rendait à une grande soirée VIP qui s’installait à table avec un type plus petit qu’elle avec une tronche à la De Vito. Duncan connaissait parfaitement ce genre de femme. Si elle se présentait en publique avec ce type, c’était qu’il payait pour toutes ses parures et, à priori à voir ses lèvres et sa poitrine gonflés exagérément, pour ses opérations.

La femme sur votre gauche avec la robe moulante dorée
, lui chuchota-t-il. Quand elle vous a vu j’ai bine cru un instant qu’elle allait vous arracher votre robe pour vous la prendre.

Ce qui aurait été dommage. Pour Duncan, aucun doute qu’Amélia était bien plus belle dans cette robe que ne l’aurait été la bimbo Italienne siliconée. Son attention alors attirée par le serveur et les coupes de champagne. Il espérait juste qu’Amélia tenait un minimum l’alcool avec tout ce qu’ils buvaient depuis leur arrivée à Rome. Il passa commande pour les repas puis reporta toute son attention sur la belle Amélia, réalisant qu’il avait tendance à fixer ses lèvres d’ailleurs. Mais ce n’était pas de sa faute si elle avait des lèvres aussi sensuelles qui appelaient aux baisers. Il ne pouvait s’empêcher de les imaginer douce et chaude, légèrement sucrée peut être aussi. Il en était presque hypnotisé et se sentait un petit peu jaloux à l’idée qu’un autre, à Londres, puisse avoir la chance d’en profiter. D’où sa question pour se renseigner mine de rien sur l’existence potentiel d’un rival. Car oui, si Amélia était en couple, alors cet autre deviendrait un rival. Duncan n’était pas du genre à laisser tomber sous prétexte que la belle était en couple. Sil devait évincer un rival pour pouvoir sentir sa peau nue sous la sienne alors soit, il n’hésiterait pas à se battre. Heureusement, Amélia lui apprit alors qu’elle était célibataire. Il n’aurait donc pas à briser le cœur d’un pauvre type en lui piquant sa dulcinée.

Grand et fort ? Je suis flatté merci, lui répondit-il avec un sourire ravageur. C’était toujours agréable d’apprendre qu’une belle jeune femme vous trouvait grand et fort, même si, il devait le dire, c’était vrai. Ce n’était pas par égocentrisme mais effectivement, il était grand, plus d’1m90, et il était fort, merci les 6 heures de sports hebdomadaire. Mais ce n’était pas de lui dont il avait envie de parler. Il avait vraiment envie de soulever un peu le voile du mystère qu’était Amélia Gauthier.

Les orchidées, les lys, les roses, la danse, le japonais. Duncan enregistra tout cela dans un coin de son cerveau. Un bouquet de rose et de lys à leur retour avec une invitation avec pourquoi pas une invitation pour aller voir un ballet ?

Quand elle lui retourna son envie d’en savoir plus, Duncan bu une gorgée de champagne en l’écoutant avant de répondre en riant.

En fait, il n’y a pas grand-chose d’autre à savoir. Je suis célibataire, accro au sport et gardez-le pour vous car c’est un secret, mais j’aime beaucoup passer des soirées tranquille chez moi dans mon canapé avec un livre et un verre de vin, lui dit-il avec un clin d’œil alors que leur assiettes arrivaient.

Ils mangèrent en dégustant le vin tout en parlant de choses et d’autres sur la douce musique que jouait le pianiste dans le fond de la salle.

J’espère que vous avez encore un peu faim pour le dessert, lui dit-il lorsque le serveur vînt débarrasser. Ils font un tiramisu à tomber.

L’effet cumulé du champagne et du vin rendait Duncan décidemment d’excellente humeur. Si bien que, grisé par l'effet de l'alcool, il se leva soudainement, vînt au côté d’Amélia, s’inclina très galamment devant elle en lui tendant une main, l’autre dans son dos.

M’accordez-vous cette danse Amélia ? Vous permettez que je vous appel Amélia ?


Prenant délicatement la main de la jeune femme dans la sienne, il y déposa un baiser et la conduisit jusqu’à la place emménagée devant le piano prévue pour les couples souhaitant danser un slow. Un couple de personnes âgées y étaient d’ailleurs déjà. Arrivés, Duncan leva la main, tenant toujours celle d’Amélia, pour la faire tournoyer avant de passer une main dans son dos pour l’attirer doucement à lui, gardant son autre main dans la sienne, bras replié contre eux, et commença à danser doucement au rythme de la musique, plongeant son regard dans celui de la jeune femme, un sourire se dessinant sur ses lèvres.

Vous savez, je ne dis pas ça pour me féliciter mais j’ai vraiment bien choisis, vous êtes réellement sublime dans cette robe, lui chuchota-t-il.
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Amélia Gauthier

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MessageSujet: Re: Un premier rendez-vous à Rome Ven 20 Juil - 1:32

Elle avait fait une jalouse, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire par là, n'ayant surtout rien remarqué, Amélia demanda des précision à Duncan et, quand il lui indiqua la jalouse en question, elle la regarda discrètement. Cette femme était à première vue ce qu'on pouvait qualifier de croqueuse de diamant, il suffisait de voir ce qu'elle portait, les opérations qu'elle avait subit, et l'homme qui l'accompagnait. De toute évidence, elle n'était pas avec lui par amour, et encore moins pour son physique, il ne restait plus qu'une seule possibilité, à savoir son argent. Quand Duncan lui annonça qu'il avait bien cru qu'elle allait lui arracher sa robe, elle esquissa un petit sourire amusé et ne put s'empêcher de lui dire ce qu'elle pensait de la situation.

- Je ne pense pas que ce soit la robe qu'elle songeait à m'arracher, elle est trop longue, regardait la longueur de la robe qu'elle porte. Je pense plutôt que c'est vous qu'elle voulait m'arracher, vous êtes sans aucun doute plus intéressant que l'homme qui l'accompagne ce soir. Elle semble être attirée par l'argent, or on voit tout de suite que vous êtes riche, et en plus, vous êtes plutôt bel homme, et donc un bon parti pour elle.

Le serveur arriva ensuite pour leur apporter des coupes de champagne offerte par le restaurant, puis il disparut rapidement. La belle française n'avait pas pour habitude de boire régulièrement mais, heureusement pour elle, elle avait une assez bonne résistance à l'alcool, acquise lorsqu'elle était plus jeune et qu'elle passait des soirées avec ses amis, mais cela remontait à plusieurs années, elle espérait juste qu'elle ne boirait pas trop ce soir et que, même si c'était le cas, elle serait suffisamment lucide pour suivre la réunion qui aurait lieu le lendemain matin. Duncan la regardait, elle le voyait bien mais ne se sentait pas aussi gênée que d'ordinaire, au lieu de rougir, elle se passa la langue sur les lèvres qui, soudainement, étaient devenues très sèches. Elle se concentra ensuite sur Duncan, meilleur moyen de ne pas être gênée d'avantage, et il reprit la conversation, en parlant d'un éventuel week end en amoureux. Amélia le rassura donc à ce sujet, n'ayant personne dans sa vie depuis quelques années déjà, elle aurait difficilement put avoir un week end, ou quoique ce soit, en amoureux de prévu.

- Ne me remerciez pas, je ne fais que constater la vérité, quiconque ici présent peut attester que vous êtes grand et fort.

L'amusement s'entendait clairement dans la voix d'Amélia lorsqu'elle déclara cela et elle avait raison, n'importe qui dans ce restaurant, ou même ailleurs, pouvait attester que Duncan était grand, beau et fort, les femmes avec envie et les hommes avec jalousie. Elle parla ensuite d'elle, suite à la demande de Duncan, de manière légèrement décousue, il fallait dire que ce n'était pas un exercice auquel elle n'avait l'habitude de se prêter, mais elle le fit tout de même. Elle retourna ensuite la question à Duncan qui ne fut pas beaucoup plus bavard qu'elle, en fait, il le fut encore moins. Cependant, ce n'était pas important pour Amélia qu'il lui dévoile toute sa vie en détail, après tout, depuis qu'ils étaient arrivés à Rome, elle en avait appris beaucoup sur lui. Elle eut un petit sourire quand il lui parla d'un secret, et ce secret la surprit légèrement, Duncan lui montrait tellement de facettes de sa personnalité qu'elle avait du mal à avoir une image claire de lui.

- Rassurez vous, votre secret sera bien garder.

Ils mangèrent ensuite, en silence, savourant le repas et la musique qui s'élevait du piano, dans une ambiance très agréable en somme. Lorsqu'ils eurent fini le plat, un serveur vint débarrasser et Duncan lui demanda si elle avait encore de la place pour le dessert. Sa bonne conscience lui soufflait qu'il était plus sage de refuser le dessert, mais sa gourmandise lui disait le contraire. Finalement, elle décida d'écouter la gourmandise et ne refusa pas le dessert, et puis, un tiramisu italien, ça ne se refusait pas. Elle fut surprise en voyant Duncan se levait et encore plus lorsqu'il s'inclina face à elle en lui tendant la main. En l'entendant lui demandait si elle acceptait de danser avec lui, elle eut un léger sourire et glissa sa main dans la sienne avant de se lever à son tour.

- Bien sur, vous pouvez m'appeler Amélia et...C'est avec joie que j'accepterais de danser avec vous.

Un léger frisson parcourut la jeune femme lorsque Duncan déposa un baiser sur sa main, et elle trouva ça plutôt agréable. Elle le suivit ensuite sur la piste de danse où se trouvait un autre couple se trouvait là, un couple de personne âgées à qui elle adressa un petit sourire avant de se retrouver dans les bras de Duncan. C'était une situation quelque peu surréaliste pour Amélia, se retrouvait à danser à slow dans un grand restaurant italien en plein coeur de Rome avec Duncan, même dans ses rêves, elle n'aurait jamais osé imaginer ça. Et pourtant, elle le vivait et elle savourait chaque secondes de ce moment, comme une princesse de conte de fée qui profitait de chaque instant avant que minuit ne sonne et que la magie ne disparaisse. Car oui, tout ceci aurait une fin et Amélia le savait très bien, c'est pourquoi elle savourait ces instants si précieux qui n'étaient qu'éphémères. Tandis qu'ils dansaient, Duncan vint plonger son regard dans celui d'Amélia et cette dernière, hypnotisée par ses beaux yeux bleus, ne détourna pas le regard. Un joli sourire étira ses lèvres quand il lui répéta qu'elle était sublime dans cette robe et elle ne put que le remercier, encore une fois.

- Merci... Il est vrai que cette robe est magnifique et que je n'ai jamais aussi bien porté du rouge...
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